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gulaire; leur teinte est le bleu-indigo, pas-sant quelquefois au gris et au verdâtre. Sadensité est de 2,G. Elle est composée d’unatome d’acide phosphorique, de trois atomesd’oxydule de Fer et de six atomes d'eau. Parl’action'du chalumeau elle donne de l’eau,et fond en un globule magnétique. Ses princi-pales variétés sont : la laminaire, l’aciculaire-radiée et la terreuse. Les variétés cristalli-sées se rencontrent dans les gîtes métalli-fères, à Saint-Agnès en Cornouailles , à Bo-denmais et à Amberg, en Bavière ; dans lesfissures des Basaltes , à La Bouiche, dépar-tement de l’Ailier; dans les terrains de sé-diments , avec le Fer limoneux et la Vivia-nite terreuse, quelquefois dans l’intérieurdes coquilles, aux environs de Kertsch enGrimée ; à Mullica-Hill, dans le New-Jersey ,aux États-Unis .
Quant aux variétés terreuses , elles serencontrent dans une multitude de lieux,dans les terrains de sédiments les plus mo-dernes , et surtout dans les dépôts quirenferment des débris de plantes et d’ani-maux , tels que les dépôts limoneux demarais et les tourbières. Plusieurs de cesVariétés bleues sont blanches à l’intérieur,comme les phosphates qu’on prépare artifi-ciellement, en précipitant un sulfate de Fer Par un phosphate alcalin, et elles bleuissentcomme eux par l’exposition à l’air. Ces va-riétés terreuses s’emploient pour la pein-dre, soit à l’huile soit en détrempe.
On connaît encore d’autres phosphates,en masses radiées ou compactes , qui sem-ant différer du précédent par les propor-fions de leurs éléments, mais sans que lesdifférences puissent être précisées dans l’é-tat actuel de la science. Tels sont : YAngla-*ite y Fer phosphaté radié d’un gris bleuâtre,md se trouve à Anglar, dans le départementd c la Haute-Vienne ; et la Dufrénite , ou Al-lu <ntdite , autre Fer phosphaté radié, de cou-leur verte, qui accompagne les phosphates^anganésiens aux environs de Limoges . Onapproche de celle-ci un Fer phosphaté glo-rieux du pays de Sayn, près de Coblentz .
Kakoxène , minéral fibreux d’un jaune^ °cre, de Zbirow en Bohême, est un phos-phate hydraté de peroxyde de Fer et d’AIu-^me; la Delvauxine , que l’on trouve à Ber-^ e au, près de Visé , en Belgique , sous forme
e r °gnons bruns à éclat résineux, est un
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autre phosphate hydraté, qui renferme plusde 40 -j d’eau.
8 e Sous-genre. — Fers arséniatés. Onconnaît aussi plusieurs arséniates de Fer ,dont les principaux sont la Pharmacosidériieet la Scorodite.
La Pharmacosidèrite (Würfelerz des AU. )est une substance d’un vert-olive ou de pis-tache , composée d’acide arsénique, de per-oxyde et de protoxyde de Fer , et enfin d’eaudans la proportion de 18 0/0. Elle cristallisedans le système tétraédrique, en petits cu-bes , modifiés sur quatre angles seulement;les faces de ces cubes sont souvent striéesdans la direction de l’une des diagonales.Ces cristaux sont sujets à une altérationqui les fait passer au brun. Chauffés dansle petit matras , ils donnent de l’eau et de-viennent rouges ; à une chaleur très intense ,ils dégagent un peu d’acide arsénieux. LaPharmacosidériie est une substance rare,qui se trouve dans certains gîtes métalli-fères , particulièrement dans ceux qui ren-ferment de l’Etain etduCobalt (Cornouailles ,en Angleterre; Puy-les-Vignes, aux envi-rons de Limoges ; Schwarzenberg, en Saxe .
La Scorodite ou JVéoctèse est un autre arsé-niate de fer hydraté, d’un vert-bleuâtre,qui cristallise en petits octaèdres rectangu-laires , plus ou moins modifiés , et dérivantd’un prisme droit rhomboidal de 119° 2’.D’après une analyse récente de M. Damour,elle serait composée d’un atome d’acide ar-sénique , d’un atome d’oxyde ferrique et dequatre atomes d’eau* Par la calcination elledonne de l’eau avec un résidu d’un blancjaunâtre ; elle donne sur le charbon , aprèsavoir répandu des fumées arsénicales, unescorie magnétique. Cette substance se trouveen petits cristaux implantés dans les dépôtscobaltifères ou stanniféres, à Graul, présde Schneeberg , en Saxe ; à Saint-Léonardet Vaulry, prés Limoges , et à Antonio Pe-reira, au Brésil. La variété du Brésil avaitété d’abord séparée de la Scorodite , sous lenom de Néoctèse ; M. G. Rose a reconnu sonidentité avec la Scorodite , qui, plus tard ,a été confirmée par MM. Descloiseaux etDamour.
Sous le nom de Sidêritine , ou d’Eisen-pecherz, on a désigné une substance brune,d’un éclat résineux, que l’on trouve danslefe mines de Schneeberg , et qui paraît se