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très large et l’extrémité postérieure d'uneforce extrême. Ils ont tous un ou deux doigtssternes sans ongles, propres à la susten-s '°n et à la marche ; les autres doigts por-tent de forts ongles qui ne pouvaient sePloyev qu’en dessous. La queue est médio-crement longue, mais très épaisse.
Cette famille comprend les genres :
Mégalonyx , Jefferson ( p .ty«i , grand ;0ïu t , ongle). Dans les Trans. de la Soc.Phil. de Philadelphie , t. IV, on trouve unMémoire de M. Jefferson ( qui fut le troi-sième des présidents des États-Unis d’Amë-! 'rque ), où cet homme d’État fait connaîtredes restes de cet animal, qu’il prenait pourceux d’un grand Carnassier de 5 pieds deliaut. Mais, dans le même volume , le doc-teur Whistar donna une description et desfigures de ces os, en indiquant leur analo-S'e avec les os des Paresseux. Peu de temps'■près, Cuvier ( Oss. foss. , t. IV) prouvacette analogie par la disposition des facettesdes deux dernières phalanges , qui empê-chent l'ongle de porter sa pointe en haut, et,: c lui permettent que de le fléchir en des-s °ns, et par la forme générale des os, quiPrésentent en grand tous les détails d’orga-nisation que les Paresseux offrent en petit.
Les dents du Mégalonyx
sont
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incisives ni canines; elles vont en grandis-sant d’avant en arrière ; les deuxième ettroisième inférieures ont leur couronne à peuprès pyriforme, le gros bout dirigé en avant.Les phalanges onguéales sonttrgs grandes et
comprimées.
Les ossements mentionnés par Jeffersontenaient d’une caverne de l’ouest de la Vir-ginie; niais il s’en trouve aussi dans le bas-sin de la Plata. M. Owen donne la figure de1,1 mâchoire inférieure du Megalmyx Jeffer-So,l «, car c’est ainsi que cette espèce senomme, pl. 29 des Mamm. foss. du Beagle ,
Le bord
interne des deux branches, à par-
'n de la dernière dent, décrit une demi
dlipse. Cet animal était de la taille d’unlr ès grand bœuf.
Mégathérium, Cuv. (/«Vaç, grand ; Gnpfov,>"'imal). Ce genre a été établi par CuvierPour un animal de la taille des grands Rhino-céros, dont un squelette presque complet aMé trouvé, en 1789 , sur les bords de lar, ' ièrede Luxan, à quatre lieues environ de
Buénos-Ayres. Ce squelette , qui fait l’orne-ment du cabinet de Madrid , a d’abord été dé-crit par Jean-Baptiste Bru, puis par Cuvier[Ossements fossiles, t. IV), d’abord sur les figu-res de ce dernier, publiées par don JosephGarriga, ensuite sur celles de MM. d’Alton etPander (Bonn , 1821). Enfin M. Clift (vol.III des Trans. de la Soc. ge'ol. de Londres ,2 e série) a complété la description des par-ties qui manquaient au squelette de Madrid ,telles que la queue et une portion du bassin.Chez le Mégathérium Cuvieri, car c’est ainsique les paléontologistes nomment cet ani-mal , l’apophyse descendante du jugal esttrès grande ; la mâchoire inférieure très ren-flée au-dessous des molaires, à cause de laprofondeur des alvéoles, se termine en une
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sorte de bec; les dents, au nombre de-,
sont très longues , quadrangulaires, et of-frent une composition très compliquée. Lors-qu’on pratique une coupe longitudinale del’une d’elles dans un plan antéro-postérien,on voit que la cavité de. la pulpe est trèsgrande, et qu’elle se prolonge en pointepresque jusqu’au niveau du bord alvéolaire.Le milieu de la dent est formé d’un ivoireblanc grossier et tendre; de chaque côté decette substance existe pour un quart un cé-ment jaunâtre ; mais , entre lui et l’ivoire ,on voit un ruban de substance plus dure,formé lui-même de trois lignes grises et dedeux blanches. Ce ruban, de substance dure,correspond à deux crêtes transversales de lacouronne de la dent, séparées par une val-lée profonde. Sur les côtés latéraux de ladent, cette substance, plus dure, est trèsmince; le tout est enveloppé d’une couchepeu épaisse , fort semblable à de l’émail. Ladernière dent est de moitié plus petite queles autres, qui sont à peu près égales entreelles; le diamètre antéro-postérieur d'unedent du cabinet de Paris a 53 millimètres,et le diamètre latéral 40. La longueur de laplus longue, figurée par M. Owen , a 240millimètres. Cet animal avait des membrestrès robustes, surtout ceux de derrière. Lefémur, d’un quart moins long que celui d’unÉléphant de 8 pieds de haut, est plus dedeux fois plus large ; le bassin , d’un tiers.Les vertèbres sont au nombre de 7 cervica-les, 16 dorsales, 3 lombaires, 5 sacrées et15 caudales. Il avait quatre doigts à la main,