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Tome huitième.
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cuve hydrargyro-pneumalique. Sa dilatabi-lité , plus grande que celle des autres li-quides, la marche uniforme de sa dilata-tion , et sa moins grande volatilité le ren-dent des plus convenables pour les thermo-mètres (voy. ce mot). Sa densité particulièrele rend aussi plus propre que tout autre li-quide à mesurer les différentes pressions at-mosphériques ; aussi est-il exclusivementemployé pour la construction du baromètre(voy. ce mot). Nous avons signalé plus hautses nombreux usages dans les arts et eumédecine.

L’équivalent du Mercure est représentépar 1265,82. (A. D.)

MERCURE , ins. — Nom vulgaire d’uneespèce du g. Satyre.

MERCURIALE. Mercurialis. bot. pu.—Genre de la famille des Euphorbiacées -Aca-1 y pliées, établi par Linné (Gen., n. 1125),et dont les principaux caractères sont : Fleursmonoïques ou dioïques. il lûtes: Calice 3-4-parti.Étamines 8-12, quelquefois plus; filetslibres, saillants, terminés par des anthèresà loges globuleuses et distinctes. Femelles:Calice 3-4 parti. Filets 2-3, stériles, appli-qués dans un sillon creusé de chaque côtéde l’ovaire didyme, à 2 ou 3 loges uni-ovu-lées. Styles 2-3, courts, élargis et frangésdans leur contour. Le fruit est une capsulerevêtue d’aspérités ou d’un duvet tomenteux,à 2 ou, rarement, 3 coques globuleuses, mo-nospermes.

Les Mercuriales son t des plantes herbacées,annuelles ou vivaces, quelquefois suffrutes-centes, à feuilles opposées ou, rarement, al-ternes, stipulées, dentées ou entières; àfleursaxillaires et terminales; les mâles disposéesen épis agglomérés et bractéés ; les femelleseu épis ou en faisceaux, ou solitaires. Ellescroissent abondamment en Europe , surtoutdans les contrées australes , et se montrentrarement dans l’Asie et l’Afrique tropicale.

On connaît une dizaine d’espèces de cegenre réparties par Endlicher (Gen. plant. ,p. 11II, n. 5786) en deux sections qu’ilnomme : Linozoslis: Capsule à deux coques ;feuilles opposées; Trismegista: Capsule àtrois coques; feuilles alternes. Nous citeronsprincipalement parmi les espèces de la pre-mière section qui sont toutes européennes :1 “ la Mercuriale vivace, Mercurialis peren-nis Linn., très commune dans les bois om-

bragés; elle a des racines traçantes qui pro-duisent des tiges droites ou rameuses etgarnies de quelques poils ; à feuilles ovales-laneéolécs, dentées et d’un vert sombre. C’estune plante dangereuse et qu’ori ne doit parconséquent employer qu’avec la plus grandecirconspection. Elle est même fatale aux bestiaux; les Chèvres seules peut-être la man-gent impunément. 2'* la Mercuriale an-nuelle, Mercurialis annua Linn., extrême-ment commune dans les jardins et dans lesendroits cultivés. Elle ressemble à la précé-dente. Cette espèce sert à faire une prépara-tion laxative, appelée Miel mercurial, qu’onn’emploieque dans les lavements. Il est com-posé de parties égales de suc de Mercurialenon dépuré et de Miel choisi que l’on faitcuire en consistance de sirop. (J.)

MÉUENDÈRE. Merendera, Iîam.BOT. pu.— Genre de plantes de la famille des Colchi-cacéesou Mélanthacées, de l’hexandrie trigy-nie dans le système de Linné , établi par Ra-rnond (Bull, pliil., n. 47, tab. 12, f. 2) pourune très jolie plante des Pyrénées , intermé-diaire par ses caractères aux Colchiques etaux Bulbocodes. Certains auteurs , particu-lièrement La Pérouse (Hist. abr., p. 202),l’ont rangée dans ce dernier genre, et, d’unautre côté, Bergeret (Flore des Basses-Pyré-nées, II), en la séparant génériquement, avaitproposé pour elle le nom générique de Geo-phila, qui n’a pu être conservé, celui qui luiavait été donné parRainond étantantérieur.Le genre Mérendère se distingue par un pé-rianthe divisé profondément en six segmentsrétrécis en long onglet à leur base, portantà leur sommet des étamines dressées, dontl’anthère est aiguë, en fer de lance; l’ovaireest unique, surmonté de trois styles allon-gés, dressés au sommet. Le fruit qui succèdeà ces fleurs est une capsule à trois loges peurenflées, ressemblant à autant de folliculesréunis par leur partie intérieure. L’espècepour laquelle ce genre a été créé est la Mé-rendère bulbocode, Merendera Bulbocodiun 1Ram. (Bulbocodiumautumnale La Pér ,,Geo-phila pyrenaica Bergeret), fort jolie plantequi abonde dans les prairies alpines et sous-alpines dans le centre de la chaîne des Pi"rénées. Sa longueur tout entière n’est guereque d’environ un décimètre; son bulbe estovoïde, d’environ un centimètre de largeur,revêtu extérieurement de tuniques brunes,