HYD
et tous les composés qui résultent de cescombinaisons présentent un haut degréd’intérêt, soit par leurs propriétés, soit parles applications qui en découlent, soit parleur formation dans certaines circonstancesnaturelles.
Parmi ces composés, un grand nombresont isoinériques (voy. isoméme), c’est-à-direont la même composition, bien qu’ils jouis-sent de propriétés toutes différentes. Ainsil’on connaît maintenant trois gaz, trois ouquatre liquides et autant de solides qui ren-ferment le Carbone et l’Hydrogène exacte-ment dans le rapport d’atome à atome,c’est-à-dire qui sont composés, en poids, de86 de Carbone et de 14 d’Hydrogène : telssont le Méthylène, le Gaz oléfiant ou Hy-drogène bicarboné, le Carbure d’Hydrogène,le Célène, etc., etc. Mais il faut ajouter que,sous le même volume gazeux, ces corpsrenferment des quantités différentes desmêmes principes, bien que le rapport de cesprincipes entre eux ne soit point altéré: ainsiles quatre composés cités plus haut sont re-présentés par les formules suivantes :
Méthylène.C‘ H*.
Gaz oléfiant. . . . C» H s .
Carbure d’Hydrog. C' 6 H ,l! .
Cétène.C ;i2 H 32 .
Parmi les huiles essentielles qui sont devrais Carbures d'Hydrogène, il y en a plu-sieurs qui sont également isomériques : nousciterons l’/ittile de Rose, l’essence de Téré benthine , celles de Citron, d c Valériane, dontla composition est indiquée par la formuleC 5 H 1 .
Les Carbures d’IIydrogène possèdent cer-taines propriétés qui les rapprochent del’Ammoniaque; ils contrastent, dans la chi-mie organique, avec les acides, et jouent par-fois le rôle de bases énergiques (Dumas).
Quelques uns de ces composés se produi-Sei, t dans la nature: nous nommerons le^ a z hydrogène protocarboné, le Naphte ouPétrole , le Caoutchouc , la Térébenthine , etc.Us se forment en outre dans une foule d’o-Pcrations chimiques : ainsi toutes les fois'l 110 l’on met une matière organique richee " Carbone et en Hydrogène, mais conte-113,11 peu d’Oxygène , en présence d’un acidell cs avide d’eau, comme l’acide sulfuriqueou l’acide phosphorique, il y a constam-
MYD 751
ment formation d’eau et d’un Carbure d'Hy-drogène.
L’action de la chaleur, augmentant l’affi-nité de l’Hydrogène pour l’Oxygène , peutremplacer celle des acides que nous venonsde désigner. En général, à une températureinférieure au rouge sombre, toutes les ma-tières organiques et surtout celles qui con-tiennent peu d’Oxygène se décomposent, etdans les produits de la distillation on re-trouve toujours des Carbures d’Hydrogène.M. Faraday en a trouvé neuf différents parla seule distillation de Vhuilede Colza.
Les Carbures d’Hydrogène, qui prennentle plus souvent naissance, et qui, en raisonde leur importance, seront du reste les seulsque nous examinerons ici, sont ceux quel’on connaît sous les noms de Gaz hydrogèneprolocarboné et de Gaz hydrogène bicarboné.
Le Gaz hydrogène prolocarboné se trouvedans la nature; c’est lui qui, dans les mines,donne lieu à ces explosions terribles, con-nues des mineurs sous le nom de feu grisou ;il se forme aussi dans les marais et dans leseaux stagnantes, par suite de la décomposi-tion des matières organiques. On rencontreencore, dans certains lieux, des sources abon-dantes d’un gaz inflammable qui se dégageaccompagné d’une matière boueuse, impré-gnée de sel marin ; de là le nom de salzes ouvolcans boueux donné à ces sources, dontl’élément gazeux est du Gaz hydrogène pro-tocarboné. Plusieurs de ces sources existenten Italie , sur le versant septentrional desApennins, et les habitants du pays les met-tent à profit pour des usages domestiques,pour la fabrication de la chaux, pour la cuis-son des légumes, etc.
Le Gaz hydrogène protocarboné, tel qu’ilse trouve dans la nature, n’est jamais pur;il est mêlé, en plus ou moins grande pro-portion, avec de l’Oxygène, de l’Azote, duGaz acide carbonique. Quand on veut l’avoirà l’état de pureté pour les usages du labora-toire, il faut faire passer, sur de la Baryteanhydre, chauffée au rouge, de la vapeurd’Alcool absolu; il y a formation de ceGaz acide carbonique qui se combine avec laBaryte et du Gaz hydrogène protocarboné.
Ainsi obtenu, ce Gaz est inodore, insolu-ble dans l’eau, impropre à la combustion,mais il s’enflamme par l’approche d’un corpsen ignition , brûle avec une flamme d’un