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Tome huitième.
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en verdâtre par le Pyroxène ; mais il perd sacouleur et devient blanc lorsqu’on le chauffeau chalumeau; il en est de même quand onplonge la roche dans l’acide hydrochlorique.

M. d’Omulius d’IIalloy réunit cette rocheà ses espèces Dolérite et Trapp, suivant queles éléments se distinguent ou ne se distin-guent pas à l’œil nu. La Miinosile appartientprincipalement aux terrains pyrogènes despériodes crétacée etpaléothérienne. (C. d’O.)

MIMULE. Mimulus Linn. (Mimus per-sonatus , dit Linné , à cause de la corollede ces plantes qui a été comparée à unmasque de théâtre), bot. pu. — Genre dela famille des Scrophulariacées, de la Di-dynamic - Angiospermie dans le systèmesexuel. Sa circonscription première a étémodifiée et restreinte dans ces dernierstemps, quelques unes des espèces qu’il com-prenait ayant servi à former de nouveauxgenres ; ces genres sont : le Diplacus ,Nutt., composé aujourd’hui de 4 espèces,dans lequel rentrent les Mimulus glulino-sus Wendl., aurantiacus Curt., linearisBcnth. ; l'Eunanus Benlh. , composé de3 espèces, établi sur le M. nantis Ilook., etAm.; le Leucocarpus, Don. , renfermant3 espèces, dont le type est le M. perfolia-lus H. B. K. Resserré dans les limites quelui assignent ces diverses suppressions, legenre Mimulus comprend encore 30 espècespour la plupart remarquables par la beautédeleurs fleurs,etque réunissentles caractèressuivants : ce sont des plantes herbacées,toutes étrangères à l’Europe , pour la plu-part originaires de l’Amérique , dont la tigeest décombante ou dressée, dont les feuillessont opposées. Leurs fleurs, souvent grandeset remarquables par leur brillante colora-tion, sont solitaires sur des pédoncules axil-laires; parfois les supérieures forment parleur rapprochement une sorte de grappe àl’extrémité des rameaux. Leur calice est tu-buleux, à 3 angles longitudinaux, et terminépar 3 dents ; la lèvre supérieure de leur co-rolle est dressée ou rélléchie-étaléc, bilobée;l'inférieure est étalée, trilobée, à lobes éga-lement arrondis, plans; leurs 4 étaminessont didynames, et les loges de leurs an-thères finissent par devenir presque con-fluentes; leur style se divise à son extrémitéen deux lames stigmatiques larges, ovales,presque égales entre elles, remarquables

par leur irritabilité qui les fait se rappro-cher l’une de l’autre lorsqu’on les chatouilleavec la pointe d’une aiguille. Le fruit desMimulus est une capsule à peine sillonnée,2-valve, à déhiscence loculicide, dont lesvalves laissent au centre, en s’écartant, unplacentaire entier ou 2-lide, et emportentla cloison sur leur ligne médiane. PlusieursMimules sont aujourd’hui très répandus dansles jardins, où ils se font distinguer par l’a-bondance et la beauté de leurs fleurs. Nous

nous bornerons à décrire ici les plus connus.

1. Misiule de Virginie, Mimulus ringensLinn. Cette jolie espèce vivace, et rustiquedans nos climats, croît naturellement dansl’Amérique du Nord depuis le Canada jusqu’à la Virginie et l’Ohio. Sa tige télra-gone s’élève à 3-5 décim.; ses feuilles sontoblongues ou lancéolées, légèrement den-tées, élargies en cœur et embrassantes àleur base ; ses fleurs se montrent aux moisde juillet et d’août; elles sont violacées oubleu pâle, de grandeur moyenne, longue-ment pédonculées ; leur calice est un peucourbe, plissé, terminé par des dents lan-céolées-linéaires, inégales, presque aussilong que le tube de la corolle dont le limbeest grand, ondulé, et qui est presque ferméeà la gorge. La capsule est ovale et enferméedans le calice. Dans nos jardins, celte plantedemande une lerre franche, légère et hu-mide, ou mieux encore de la terre debruyère, une exposition fraîche et un peuombragée. Elle se multiplie facilement, demême que les suivantes, soit de graines se-mées immédiatement après leur maturiléisoit de boutures ou par division des pieds-

2. Le Mimule cardinal, Mimulus cardi-nalis Dougl. Cette belle plante, égalementvivace, a été rapportée par Douglas de l aHaute-Californie. M. Spach a proposé po ulelle, sous le nom d'Erylhranlhe , un nou-veau genre qui n’a pas été adopté. Sa tio erameuse, à rameaux lâches, velue, s’élèveà (i-10 décim. ; ses feuilles ovales, rétréciesà leur base et embrassantes, marquées denombreuses nervures, sont dentées etcomine un peu rongées sur leurs bords; sesfleurs, d’un beau rouge minium, sontgrandes, très belles, et se succèdent peu"dant une grande partie de l’été et de 1 aUlomne ; elles ont un pédoncule plus j 011 »que la feuille à l’aisselle de laquelle il iS