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Tome sixième.
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orangée de lHydre vulgaire ; nous prenonsla traduction publiée par M. Laurent : « Lesaiguillons couvrent toute la surface de cesœufs et se bifurquent aux sommets. Lesœufs hérissés se développent à la base dupied, cesse la cavité stomacale, dansle parenchyme du corps, dans un endroitblanchâtre, glandulaire, l'ovaire périodi-que ; ils sont portés six à huit jours dans uneenveloppe membraneuse de la peau et delutérus; la mince enveloppe se rompt, lesglobules tombent et le Polype meurt, à cequil paraît, bientôt après la chute du der-nier œuf, quoiquil soit bien vivant pen-dant tout le temps de la gestation. Or, cesœufs de lHydre , dont jai vu quatre se pro-duire distinctement dun seul individu, etdont jen conserve deux vivants, et les deuxautres desséchés daprès ma méthode com-muniquée en 1833 , ont une bien plusgrande ressemblance encore avec quelquesformes fossiles des Xanthidics quavec lesœufs des Crislatelles. Ils sont aussi sphéri-ques et garnis daiguillons fourchus, et ils ontmême laspect corné jaunâtre des fossiles. »M. Laurent a nié les épines de ces œufs ;voici daprès le rapport de M. de Blainvillelopinion de ce savant sur les corps ovi-formes des Hydres : « Le résultat fort inté-ressant auquel il est parvenu et qui nelaisse aucun doute dans son esprit, cestque lœuf de lHydre grise ( Hydre vulgaire)est composé dune substance liquide et glo-buleuse semblable à celle qui remplit la vé-sicule de PurUinje, dans lœuf des organis-mes supérieurs, enveloppée dans une vé-ritable coque mucoso-cornée, produit delendurcissemen t des parties les plus externesde la matière ovarienne,dabord entièrementmolle : aussi cet œuf est-il lisse et non épi-neux , comme Roesel et M. Ehrenberg lontsupposé (1). Cest un œuf, parce quil estrejeté de lintérieur du corps de la mèresous forme bien déterminée, et quaprèsuntemps plus ou moins long, le jeune animalen sort tout formé et laissant une enveloppequil a rompue; mais il est univésiculaireet fécond sans avoir eu besoin de subirpréalablement aucune imprégnation sper-matique. U

(i) Dt* nouvelles observntions île M. Laurent l'ont conduita penser quune même Hydre peut fournir des oeufs épineuxet d'autres qui ne le sont pas.

Ainsi lœuf de lHydre est composé, da-près M. Laurent, dune seule vésicule,et cette vésicule est la vésicule germinative,dite aussi vésicule de Purkinje. Précédem-ment il. Laurent ( Société philomatique,12 novembre 1842) avait nié cette vésiculeelle-même dans lœuf de lHydre ; et commeon admet que tout œuf est composé de cettevésicule placée dans lintérieur du vitellus,nous avions douté ( Dict. d'hist. nat. deM. Guérin, t. IX, p. 601) que celui delHydre méritât véritablement le nom dœuf,dans lhypothèse, bien entendu, quil fûtréellement univésiculaire. il. Laurent ( Re-cherches sur l'Hydre et l'Éponge d'eau douce,p. 89) cite cette remarque en la critiquant;mais nous croyons que la question , mêmeaprès ce quil a écrit et observé depuis lapublication de notre article, a besoin dêtrecomplètement reprise.

Bien quun assez grand nombre danimauxmarins aient reçu, de la part desnomencla-teurs du dernier siècle, la dénomination gé-nérique A'Hydra, il ny a réellement des-pèces bien connues de ce genre que dans leseaux douces, et Bosc lui-même a décrit tropincomplètement celles quil a mentionnéespour que lon puisse les accepter définitive-ment. Plus récemment, M. Johnston a in-diqué, sous le nom A'Hydra liUoralis, unPolype de la côte de Belfast , mais il le donneencore, avec doute, comme appartenant vé-ritablement à ce genre ( Brilish zoophyles,p. 98).

Trcmbley a parlé de trois espèces dH) r 'dres , toutes deau douce, quil nommePolype à longs liras, Polype vert et Polypebrun, et auxquels on a donné depuis lors desnoms latins; ce sont les Hydra fusca, viri-dis et vulgaris ou grisea. Quelques auteurscitent comme une espèce à part 1 ' Hydra P a ^~lens, figurée dans Roesel, et M. Johnston ena indiqué une autre quil appelle Hydra ver:rucosa (loco cilato , p. 97).

Ces animaux, dont les trois espèces re-connues par Trembley sont surtout faciles areconnaître, vivent dans les eaux maréca-geuses , dans les lacs et les étangs, dans I e *canaux, et jusque dans les tonneaux et le sbaquets darrosage de nos jardins. Le Bioy*®de se les procurer, qui nous a toujoutsmieux réussi, est de prendre au hasard,les endroits lon suppose quil y a