FER
FÉR 603
influences , jouissent de la propriété de dé-velopper, dans les corps avec lesquels on lesniet en contact, un mouvement particuliera Ppelé fermentation. On trouve des Fermentsnaturels dans certains fruits, et on les séparede la coction d’orge dans la fabrication dela bière ; dans ce dernier cas on lui donne lenom de levure. On appelle encore Fermentcertaines substances qui ont subi un com-mencement de fermentation acide ; au reste°n peut dire que la nature des Ferments estencore peu connue.
FERMENTATION. Fermentatio . chim.
La Fermentation est un mouvement in-testin accompagné de dégagements de gazPropres à un grand nombre de substancesorganiques par suite de la réaction qu’exer-cent les uns sur les autres leurs principesconstituants lorsqu’ils sont exposé^ à l’actionde l’air ou d’un ferment sous une tempéra-ture de-j-18à-f-25 degrés centig. On adonné différents noms à la Fermentation ,s elon la nature des produits qui en sont ler êsultat. Ainsi l’on appelle Fermentation al-coolique , celle qui donne naissance à des li-quides spiritueux ou vineux ; Fermentationa cide, acétique ou acéteuse , celle qui suit lafermentation alcoolique et produit du vinai-gre ( certaines substances végétales, tellesque la gomme, le sucre , sont susceptiblesde subir ce genre de Fermentation sans avoirP&ssé par la Fermentation alcoolique ) ; Fer-mentation putride ou ammoniacale , celle qui^sulte de la désorganisation des substancesür dmales, et qui n’est autre chose que laPutréfaction même. Certains chimistes ontappelé Fermentation saccharide celle qui ré-^Ulte de l’exposition à l’air de l’amidon dé-dans l’eau, et Fermentation visqueuse° u muqueuse , celle qui se trouve dans lesea ux sures des amidonniers, dans les solu-de sucre brut, dans quelques vins, etc.^utres chimistes pensent que cette dernièreer uientation n’est autre chose que la Fer -^cutation alcoolique faite avec lenteur.
, ^RNAMBOIIC. bot. ph. — Syn. de’ r ^sili e t Voy. cæsalpinia. *FERNANDE ZI A (nom propre ). bot. ph.^Genre de la famille des Orchidées-Van-^ es > établi par Ruiz et Pavon (Syst. , 239)ç° Ur une plante herbacée, épiphyte, caules-f ente , propre à l’Amérique tropicale; àeui des distiques, équitantes, imbriquées,
Bi
inflorescence en grappes latérales terminaleset pauciflores ; fleurs petites et jaunes.
FERNELIAf (nom .propre), bot. ph. —Genre de la famille des Rubiacées, tribudes Gardéniées, formée par Commerson,renfermant {deux ou" trois espèces, décou -vertes par l’auteur dans l’Ile de France (Mauritius Island!) et introduites et culti -vées en Europe . Ce sont de petits arbres,très ramifiés, glabres, ayant le faciès dehotre Buis commun ; à feuilles opposéesobovées, rigidules; à stipules solitaires desdeux côtés, courtes , aiguës ; à pédicellesaxillaires très courts, bractéolés, uniflores.
(C. L.)
FEROLIA. bot. ph. — Tel est le nomappliqué par Aublet ( Guy an. Supp. 7,t. 372 ) à un grand arbre dont on ne con-naît pas les fleurs. Les feuilles en sontalternes , ovales , acuminées , entières ,brièvement pétiolées, blanchâtres en des-sous. Les fruits sont charnus, comprimés,rugueux, et portent deux crêtes longitudi-nales ; ils forment des sortes de grappesterminales et renferment un nucule bilo-culaire. On le connaît à la Guyane sous lesnoms de Bois de férole , de Bois marbré ousatiné; il est très recherché par les ébé-nistes et les tablettiers. Selon quelquesauteurs, le genre Ferolia présente quelqueaffinité avec la famille des Rosacées. Endli-cher et Meissner le passent sous silence dansleurs Généra Plantarum. (C. L.)
FERONIA ( Déesse des bois et des ver-gers). bot. ph. — Genre de la famille desCitracées ( Aurantiacées, auct.!), tribu desCitrées, établi par Correa (Linn. Trans., Y,222) pour une seule espèce, indigène del’Inde . C’est un arbre à feuilles impari-pennées , bitrijuguées, dont les foliolessubsessiles, obovées, obscurément crénelées,pellucides-ponctuées le long des bords ; àfleurs polygames par avortement, disposéesen grappes axillaires, terminales, lâches,pauciflores. (C. L.)
* FÉRONIDES. ins. — M. Brullé, dansson Histoire naturelle des Coléoptères , t. I,pag. 275, désigne ainsi la deuxième racedes Carabiques qu’il divise en cinq familles :les Pogoniens, les Dolichiens, les Platy-niens, les CatadroIiens et les Féroniens.Cette race correspond à la tribu des Féro-niens de M. le comte Dejean, dont nous