FER
FER
niasses, les carbonates terreux du terrainhouiller, qui servent, en Angleterre, à lafabrication d’une immense quantité de Fer ,et les minerais en grains que l’on emploiedans les usines du centre et du nord de laFrance . Le Fer qu’on extrait des mineraisprovenant des terrains modernes est tou-jours de qualité inférieure : aussi les Fersfabriqués dans le nord de l’Europe , avec desminerais provenant tous des terrains an-ciens, sont-ils préférés de beaucoup à tousles autres, et c’est avec les Fers de Suède que les Anglais fabriquent leur excellentacier.
De ces divers minerais, on retire le Fersous l’un des trois états suivants : l’état deFonte ou de Fer cru, l’état de Fer malléable(Fer forgé ou en barres), et l’état d’ Acier.Four convertir le minerai dans un de cesProduits, on le prépare à la fusion par desopérations diverses, telles que lavages, gril-lages, etc., qui ont pour objet de le désa-gréger, de le priver, autant que possible,ries parties terreuses qu’il renferme, dechasser l’eau, l’acide carbonique, le soufre°U l’arsenic qu’il peut contenir, de le trans-former en oxyde pur. Gela fait, on le portedans un fourneau de*fontc, appelé hautfourneau , où on le dispose par couches avecdu charbon et de la pierre calcaire (on em-ploie à cet usage le charbon de bois ou lec oke, c’est-à-dire le charbon provenant de*a houille) ; puis on soumet le tout à l’actiondu feu, soutenu et animé par le vent d’uneMachine soufflante. Il se produit alors deux°Pérations : la première consiste dans lar cduction de l’oxyde en matière métalliqueFusible (Fonte ) qui se rassemble dans leCr cuset du fourneau ; cette réduction a lieuPar le charbon, ou plutôt, comme l’a prouvéLeplay , par le gaz oxyde de carbone quiSe forme, et qui est un corps éminemment^ducteur, étant très avide de son complé-tant d’oxygène, qu’il emprunte au minerai,^a seconde opération est la séparation destêtières terreuses qui s’écoulent sous latrme de scories par une ouverture placéebord supérieur du creuset. Lorsquec elui-ci est plein de Fonte , on la coule dansdes moules de sable ou dans un sillon tracéSUt le sol de la fonderie, en débouchant untr °u que p on a ménagé vers le fond du° ü meau. La plus grande partie de la Fontet. v.
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ainsi obtenue sert à alimenter les forges oùon l’épure, en la refondant sous une couchede charbon et de scories, pour l’amener àl’état de Fer proprement dit. Le reste, aprèsavoir éprouvé souvent une nouvelle fusiondans des fours à réverbère, est coulé surdes moules de différentes formes, pour êtreemployé immédiatement dans les arts oul’économie domestique, et constitue la Fontemoulée du commerce. La Fonte est une ma-tière métallique, fusible et cassante, com-posée de Fer, de Charbon et d’oxyde nonréduit. C’est avec cette matière qu’on exé-cute les marmites, les chenets et plaques decheminée, les bombes, les canons de rem-part et caronades, les grandes constructionsen Fer , telles que ponts, chemins de fer,coupoles, etc.
Malgré cette énorme consommation de laFonte en nature, l’opération qui en absorbe! le plus est la fabrication du Fer en barres ;car presque tout celui que l'on emploie dansles arts provient de la Fonte , quia été affinée ,c’est-à-dire épurée, après avoir été de nou-veau fondue avec le contact du charbon,pendant que l’air qui provient des souffletsagissait sur la surface. Cette opération sefait dans un fourneau nommé fourneau d’af-finage ; la masse de Fer refroidie reçoit lenom de Fer affiné. On soumet ensuite cettemasse, pour en rapprocher les parties, àl’action de gros marteaux, mus par l’eau oupar des machines à vapeur, et on finit parl'amener à l’état de Fer forgé ou en barres.
Quant à l’Acier, qui est le troisième pro-duit des minerais de Fer , il se fait commu-nément avec le.Fer forgé, que l’on tientlongtemps soumis à une haute températuredans des caisses de briques, bien fermées ,où on l’a disposé par lits alternatifs avec dela poussière de charbon. L’Acier produitainsi se nomme Acier de cémentation. C’estune combinaison de fer et de carbone, quise distingue de la fonte par une plus grandepureté, par la propriété de se laisser forgeret limer, et acquérir un grand degré de du-reté et d’élasticité par la trempe. L’Acier decémentation, cassé en petits morceaux, quel’on place dans des creusets trçs réfractaires,et chauffé fortement dans des fours à cou-rants d’air, est susceptible de se fondre etd’être coulé dans des lingotières. C’est ainsiqu'on se procure l’Acier fondu, qui reçoit le76