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jardin de Kew. C’est de là qu’il s’est répanduen peu de temps et en grande abondancedans la Grande-Bretagne, en France , etc. Lespremiers pieds qui furent cultivés à Paris par Gels fleurirent mal, parce que la terrequ’on leur donnait ne leur convenait pas ;mais dés l’instant où Audebert essaya deleur donner de la terre de bruyère, ils ac-quirent cette rare beauté qui en fit bientôtla plante à la mode.
La culture et la multiplication de l’Hor-tensia ne présentent absolument aucunedifficulté. Sous le climat de Paris et de Lon dres , il passe très bien l'hiver en pleineterre, demandant seulement qu’on le cou-vre de litière pendant les grands froids. Laterre qui lui convient le mieux est un mé-lange des deux tiers de terre de bruyère,avec un tiers de terre franche. Pendantl’été, l’on doit le placer à l’abri des grandsvents et en un lieu demi-ombragé. Il de-mande des arrosements fréquents pendantqu’il est en pleine végétation. Lorsque l’eauvient à lui manquer, ses feuilles se flétris-sent rapidement; mais elles reprennentpresque immédiatement après qu’on aarrosé la plante. Sa multiplication sefait aisément, soit par marcottes et cou-chage, soit par boutures qu’on peut faireen toute saison ; celles-ci s’enracinent enquinze jours, lorsqu’on les a prises sur unpied en pleine végétation; on les voit alorsllcurir en un mois ; mais il est bon de leursupprimer les fleurs pendant la premièreannée.
Une particularité remarquable que pré-sentent parfois les fleurs de l’Hortensia ,c’est leur coloration en bleu au lieu de lateinte rose qui leur est habituelle. On acherché à expliquer ce fait de diverses ma-nières; les uns ont dit que pour obtenir’ette variation de couleur, il fallait em-l’ioyer une terre ferrugineuse, ou ajouter(| e l’oxyde de fer à la terre ordinaire; d’au-tr t‘s ont conseillé d’y mêler des cendres,'ht sel ordinaire, etc., de mettre dans l’eau’iesarrosements du fumier de mouton, etc.^*ais au total, cette particularité que l’on'°it se reproduire constamment avec ccr-auies terres n’est pas encore expliquée
nne manière satisfaisante.
D’Hortensia cultivé acquiert parfois un
cveloppcmcnt considérable: ainsi Loudon
{Arbor, and fruticet., 11,997) en cite en-tre autres un qui couvrait un espace de 30pieds de circonférence, et qui produisit1022 fleurs en une seule saison.
11 est encore quelques autres espèces d’Hy-drangées cultivées assez fréquemment danslesjardins ; ce sont les suivantes :
2. Hydrangée arborescente , Hydrangeaarborescens Linn. — Cette espece, malgré sonnom, ne s’élève guère qu’à un mètre ou deuxau plus do hauteur; ses rouilles sont ovales,presque en cœur, les supérieures lancéolées,dentées en scie, légèrement pubescentcs àleur face inférieure; ses corymbes sont pres-que plans; les fleurs qui les forment sontpetites, blanchâtres, presque toutes fertiles;leur bouton est très obtus. Elle est origi-naire des parties méridionales desÉtats-Unis,de la Virginie à la Pensylvanie . Elle réussitassez bien en pleine terre : aussi l’cmploie-t-on pour la décoration des bosquets d’été.Elle fleurit vers la fin de juillet. Il en existeune variété à feuilles presque cotonneuses etblanchâtres à leur race inférieure. Celte es-pèce a été introduite en Européen 1736.
3. Hydrangéecotonneuse, HydrangeaniveaMich. — Cette espèce a les feuilles en cœur,acuminées, bordées de dents aiguës, blan-ches et cotonneuses ou fortement pubeseen-tes à leur face intérieure ; ses corymbes defleurs blanches sont presque plans; ses bou-tons de fleurs sont déprimes. Elle est ori-ginaire de la Caroline et des bords du fleuveSavannnh. Elle fleurit en juillet et août.Elle a été introduite en Europe , en 1786.La culture en a donné une variété à feuillesglabres en dessous , à fleurs toutes fertiles.
t . IIydrangék a veuilles de Chêne, llydran-gea quercifolia Barlnm. — Cette plante estcaractérisée par ses grandes feuilles sinuées-lobées, dentées, velues en dessous ; ses co-rymbes de fleurs se rapprochent de la formed’une panicule ; ses fleurs sont blanches ;leur bouton est déprimé. L’espèce est ori-ginaire de la Floride ; elle a été introduiteen Europe en 1803. Sa floraison commenceau mois de juin et se continue à peu prèsjusqu’aux gelées. (P- U.)
*11YDli A VTIIELILM (Mup, eau ; âv0v,'-Lov, petite fleur), bot. ph. —Genre de lafamille des Scrophularinées-Gratiolécs, éta-bli par Kunth (in Uumb. et Bonpl., iVot).gen. et spec., VU, 203, t. 646). Petites ber-