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Tome huitième.
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MAS

MAS

liant aux Pyrénomycètes , établi par M. deNotaris (Cenno scel. tr'tb. de Pyrenonnjc.sferiaces, p. 9), et présentant les caractèressuivants : Réceptacles coriaces niellés dansl’écorce, globuleux, déprimés eu dessus etatténués au sommet, avec un ostiole proé-minent papilliforme. Tbèipies en forme demassue, grandes, renfermant huit spores ,presque disposées sur deux séries , grandes,ovales, recouvertes d’un épisporc transpa-rent et épais; l’endospore est papyracé ,brun, à trois loges inégales, la supérieureplus grande, presque hémisphérique, lamoyenne globuleuse, et l’inférieure pluspetite et hémisphérique; les thèques sontmélangées avec un grand nombre de para-ptiyscs filiformes, s’ouvrent par le sommet,et laissent écouler, sous forme de tachesnoires, les spores.

Ce genre a été fondé sur le Sphœria in-guinans , de Tode , dont le professeur Linkavait fait le genre Spilobolus. (Lév.)

*MASSA111UM(massa, masse). roLYP. —Genre proposé comme provisoire par SI. deIllaimille, pour attirer l'attention des ob-servateurs sur un corps organisé., décritpar O. P. Miller, sous le nom d’Alcyoniammassa; c'est une masse spongieuse et in-forme, parsemée de cellules à 5 dents , etrecueillie dans la mer de Norvège . (Dm.)

MASSE D’EAU. bot. eu. — Nom vul-gaire des Massettes. Voy. ce mot.

.MASSETTE. Scolcx. iiiïi.m.—G enred'En-tozoaircs, de l’ordre des Bolhriocéphalés,établi par Muller et ayant pour caractères :Corps extrêmement mou, polymorphe, con-tinu ou sans aucun indice d’articulations,renflé en avant, atténué et caudiforme enarrière : le renflement céphalique est biendistinct, létragone et pourvu de quatre fa-cettes peu profondes,auriculiforines. Le typeest la Massette des poissons, Scolcx auricu-lalas Muller (Zool. dan., t. II, tab. RS ,fig. t). (E. D.)

MASSETTE. Typha{r ôpo;, marais, d’a-près Linné ), bot. pii. — Genre de plantesde la famille des Typhacées , à laquelle ildonne son nom , de la inonœcic trian<1 rie ,dans le système sexuel de Linné . Il se com-pose de plantes de marais qui, comme laplupart des plantes aquatiques, ont une cir-conscription géographique très large, et seretrouvent sur presque tous les points de la

surface du globe, sans paraître attachées plusparticulièrement à aucun d’entre eux , si cen’est peut-être aux parties un peu froides dela zône tempérée. Ces plantes ont un rhi-zome rampant, duquel s’élève un chaumesans nœuds, portant des feuilles alternes,longues et étroites, dilatées en gaine à leurbase; ce chaume se termine par l’inflores-cence en épi extiornement serré et forméd’un très grand nombre de fleurs : celles-cisont monoïques ; les mêles terminent l'in-florescence, et surmontent, avec ou sansinterruption, la portion formée par les fleursfemelles. Celle portion , supérieure et mâle,se compose d’un grand nombre de fleursentièrement nues ou dépourvues de tout pé-rianlhe, naissant en grand nombre du cy-lindre épais qui forme l’axe commun del’inflorescence, et composées uniquementde 1 à i anthères, le plus souvent de 2ou 3, dont les filets sont soudés en un corpsunique jusque près de leur sommet; cesanthères sont oblongues, biloctilaires. Denombreux filaments , entremêlés à ces fleurssi simples, et naissant également de l’axecommun de l’inflorescence, sont regardéscomme n’étant autre chose que des fleursstériles et avortées. La portion femelle del’épi des Massettes est-formée d’un nombretrès considérable aussi de fleurs femellesnaissant immédiatement de l’axe commun ,ou portées sur les dentelures latérales detrès petites écailles; chacune d’elles se com-pose uniquement d’un pistil, sans périan-the, porté sur un pédicule d'où partent, àdes hauteurs diverses , des poils nombreux ,simples, renflés au sommet, qui paraissentêtre autant de pistils avortés. L’ovaire estuni-loculaire, et renferme un seul ovulesuspendu au sommet de la loge; il est sur-monté d’un style continu d’un côté avecl’ovaire, de l’autre avec un stigmate uni-latéral , en languette. Après la floraison , lepédicule s’allonge beaucoup; de sorte quele fruit, qui est presque drupacé, très pe-tit, se trouve longuement stipilé. En mêmetemps que le pédicule, les poils qu’il sup-porte se sont beaucoup allongés, d’où il ré-sulte au total une longue aigrette qui viententourer le fruit.

Quatre espèces de Massettes appartint •tient à la flore française; parmi elles , deuxsont extrêmement répandues et méritent