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Tome huitième.
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jaunâtre eu dessous, avec la mâchoire in-férieure blanche; sa queue est brune, aveclextrémité noire. En hiver le Roselct de-vient une Hermine , cest-à-dire que le pe-lage devient entièrement blanc, si ce. n'estle bout de la queue, qui reste noir. Cet ani-mal est dautant plus commun que 1 ou te-monte davantage vers le Nord jusquauxdernières limites des terres ; il est rare dansles pays tempérés, et il nexiste plus au-dessous du 44 e degré, si ce nest quelquefoiset accidenleUementdans les Alpes . Ces pays il abonde sont : la Russie , la Sibérie , leICanusc-hallia, lAmérique tout-à-fait septen-trionale, la Laponie et la Norwége. On a cruaussi quil se rencontrait en France , dansla Normandie et la Bretagne ; mais ce fait,qui me paraît fort douteux, doit résulterde ce quon laura confondu avec lf/emi-nelle , qui ne me parait rien autre chosequune variété de Belette.

A propos de la Zibeline , jai dit commenton lui faisait la chasse, et j'ai montré com-bien le luxe futile des riches coûte de larmeset de misères aux pauvres ; je ny reviendraipas. LHermine a les mêmes mœurs que laBelette, à cela près qu'elle est dun carac-tère plus farouche , quelle ne se plaît quedans les forêts les plus sauvages, et que ja-mais elle ne sapproche de l'habitation deshommes. Elle se nourrit dÉcureuils , dePetits-Gris, de Rats et autres petits mam-mifères; elle se hasarde quelquefois dansles prairies et les roseaux, pour chercher lesœufs doiseaux aquatiques, dont elle est trèsfriande. Comme la Belette, elle sélève trèsbien en captivité, et elle sapprivoise mêmebeaucoup mieux; mais, au lieu de blanchirpendant) l'hiver, comme lorsquelle est enliberté , son pelage reste dun brun sale etterne. Sa fourrure, en possession depuislongtemps dorner la robe de nos docteurs ,et, ce qui est beaucoup moins ridicule, lesrobes de nos dames, est, comme tout le inondele sait, lobjet dun commerce considérable.Elle est extrêmement estimée parmi les plusprécieuses, surtout quand elle a ce blanc'éclatant, qu elle perd toujours plus ou moinsen vieillissant, pour prendre une teinte unpeu jaunâtre.

6. LIcns dAristote , Ptdorius liocccmtelaCctti, qui se trouve en Sardaigne , ne meparait être quune simple variété de la Be

lette faisant le passage de celle-ci à l'Her­ mine . Elle est brune en été et roussàtre enhiver.

7. La Belette, Pulorius mustela Boit.,Muslelavulgaris Linn., le Gale des Lapons,a 6 pouces de longueur (0",162), non com-pris la queue, qui a environ 2 pouces (0,054).Son corps est extrêmement effilé, dun brunroux en dessus, blanc en dessous; lextré-mité de sa queue nest jamais noire, si cenest dans ses variétés.

Elle se trouve dans toutes les parties tem-pérées de lEurope , et ne sécarte guère deshabitations, si ce nest dans la belle saison :alors elle part pour la campagne , suit lebord des ruisseaux et des petites rivières, seplaît dans les haies et les broussailles desprairies sèches et des petites vallées, se logedans un trou de rocher ou dans un tas depierre, plus souvent dans un terrier creusépar les Taupes ouïes Mulots, quelquefoisdans un trou darbre ou même dans la car-casse dun animal mort et à demi putréfié,comme la observé ButTon. Son œil vif etsa mardie dégagée lui donnent un air def-fronterie remarquable quand, se croyanthors de danger sur les branches dun arbre,elle regarde le chasseur. Elle est dune agi-lité surprenante , et ses mouvements sontsi aisés, si gracieux, quon croirait que lessauts les plus prodigieux ne lui coûtent au-cun effort. Sa vivacité ne lui permet pas demarcher, elle bondit; si elle grimpe à unarbre, du premier clan elle parvient à 3 ouG pieds de hauteur, et elle sélance ensuitede branche en branche avec la même agi-lité que lÉcureuil. Dans la campagne, ellefait la chasse aux Taupes, aux Mulots, auxoiseaux, aux Rats deau, aux Lézards et auxSerpents. On a raconté à ce sujet que, lors-qu'on sc battant contre une Vipère elle étaitmordue, elle allait aussitôt se rouler surune certaine herbe ( Echiumvulgare , ou Vi-périne) , en mâchait quelques feuilles et re-venait guérie au combat. De tels contesnont pas besoin dêtre réfutés.

Le courage de ce joli petit animal est ex-traordinaire; il combat le Surmulot , deuxfois plus gros que loi, lenlace de son corpsflexible, létreint de ses grillés et finit par letuer : il ose même attaquer un Lièvre de 6à 7 livres, et jai été témoin de ce fait. Buf-fon dit que la Belette ne chasse que la nuit,