Band 
Tome sixième.
Seite
131
JPEG-Download
 

GEO

GEO

131

Plument aquatiques, tandis que les uni-lalves, pourvues déjà dappareils de repta-ll °n, appartiennent aux formes aquatiquesterrestres, et parmi ceux qui sont nus ,Y a terrestréité complète et impossibilitéde vivre dans leau. Les appareils fonction-ne ls changent aussi suivant le milieu ; tan-( *' s que les Acéphales ont des branchies, lesLimaces ont un appareil pulmonaire. Dansc h<tque ordre particulier on voit se répéterCet te appropriation de certains êtres duêfoupe à des conditions dexistence variant

avec les milieux, et destinés à vivre, dansl °utes les stations , avec dautant plus de'ariété que le milieu normal permet davan-la ge une déviation à la loi générale. Chez* es Poissons , la forme aquatique est la do-minante , et la plupart de ces animaux ineu-re nt asphyxiés quand ils respirent lair at-mosphérique ; cependant, parmi les Acan-thoptérygiens à pharyngiens labyrinthifor-mes, et parmi les Apodes, les Anguillifor-mes peuvent rester à sec pendant un certainlen «ps et parcourir même , sans mourir, degrandes distances; chez les Reptiles, lesr °imes terrestres dominent, ou plutôt il ya balance entre les formes aquatiques et lesfor mes terrestres ; chez les Oiseaux, des or-dre s entiers sont aquatiques, quoique leurm°de de circulation soit pulmonaire ; maisa Plupart sont terrestres ; chez les Mammi-eres , le plus petit nombre est aquatique ;Ce Pendant on trouve chez eux ce quon ner °Uve pas chez les Oiseaux. Ce sont des ani-m a ux tout-à-fait aquatiques, comme les-a ^ s - Ainsi tous les milieux, quels quilsmient, chauds ou glacés, secs ou humides,Sc urs ou resplendissants de lumière, pré-sent la vie et toujours la vie , non seule-

ment

t-icui.

avec des formes spéciales à une série par-

Ch

tere dêtres, mais dans toutes les séries.

° r gani

jur a:

ia que période , ai-je déjà dit, a eu ses

ismes dominateurs. Pendant lépoque] U ass ique, les Sauriens gigantesques étaients maîtres du globe , et pesaient de tout lefa''h S ' eur vorac *lb sur les êtres les plusb| es ; à lépoque tertiaire, les formes ter-jy res et aquatiques des Mastodontes , des^ moth er j um , des Palæotherium étaient lesc j es dominants ; à lépoque alluviale an-nne > les Carnassiers , dont les ossementstr °uvent répandus sur tous les points,r Wient lempire de la férocité sur les

nombreux herbivores qui couvraient les terressèches ; aujourdhui tous sont subordonnésà lanimal le plus élevé de léchelle orga-nique, à lhomme, qui exerce partout soninfluence dévastatrice; car lhomme nestpas seulement lennemi des animaux quilui servent de nourriture; il agit comme lefont tous les animaux qui dominent par laforce; il détruit autour de lui sans nécessité,sans même avoir la conscience du mal quilfait : aussi a-t-il pour ennemis les forts etles faibles, et il est, lui, le plus terribleennemi de sa propre espèce.

Époque moderne. Aujourdhui que létatdu globe est plus tranquille, que les grandescommotions sont passées et que partoutil semble régner un équilibre plus stable;la terre, froide à ses deux extrémités,brillante au milieu, présente une grandediversité dans les formes organiques , quisont soumises aux influences des agentsorganisateurs et correspondent à leur in-tensité. Ainsi elle présente son maximumdintensité vitale dans les climats tropi-caux, et elle décroît à mesure quon re-monte x'ers les pôles. Cest dans les cli-mats les plus chauds que se présentent lesformes animales gigantesques dont nousretrouvons des traces dans les couches pro-fondes : lEléphant, le Rhinocéros , le Cha-meau , lHippopotame , le Lion , le Tigre ,la Girafe, lAutruche, le Casoar, les Carets,les Boas, les Crustacés , les Insectes, lesMollusques, les Iladiaires, y sont plus grandset plus beaux ; au-delà de cette zône lesformes décroissent, et les géants des paystempérés sont lOurs et le Loup, lOie,le Dindon , le Cygne , etc. Dans les grou-pes inférieurs, les formes diminuent aussi,et à part nos Lucanes , nos Melolontlia, etc.,nos Paons de nuit, nos Insectes sont dunetaille bien petite. Cette loi du décroisse-ment de lintensité de la vie dans les cli-mats tempérés ou froids se comprend faci-lement. Les agents excitateurs de la viesont la lumière et la chaleur, qui déter-minent dans les tissus un orgasme mo-léculaire , une excitation qui devient poureux une cause de vitalité surabondante; lesorganismes animaux et végétaux destinés alentretien de la vie chez les uns ou les au-tres y sont plus abondants et d une natureplus propre à rendre la Yie exubérante.