Band 
Tome huitième.
Seite
144
JPEG-Download
 

Mi

MER

MER

ment de ce qu'ont fait Vieillot et Temminck .En effet, il comprend comme sections dug. Turdus les Stournes, les Turdoïdes, lesAslrapies, les Grallines, les Endures et lesCrinons, que Temminck et Vieillot enavaient génériquement retirés, et commece dernier il différencie les Merles des Grives.Cette manière de voir est à peu près cellequ’a adoptée M. Lesson dans son Traitéd’ornithologie. Les genres linnéens ayantété convertis en familles, et M. Lesson ac-ceptant celte innovation, qui était un pro-grès, fit du g. Turdus, non pas une fa-mille, comme Vigors , mais une sous-familledans laquelle il distingua les Stournes , lesJuidas, les Spréos, les Pélrocincles, les Merles-pies-Grièches et les Merles qu’il a subdivisésen Merles pr. dits , en Grives , en Fausses-Grïves , en Cinclosomes , en Merles-Philé-dons , en Moqueurs, en Petits-Merles , enMerles à bec court, en Merles-Griviers, enTurdoïdes, en Podobés et en Merles-Traquets.Un essai de classification que nous ne sau-rions passer sous silence, est celui qu’aproposé M. de Lafresnaye. Pour lui, lesOiseaux dont nous parlons composent laquatrième famille de ses Passereaux denti-rostres à bec comprimé, et sont, d’aprèsdes considérations de moeurs et d’habitat,distribués dans sept sections : celles desMerles buissonniers, qui comprend les genresIxos, Brachypus, Tricophorus, Orpheus etles Merles philédons et latirostres; celledes Merles sylvains ou Merles proprementdits, représentés par les genres Turdus,Kiltacincla, Sericulus, Myiophonus et Merlesrubieltes; celle des Meules riverains, delaquelle font partie les genres Sciurus, Cra-leropus, Garrulaxis, Malacocircus, Cin-closoma, Psophodes, Megalurus ; celle desMerles de roseau , g. Donacobius ; celle desMerles plongeurs, g. Cinclus ; celle desMerles marcheurs , comprenant les genresLamprotornis et Gryllivora ; et celle desMerles iiumicoles, g. Grallina. Enfin, pourG.-R. Gray la famille des Turdidées em-brasse 70 genres, qui sont répartis en cinqsous-familles, celles des Formicarinœ, desTurdince, des Timalinæ , des Oriolinæ etdes Pycnonotinæ.

11 doit résulter de cet exposé très rapideet incomplet, mais suffisant cependant, quela difficulté de fixer les limites de la division

qui renferme les Merles est grande, puisqueles tentatives faites aux différentes époquesde la science ont conduit à des résultats quisont presque la négation les uns des autres.

Comme la classification de G. Cuvier estcelle que l’on a le plus généralement adop-tée dans le courant de cet ouvrage, c’estégalement d’après la méthode de cet auteur,combinée avec celle de M. Lesson , et misele plus possible en rapport avec les progrèsqu’a faits l’ornithologie, que nous distribue-rons les Merles . On ne doit pas s’attendre àtrouver ici un spéciès complet, ni moins en-core la description de toutes les espèces quenous citerons; nous nous bornerons à dé-crire succinctement celles d’Europe , et pourles Merles étrangers , nous donnerons de laplupart d’entre eux une simple indication.

I. MERLES . Turdus.

Bec long, arqué, comprimé, fort, assezélevé, échancré à la pointe, qui n’est pointrecourbée en crochet; ailes ne dépassant pasles couvertures supérieures de la queue ;celle-ci ample et le plus ordinairement car-rée, et de médiocre longueur.

(a) Espèces dont le plumage offre des cott-leurs uniformes ou distribuées par grandesmasses. (G. Merula, Ray, Boié.)

Le Merle commun , Turdus merula Linn.(BuIL, pl. enl., 2 et 555) : tout le plumagenoir, avec le bec jaune; la femelle est brune.— Habite toute l’Europe.

Cette espèce présente de nombreuses va-riétés albines totales ou partielles. Celle 3queue cerclée de blanc, que P. Roux indiquecomme constante sur les montagnes des en-virons de Nice , se trouve dans les environsde Paris , où nous l’avons rencontrée plu-sieurs fois.

Le Merle a plastron , Tur. lorqualufLinn. (Buff., pl. enl., 168 et 182) : noir, 3plumes bordées de blanchâtre; un plastronblanc sur la poitrine. — Habite les diffe-rentes contrées de l’Europe ; s’y montre enmoins grand nombre que le Merle commun»et comme lui offre de nombreuses variétésalbines.

Le Merle a gorge noire, Tur. alrog ltlaris Nauinan (Gould., pl 75) : tête, devandu cou et haut de la poitrine d’un noir pr®fond ; parties supérieures d’un cendré oh-