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Tome huitième.
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composée, tâche, formée de cymes lies lâ-ches , pauciflorcs, presque dicholomes ; leurcalice est nettement biiabié, au moins deuxfois plus court que la corolle. Quoique d'unusage restreint, cette espèce est quelquefoissubstituée à la Mélisse officinale, dont ellea les propriétés affaiblies. On emploie l’in-fusion de ses sommités.

2. Calomelissa. Faux verticilles multiflo-ics, égaux , serrés. Calice velu intérieure-ment à la gorge : il/. Carolmiana.

3. Acinos. Faux verticilles à 6 fleursenviron , portés sur des pédicelles courtset raides. Bractées presque nulles. Calicegibbeux en dessous à sa base, velu inté-rieurement à la gorge. C’est à cette sectionqu’appartient une espèce très commune dansnos champs, la Mélisse des chasics, il/, aci-nos Benlh. (Thymus acinos Lin.), petiteplante herbacée, annuelle, presque dres-sée , pubescente ou velue ; à feuilles ovales,un peu dentées en scie , dont les floralesont la même configuration et dépassent lesfleurs ; celles-ci sont au nombre de 6 parfaux veriieille, presque sessilcs, et leur co-rolle déborde à peine le calice. Une autreespèce qui se rapproche beaucoup de la pré-cédente est la Mélisse des Alpes, il/, alpinaBenth. (Thymus alpinus Lin.), plante quicroit dans les lieux pierreux de nos chaînesde montagnes ; elle est vivace ; elle se dis-tingue de la Mélisse des champs par sa tigepresque ligneuse à sa base et tics rameuse ;par ses feuilles plus petites et propor-tionnellement plus larges ; par ses fleursplus grandes, dont le calice est rougeâtreet deux fois au moins plus court que lacorolle.

4. Clinopodium. Faux verticilles mulli-flores ou pauciflores, lâches, égaux, à pé-doncule commun presque nul. Bractéesgrêles, tantôt petites, tantôt de même lon-gueur que le calice. Gorge du calico nue oupeu velue. A cette section appartient laMélisse cunopode, il/, clinopodium Benth.(Clinopodiumvulgare Lin.), plante très com-mune le long des haies et des chemins, ainsique dans les bois découverts rie toute l’Eu-rope ei des parties moyennes de l’Asie . Nousnous bornerons a la mentionner. Elle a fi-guré dans l’ancierfne matière médicale;mais elle est aujourd’hui inusitée. Elle sefait remarquer par son défaut presque com-

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plet d’odeur, particularité rare parmi lesLabiées .

5. Meliphyllum. Faux verticilles pauci-flores, un peu lâches, déjetés d’un seul côté.Bractées peu nombreuses , ordinairementovales. Calice étalé, nu,ou à peine pileux àla gorge. Corolle jaune ou blanchâtre. C’està ce sous-genre qu’appartient l’espèce dugenre la plus remarquable et la plus inté-ressante à connaître, la Mélisse officinale,M. offlcinalis Lin. C’est une plante herba-cée très variable sous le rapport de sa taille,de sa villosité , de la grandeur de ses feuil-les, de la longueur de sa corolle. Sa tigeest droite, plus ou moins velue, et s’élèvede 3 à 10 décimètres ou même un peu au-delà. Ses feuilles sont ovales-élargies, cré-nelées sur leur bord, tronquées ou en cœurà leur base , les florales et les raméales pluspetites, toutes obtuses ou les supérieuresseulement aigues, à poils assez railles surleurs deux faces , vertes, ridées. Ses fleurssont blanches ou d’un jaune pâle, groupéesà l’aisselle des feuilles florales en faux ver-ticilies distants. Leur calice est béant et àpeu près nu à la gorge, à lèvre supérieureplane, tronquée, pourvue de trois dentscourtes, de moitié plus court que la corolle.Cette plante exhale , surtout quand on lafrotte, une odeur agréable de citron qui luia valu le nom vulgaire de Citronnelle; maiscette odeur dégénère à mesure qu’elle arriveà un état plus avancé, ce qui oblige à larecueillir pour l’usage un peu avant l’épo-que de la floraison. Sa saveur est amère etun peu aromatique. On en fait très souventusage en médecine en diverses circonstan-ces. Comme antispasmodique , elle est fré-quemment usitée dans les alTections ner-veuses, et sou eau distillée entre habituel -lement dans les potions calmantes. Commeexcitante et tonique , on la prescrit dansplusieurs maladies accompagnées ou prove-nant de débilité dans les organes; les an-ciens en faisaient encore plus souvent usageque les modernes sous ce rapport. On l’em-ploie encore comme cordial, stomachi-que, etc., comme diurétique, emménago-gue, etc. Par la distillation , on en obtientune huile essentielle qui partage les pr°'priétés de la plante. On a recours princip-' 1 "leinent à son infusion ; enfin on se sert en-core de la plante entière réduite en pondre-