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Tome huitième.
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MEL

MEL

■ *MÉLÉAGRIDES. ois. — Familleétabliepar M. Lesson dans l’ordre des Gallinacéspour les espèces qui ont la tête et le cou enpartiedénudés; les ailes arrondies et amples,très concaves ; la queue très courte, tom-bante; les tarses médiocres, sans ergots, et lecorps bombé de toutes parts. Le genre Pin-tade fait seul partie de cette famille. (Z. G.)

*MÉLÉAGRINÉES. Melcagrinæ. ois. —Sous-famille de ia famille des PhasianidéesFaisans) établie par G.-R. Gray ( a List ofthe généra ), et comprenant les genres Melea-gris, Numida , Guttera et Acryllium. (Z. G.)

MELEAGRIS ois.— Voy. disdon.

*MELECEBI1\!EÆ. iiaji. — Groupe pro-posé par M. Lesson ( Spec. des Mamm., 18-iO)et placé à la suite des Lémuriens, et ne com-prenant que le genre Polto ou Cercoleples.

(F. D.)

MELECTA. ins.— Genre de la tribu desApiens, famille des Nomadides , de l’ordredes Hyménoptères, distingué surtout des au-tres genres du même groupe par un écussoncourt et bidenté. On connaît un petit nom-bre d’espèces de ce genre. La plus répandueest la M. punclata Fab.

Voy. pour les habitudes les articles noma-D1DES et MELLIFÈRES. (Bl.)

MELES, mam. — Nom latin du Blaireau.Voy. ce mot. (E. D.)

MELEUS, Mégerlc. ins. — Syn. de Plin-thus, Gerinar, Schœnherr. (G.)

MÉLÈZE. Larix . bot. ru. — Tournefortavait établi sous ce nom un genre particu-lier pour des arbres de la famille des Abié-tinées, de la inonœcie polyandrie dans lesystème sexuel de Linné , que distinguentsurtout leurs feuilles annuelles groupées enfaisceau par l’effet du raccourcissement desrameaux qui les portent. Ce genre a étéréuni par Linné , et après lui par plusieursbotanistes, tels que Gærtner, Lambert,M. Endlicher, dans le grand genre Pinus ,dont il ne forme plus qu’une simple section.D’autres le distinguent des vrais Pins, maisle confondent avec les sapins sous le nomgénérique commun d'Abies ; de ce nombresont A.-L. de Jussieu et L.-G. Richard ;quelques uns, enfin, tels que MM. De Can-dolle, Leach, Loudon, admettent la manièrede voir de Tournefort, et en font un genredistinct et séparé. Quoi qu’il en soit, rela-tivement au rang qu’on assigne à ce groupe,

il présente les caractères suivants ; les fleurssont monoïques; les chatons mâles sontovoïdes, sessiles le long des rameaux , ac-compagnés à leur base d’écailles soudéesentre elles qui forment une sorte d’urcéole;les anthères s’ouvrent par une fente longi-tudinale; les chatons femelles sontégalementsessiles, ovoïdes, fouillés à leur base ; labractée qui accompagne chaque écaille flo-rigère est membraneuse, colorée, persis-tante, et, pendant la floraison , beaucoupplus longue que celte écaille elle-même;celle-ci est charnue, amincie vers son ex-trémité. Le cône qui succède à ces chatonsfemelles est dressé, formé d’écailles imbri-quées, presque ligneuses, amincies supé-rieurement, concaves à leur base, qui per-sistent après la chute des graines ; celles-ci,au nombre de deux à la base de chaqueécaille, sont petites, coriaces, munies d’uneaile persistante, large, oblique; leur em-bryon a 5-7 cotylédons. Les Mélèzes sontde beaux arbres à cime pyramidale, dontles branches pendent plus ou moins vers laterre, dont les feuilles sont planes, minceset linéaires , d’un vert gai ou glauque, an-nuelles, éparses sur les jeunes scions, commefasciculées sur les rameaux anciens, à causede leur insertion sur un ramule très rac-courci. — Ce genre renferme une espècetrès intéressante et très connue.

Le Mélèze d’Europe , Larix : europma DC.(Pinus Larix Linn. , Abies Larix Poir.,L.-C.Rich.). Cette espèce croîtspontanément dansla plupart des chaînes de montagnes del’Europe moyenne et méridionale, à l’ex-ception de la Scandinavie , delà Grande-Bretagne, des Pyrénées el de l’Espagne ; ellese trouve ensuite dans l’Oural, dans la Si-bérie et dans l’Amérique septentrionale;elle estvulgairement désignée sous la simpledénomination de Mélèze. C’est un bel arbrequi s’élève ordinairement à 20 mètres en-viron , mais qui peut dépasser beaucoup cesdimensions et atteindre jusqu’à 30 et même40 mètres de hauteur, avec un diamètreproportionné; ainsi il en existe quelquesindividus que leurs dimensions vraimentcolossales ont rendus célèbres. Sa racine estlongue, pivotante. Ses branches sont pres-que verticillées, très étalées ou un peu pen-dantes , surtout par les progrès de l’àge. Sesfeuilles sont glabres et lisses, linéaires >