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Tome cinquième.
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cultivées dans les jardins. Ce sont des plan-tes herbacées bulborhizes , croissant dans l’Eu-rope centrale et australe, l’Asie-Mineure ; àfeuilles radicales peu nombreuses, linéaires,carénées ou lancéolées, plissées au bord, en-gainées à la base, glaucescentes; à scapeun peu comprimée , subuniflore ; à fleurblanche , pédonculée , sortant d’une spâthemonophylle, lacérée latéralement. Sa capsulevient par la courbure du scape se cacher entête pour y mûrir et en propager ses graines.L’espèce la plus commune , vulgairementappelée Perce-Neige , Galant-d’ Hiver, vientdans nos contrées souvent épanouir sa joliefleur, lorsque la neige couvre encore le sol.Son bulbe ovale jouit d’une saveur âcre dontl’emploi pourrait être fort utile dans la thé-rapeutique. Il y a lieu de s’étonner qu’enraison du grand nombre d’individus de cetteespèce, qu’on trouve partout dans les préset les bois en France , les médecins et leschimistes n’aient pas cherché à étudier leséléments et les effets de la saveur que noussignalons. (G. L.)

GAL AUDI A. bot. ph. —Voyez gai llardia.

GALASIA. bot. ph. — Voy. gelasia.

GALATEA, Cass. bot. ph. — Syn. deGalatella, Cass.

GALATELLA (diminutif de Galatea).bot. pii. — Genre de la famille des Compo-sées, tribu des Astéroïdées-Euastérées, formépar Cassini ( Dict . se. nat., XXXVII, 463,488), et renfermant environ une quinzained’espèces communes dans l’Amérique et l’A-sie boréales, rares en Europe . Plusieursd’entre elles sont cultivées dans les jardinsbotaniques. Ce sont des herbes vivaces , àtige simple, corymbeuse au sommet, garniede feuilles alternes, très entières, oblonguesou linéaires, sessiles, trinerves à la base ,souvent couvertes, surtout en dessus , depoints enfoncés, subglanduleux; à capitulesmultiflores , hétérogames , dont les disquesjaunes, les ligules du rayon distantes,bleues , purpurescentes ou blanchâtres.

(C. L.)

GALATHEA , Salisb . bot. ph. — Syn.douteux de Cipura, Aubl.

GAL ATHÉE. Galathæa (nom mytho-logique). moll. — Le genre Galathéen’est complètement connu que depuis unpetit nombre d’années ; la coquille seule l’é-itait depuis fort longtemps; car on la

trouve dans l’ouvrage de Lister. Born, enla faisant figurer, l’inscrivit parmi les Vé-nus sous le nom de Venus paradoxa, sansdoute parce qu’il observait en elle des carac-tères bien différents de ceux des autres Vé-nus. Gmelin , par suite d’un double emploi,reproduisit cette même coquille dans le g.Telline et parmi les Vénus ; enfin Bruguière,dans VEncyclopédie , établit le g. Galathéepour le Venus paradoxa de Born. Dès sespremiers travaux , Lamarck s’empressa d’a-dopter le genre de Bruguière, en le caracté-risant d’une manière assez complète. Déjà ilexistait un g. Galathée parmi les Crustacés ;dans la crainte de voir s’établir de la confu-sion par suite d’un même nom génériquedeux fois répété dans la nomenclature, M. deRoissy proposa, dans le Buffon de Sonnini ,de substituer le nom d’Égérie à celui de Ga-lathée pour le genre de Bruguière ; le chan-gement ne fut point adopté, et le g. Galathéesubsista dans la plupart des méthodes. Ce-pendant Schweigger, se fondant sur l’analo-gie des Galathées et des Cyclades, et, s’ap-puyant sur l’opinion de Cuvier, les confonditavec ces dernières et sous le même nom. Enpeu plus tard , M. Sowerby, en adoptant cegenre , proposa de lui donner le nom dePotamophylla ; enfin , plus récemment,M. Reeve , dans sa Conchyliologie systéma-tique , proposa encore un autre nom, celuide Mégadesme, voulant ainsi signaler Fundes caractères principaux du genre, c’est-à-dire le développement considérable du liga-ment. Jusqu’alors nous n’avons point men-tionné l’animal du g. Galathée ; c’est qu’eneffet il est resté inconnu jusqu’en 1832, épo-que à laquelle M. Rang, au retour d’unvoyage sur la côte du Sénégal , publia desobservations très intéressantes, dans I etome XXV des Ann. des sciences naturelles.M. Rang a constaté , contrairement à l’opi-nion reçue jusqu’alors, que les Galathéeshabitent les eaux douces de la Sénégambie ,et non celles de l’Inde, de la Chine , de Cey-lan , comme les naturalistes le croyaient*Il observa aussi dans l’animal des caractè-res qui justifièrent complètement rétablis-sement du genre d’après la coquille. Quoiquefluviatile , la coquille des Galathées est trèsépaisse; elle est trigone, subéquilatérale,ses crochets sont grands et proéminents-,subcordiformes ; la surface extérieure est