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Tome huitième.
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gns, les Renards bleus, les blanches Her-inines et la Marte-Zibeline. Venons à noschasseurs.

L hiver augmente en intensité ; lesongues nuits de trois mois deviennent plusaor.i res parce que l’atmosphère est sur-c targ e une fine poussière de glace quio seurcit. Vers le nord , le ciel se colorene umière rouge et ensanglantée an-les n o aiUle | aurores bocéaies. Les Gloutons,“*• es L °nps et autres animaux fé-de S, 'iî 1C tl0Uvarit Plus sur la terre couverteda nei ,° C ' eur noui- riturc accoutumée, errent" S as lonèbres, s’approchent audacieusc-I 611 e ' a Petite caravane, et font retentirme' 01 ” 108 ^ ace leurs sinistres hurle-. ea s ; Chaque soir, lorsqu’on arrive aue d une montagne qui peut servir d’abricontre le vent du nord, il faut camper. Onj 11 une sorte de rempart avec les traîneaux ;

tend au-dessus une toile soutenue par? U . e *l ucs Perches de sapin coupées dans un!° ls 'oisin. On place au milieu de cette fa-tion de tente un fagot de broussailles auquelon met le feu. Chacun étend une peauOurs sur la glace, se couche dessus, seouvre de son manteau fourré, et attend leendemaiu pour se remettre en roule.

” tendant que !es chasseurs dorment,coup d^ Senli “ Clle ’ et souvent sonéroee o u u" an “ 0nCC d’un Ours

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jeux sont tournes sur la montagne où la

nuit, les hurlements des loups se sont VaiLentendre; mais ce n’est plus un hommequi est en sentinelle, c’est un bloc de glace,-es compagnons, après avoir versé une larme

sur sa destinée, le laissent là, assis dans ledésert, et se réservent de lui donner la sé-pulture six mois plus tard, à leur retour,lorsqu’un froid moins intense permettrad’ouvrir un trou dans la glace. Ils le retrou-veront à la même place, dans la même atti-tude et dans le même état , si un Ours n’apas essayé d’entamer avec ses dents deschairs transparentes , blanches et rosescomme de la cire, colorées, mais durescomme le granit.

» EnGn, après mille fatigues et mille dan-gers épouvantables, la petite caravane ar-rive dans une contrée coupée de collines etde ruisseaux. Les chasseurs les plus expéri-mentés tracent le plan d’une misérable ca-bane construite avec des perches et de vieuxtroncs de bouleaux à moitié pourris. Ils lacouvrent d’herbes sèches et de mousse, etlaissent au haut du toit un trou pour don-ner passage à la fumée. Un autre trou, parlequel on ne peut se glisser qu’en rampant,sert de porte, et il n’y a pas d’autre ouver-ture pour introduire l’air et la lumière. C’estlà que quinze malheureux passeront les cinqou six mois les plus rudes de l’hiver ; c’estlà qu’ils braveront l’inclcinence d’une tem-pérature descendant presque chaque jour à22 ou 25'' du thermomètre de Réaumur.Lorsque les travaux de la cabane sont ter-minés, lorsque le chaudron est placé au mi-lieu de l'habitation, sur le foyer, pour fairefondre la glace qui doit leur fournir de l’eau,lorsque la mousse et les lichens sont dis-posés pour faire les lits, alors les chasseurspartent ensemble pour aller visiter leur nou-veau domaine, et pour diviser le pays enautant de cantons de chasse qu’il y a d’hom-mes. Quand les limites en sont définitive-ment tracées, on tire ces cantons au sort, ctchacun a le sien en toute propriété pendantla saison de la chasse, et aucun d’eux nese permettrait d’empiéler sur celui de sesvoisins. Ils passent toute la journée à tendredes pièges partout où ils voient sur la neigedes impressions de pieds annonçant le pas-sage ordinaire des Martes, Hermines et Re-nards bleus. Ils poursuivent aussi ces ani-maux dans les bois à coups de fusil, ce quiexige une grande adresse; car, pour ne pasgâter la peau, ils sont obligés de tirer àballe franche. Le soir tous se rendent à lacabane, et la première chose qu’ils foui est