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Les coupes primordiales sont basées surdes caractères tellement positifs qu’il n’y ajamais d’indécision pour le classement desespèces dans chacune d’elles. Néanmoinsnous avons trouvé entre tous les ordres desaffinités qui n’établissent pas une ligne con-tinue de l’un à l’autre ou les chaînons d’uneseule chaîne, mais des rapports de mêmevaleur avec tous : aussi ne pouvons-nous lesindiquer que sous forme de rayonnement.Ces rapports dépendent plutôt du change-ment de mode d’accroissement de quelquesanimaux à un certain âge que du mode pri-mitif. C’est la tendance constante aux pas-sages du composé au simple que nous avonsobservée dans l’accroissement des Foramini-fères .
Les coquilles des deux premiers ordressont trop simplement composées pour nousmontrer cette tendance ; ce sont au contraireleurs formes que prennent les autres lors-qu’elles changent de mode d’accroissement.En effet, les Cristellaria , les Spirolina , dansles Hélicostègues, après s’être enroulées enspirale sur le même plan, cessent tout-à-c oupde se contourner, et leurs loges ou leurssegments se projettent, comme chez les Sti-c hostègues, en ligne droite dans le sens del’enroulement. Les Clavulina , dans le même0 r dre, après s’être enroulées en spirale°büque, se projettent en une seule lignedans le sens de l’axe de la spire. Nous avons°bservé le même fait dans les autres ordres.Les Dimorphina , les Bigenerina et les Gem-ttoulina , dans les Enallostègues, nous of-frent le même changement, que nous re-trouvons encore chez les Articulina dans les^gathistègues. Ainsi chacun de ces genres,a Près avoir commencé par un mode déc-aissement compliqué propre à son ordre,e h change à un certain âge en se simpli-fiant.
En seul genre , celui des Gaudryna , pré-Se nte un changement différent, mais encorecomposé au simple ; après s’être enroulé^ spirale oblique, ses loges deviennent seu-e hient alternes. La réunion de ces faits ne
^met pas de douter que la tendance géné-raï e dans l’accroissement des Foraminifèressoit du composé au simple , observationn’est pas sans intérêt dans les vues gé-
hëral,
v ons
es de la zoologie, puisque nous trou-Précisément le contraire chez presque
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tous les animaux élevés dans l’échelle desêtres.
D’après ce qui précède sur les caractèresdes Foraminifères , il est facile de se con-vaincre par la comparaison qu’ils ne sau-raient se ranger dans aucune des classesconnues de la zoologie. Beaucoup moinscompliqués que les Échinodermes, que lesPolypiers, quant à leur organisation interne,ils ont une partie du mode de locomotiondes premiers par leurs filaments, et sontplus avancés dans l’échelle que les secondspar leur existence isolée, non agrégée,libre.
Cette existence individuelle des Forami-nifères , la liberté dont ils jouissent, leurmode de locomotion, sont des caractères quiméritent d’être pris en considération. Quoi-que moins compliqués dans leur organisationintérieure que beaucoup de Polypiers, ilsn’ont pas une vie commune , agrégée ; unemultitude ne se réunit pas pour former uncorps régulier comme eux ; ils marchent, ceque ne font pas ceux-ci. Leurs moyens delocomotion sont compliqués, et la granderégularité de l’enveloppe testacée de leurssegments les place bien au-dessus des Poly-piers. D’un autre côté, moins complets queles Échinodermes , ils leur sont bien infé-rieurs sous tous les rapports : aussi croyons-nous qu’en raison du rayonnement de leursfilaments la place des Foraminifères estdans l’embranchement des animaux rayon-nés de Cuvier, entre les Échinodermes et lesPolypiers, comme classe tout-à-fait indépen-dante.
Considérations paléontologiques etgéographiques.
Dans l’état actuel de nos connaissances,les Foraminifères se sont montrés pour lapremière fois sur le globe , avec les terrainscarbonifères, sous la forme des Fusulina ,genre spécial à ce terrain , et qui a disparuavec lui.
Nous ne connaissons point, jusqu’à pré-sent, de Foraminifères des terrains tria-siques.
La formation jurassique offre des Forami-nifères dans le lias supérieur. Nous y avonsreconnu des Wébbina et des Cristellaria ,genres qui existent encore aujourd’hui, etqui appartiennent aux formes les plussimples.