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tion si cette corolle est monopétale ou pu*Aypétale. Les étamines sont nombreuses ,monadelphes , comme dans les autres gemesde la famille. Le fruit est une capsule dé-primée, qui se divise, à la maturité, enplusieurs coques à une seule graine, s’ou-vrant en deux valves ou indéhiscentes. Lesespèces à coques renfermant deux ou plu-sieurs graines, que comprenait le genre tel
qu il était dans le Prodromtis, en ont étéséparées.
Plusieurs espèces de ce grand et beaugenre ont de l’intérêt, soit à cause de leursusages médicinaux, soit parce qu’elles sontfréquemment cultivées dans les jardinscomme plantes d’ornement; nous nous ar-rêterons seulement sur les plus connues d’en-tre elles.
1. Mauve sauvage , Malva sylveslris Lin.Cette espèce est très connue sous les nomsvulgaires de Mauve, grande Mauve. Sa tigeest droite, rameuse , velue, et s’élève à 5ou 6 décimètres de hauteur; ses feuilles sontpéliolées , légèrement velues, divisées en 5-7lobes aigus au sommet et crénelés sur leutsbords; ses pétioles et ses pédoncules sontpi-leux. Les fleurs sont grandes , purpurines ,marquées de lignes plus colorées; les fo-lioles de leur calice égalent en longueur lessépales. — La Mauve sauvage croît en abon-dance dans les lieux incultes, le long desbaies , des habitations , etc. Ses propriétésmédicinales sont absolument identiques àcelles de l’espèce suivante ; aussi les expo-serons-nous en même temps pour l’une etl’autre à la fois.
2. Mauve a feuilles bondes , Malva ro-lundifoUa Lin. Elle reçoit vulgairement lenom de petite Mauve; elle croit dans lesmêmes lieux que la précédente , le long deschemins , et elle est à peu près aussi com-mune qu’elle. Sa tige est couchée et n’at-teint guère que 2 ou 3 décimètres de lon-gueur; ses feuilles sont petites, ovbicu-laires, échancrées en cœur à leur base,crénelées à leur bord, divisées en cinq lobestrès obtus , larges et courts, longuementpéliolées ; ses pétioles et scs pédoncules sontpubesccnts; ses fleurs sont petites, d’unblanc lavé de rose, le plus souvent grou-pées par cinq à l'aisselle des feuilles ; lespédoncules fructifères sont déclines. Cetteplante était alimentaire pour les Grecs et les
Romains, qui la mangeaient en guise d’é-pinards; cependant elle ne constitue jamaisqu’un aliment très médiocre , la cuisson nela ramollissant qu'imparfaitement. Encoreaujourd’hui l’on mange l’une et l’autre denos deux Mauves communes dans certainesparties de la l’ranee, de l’Italie , ainsi quedans la Basse-Égypte . Mais le principal usagede ces plantes est motivé par leurs proprié-tés médicinales ; elles forment, en elTet ,l’un des émollients et adoucissants les plususités , grâce au mucilage qu’elles renierment en abondance. On les emploie jour-nellement, surtout dans la médecine popu-laire , en décoction , pour bains, tisanes,injections, etc., contre les inflammationsintérieures, contre les rhumes, etc. LaMauve sauvage est la plus usitée des deux,et particulièrement ses fleurs.
Dans les jardins, on cultive, commeplantes d’ornement, plusieurs espèces deMauves , dont nous ne pouvons nous dis-penser de faire connaître un petit nombre.
3. Mauve frisée, Malva crispa Lin. Elleest cultivée à cause de ses grandes feuilles,glabres, d’un vert gai, à sept lobes , den-tées et frisées sur leurs bords avec beaucoupd’élégance ; sa tige est droite et s’élève or-dinairement à un mètre de hauteur. Sesfleurs sont axillaires et sessiles. Elle croîtspontanément en Syrie ; elle est annuelle.On la multiplie de graines qu’on met enterre immédiatement après leur maturité.Elle réussit dans toutes sortes de terres ,pourvu que leur exposition soit méridionale.
4. Mauve du Cap , Malva capensis Cav.Cette espèce est originaire du Cap de Bonne-Espérance , ainsi que l’indique son nom, demême que les deux espèces suivantes; toutesles trois sont vivaces et ligneuses. La Mauvedu Cap se distingue par ses feuilles à troiset à cinq lobes, crénelées ou dentées surleurs bords, enduites d’une humeur vis-queuse; par ses fleurs roses, solitaires ougéminées sur leur pédicule, qui dépasse eulongueur le pétiole; les folioles du caliculesont ovales, lancéolées.
5. La Mauve kffii.ée, Maloa virgala Cav.,a des feuilles glabres, raides, incisées etcrénelées sur leurs bords; ses fleurs sontblanches, portées , comme chez la précé-dente, au nombre d’une ou de deux, surdes pédoncules plus longs que le pétiole;