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Tome sixième.
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Destinés à se mouvoir dans un milieuplus résistant que lair, les Hydrocantharesont reçu la structure la plus propre à la lo-comotion aquatique. Ainsi que dans lesPoissons et les Cétacés, la partie antérieurede leur corps est la plus épaisse , sans êtretoujours la plus large ; leur forme est uneellipse ou un ovale plus ou moins allongé,que nulle saillie ne rend inégale, si ce nestchez quelques femelles, dont les élytressont sillonnées ou chagrinées, et les nageoi-res , chez eux, sont remplacées par leurspattes postérieures aplaties en forme de ra-mes, et dont le mouvement latéral imprimeà leur corps une forte impulsion dans la na-tation ; aussi nagent-ils avec la plus grandefacilité. Ils se tiennent de préférence dansles eaux stagnantes des lacs, des étangs etdes marais, à la surface desquelles ils re-montent de temps en temps pour respirer.Ils sont très voraces et se nourrissent depetits animaux qui font comme eux leur sé-jour dans leau ; munis dailes bien déve-loppées sous leurs élytres, ils sen serventchaque fois quils veulent se transporterdun étang à un autre ; mais ils attendentpour cela le coucher du soleil. Leur vol estlourd et bourdonnant comme celui des Han-netons. Leurs larves, encore plus voracesque linsecte parfait, vivent également dansleau et nen sortent que pour se transformeren nymphe dans la terre.

Pour faciliter létude de cette famille,M. Aubé, dont nous avons adopté la classi-fication, la divise en trois tribus, quilnomme Halipi.ides, Dytiscibes, HiDRoront-niis. Voy. ces trois tribus pour connaître lanomenclature des genres que chacune dellesrenferme, et principalement les articlesnvriQUE et dïtiscides, nous entrons dansles plus grands détails sur les mœurs etlorganisation de ces insectes, considéréssous leurs trois états de larve, de nymphe,et dinsecte parfait. (D.)

I lit > !î O ÜAVJHIS (Jj - p. eau; xâvôapo;,scarabée), ins. Genre de Coléoptères pen-l amères, famille des Hydrocanthares, tribu<les Dytiscides , établi parSay ( Trans. oflhedîner, phil., Il, p. 105) sur une espèce'le lAmérique du Nord , quil nomme Ilydr.tr >color (Noiems oblongus Dej.) Quoiquece genre ne diffère presque pas des ISoterus ,*10laveu même de M. Aubé, il la admis

T. VI.

néanmoins dans sa Monographie : il y rap-porte 7 espèces, toutes exotiques et de di-vers pays. Nous citerons comme une desplus remarquables par sa taille Vllyd. gran-dis Lap., qui se trouve au Sénégal . (D.)

*inDI10CI5RA (ûiîtop, eau; «pac, tige).BOT. PH. Genre de la famille des Balsa-minées, établi par Blume ( Bijdr ., 211).Herbes de lInde . Voy. balsaminées.

mDROCERATOMIYIXEM , Vaill.BOT. PH. Syn. de Ceratophyllum , Linn.

I1YDROCHARIDÉES. Ilydrocharidem.bot. ph.Famille de plantes monocotylé-dones, composée despèces aquatiques viva-ces pour la plupart, dont la tige est tantôtcourte, rampante , émettant alors de longspédoncules floraux ou des hampes ; tantôtallongée , noueuse-articulée. Leurs feuillessont presque toujours flottantes, quelque-fois saillantes hors de leau, pétiolées; leurlame entière, nervée, à préfoliation convo-lutée; leur pétiole quelquefois engainant àsa base; la lame de ces feuilles avorte sou-vent, et leur pétiole se transforme alors enun phyllode à nervures longitudinales, par-fois denté sur ses bords. Leurs fleurs sontle plus souvent dioïques par avortement delun des sexes, quelquefois hermaphrodites ;avant leur épanouissement, elles sont enve-loppées dans une spathe uni- ou bivalve,sessile ou pétiolée; les mâles sont ordinai-rement réunies en nombre variable dansune spathe commune , et de plus, chacunedelles est parfois accompagnée dune spa-thelle à elle propre. Elles présentent un-riantheà six pièces disposées sur deux rangs :les trois extérieures formant un calice ; lestrois intérieures pétaloïdes, plus grandes;celles-ci manquent dans quelques cas fortrares : des étamines insérées à la base dupérianthe, tantôt en même nombre que lesfolioles du rang externe du périanthe aux-quelles elles sont opposées, tantôt en nom-bre double, triple ou quadruple, quelquesunes dentre elles parfois stériles ; leurs fi-lets sont libres ou soudés à leur base, quel-quefois comme bifurques , une seule deleurs deux branches supportantune anthère;leurs anthères sont biloculaires, continuesavec le filet, qui se prolonge le plus souventen une petite pointe à leur sommet. Du ru-diment de pistil occupe le centre de cesfleurs. Celles-ci, soit femelles, soit hcrina-

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