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Tome huitième.
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et que M. de La Fresnaye rapporte au genreOrihonix. Voy. ce mot. (Z. G.)

MOIIRIA (nom propre), bot. cr. —Genrede I’ougères-Schizéacées, établi par Swartz( Synops ., 159, t. 5) pour de petites Fougè-res qui croissent au cap de Bonne-Espé-rance et dans File de Mascareigne. Voy.

FOUGÈRES .

MOINE, mam. — En mammalogie , ladénomination vulgaire de Moine est em-ployée pour désigner diverses espèces appar-tenant aux groupes des Singes, des Phoqueset des Marsouins. (E. D.)

MOINEAU. Fringilla. ois.—Les ornitho-logistes ne donnent pas tous à ce mot la mêmevaleur; les uns l’emploient comme nom defamille, les autres comme nom de genre etde sous-genre; d’autres s’en servent seule-ment pour désigner quelques espèces. De cestrois exceptions, nous adopterons la pluslarge; en d’autres termes, à l’exemple deG. Cuvier, de M. Lesson et de plusieurs au-tres naturalistes, nous considérerons ici lesMoineaux comme composant une nombreusetribu ou famille (1) caractérisée par un becpresque régulièrement conique, épais, fort,large à sa base, pointu au sommet, et pardes narines arrondies et en partie cachéespar les plumes du front.

Les espèces que nous comprendrons, avecles auteurs que nous venons de citer, sous letitre général de Moineau , en raison de leurnombre considérable et de leur diversité,doivent nécessairement offrir des habitudes,des instincts, etc., différents, dont il nousfaudra tenir compte dans l’histoire que nousavons à faire de ces oiseaux. Mais, pour nepoint augmenter la difficulté déjà très grande<lc cet historique, nous prendrons particuliè-rement en considération les mœurs de nosMoineaux d’Europe , et nous nous borneronsa signaler les différences que présentent àcet égard les espèces qui ont avec eux desrapports de famille.

Les Oiseaux que l’on réunit sous le nomde Moineaux ont, en général, des formesplutôt lourdes que sveltes. La plupart sontparés de couleurs agréables qui les font re-chercher. Répandus sur toute la surface duglobe, mais surtout là où se trouvent desgraines à leur convenance, les Moineaux for-

(') t.ftte famille corwspon<l entièrement nu g. Gros-Rerut- M. Tomminrk

ment des associations nombreuses, et exploi-tent ordinairement en troupes les contréesqu’ils habitent. Il semblerait que nos espècesd’Europe aient été créées tout exprès pourdevenir les commensales de l'homme; carelles l’ont suivi partout où il s’est établi, etsurtout partout où il s’est livré à la culturedes céréales. Elles sont, selon l’heureuse ex-pression de BulTon, comme les rats attachésà nos habitations, ne se plaisant ni dans lesbois, ni dans les vastes campagnes, maischerchant do préférence les grandes villes ausein desquelles elles sont assurées de trou-ver en tout temps une nourriture facile.Cette habitude qu’ont les Moineaux de venirvivre à nos dépens a fait penser à Sonninique ces Oiseaux avaient changé de nature ense soumettant volontairement à une sortede domesticité, domesticité plus nuisiblequ’utile; car les Moineaux ne sont plus,comme les Pigeons, les Poules, les Ca-nards, etc., des animaux dont on puisse tireraucun profit, leurs plumes ne pouvant êtreutilisées et leur chair n’étant pas même mé-diocre. Ce sont plutôt des casaniers impor-tuns, des commensaux incommodes, d’im-pudents parasites qui partagent malgré nousnos grains, nos fruits et notre domicile.« Plus hardis que les autres Oiseaux, dit avecbeaucoup de justesse Sonnini, ils ne craignentpas l’homme, l’environnent dans les villes,à la campagne, se détournant à peine pourle laisser passer sur les chemins, et surtoutdans les promenades publiques où ils jouis-sent d’une entière sécurité. Sa présence neles gêne point, ne les distrait point de la re-cherche de leur nourriture, ni des soins qu’ilsdonnent à leurs petits, ni de leurs combats,ni de leurs plaisirs; ils ne sont assujettis enaucune manière, et, à vrai dire, ils ont plusd’insolencequede familiarité. » Il ne faudraitpoint juger des mœurs des espèces étrangè-res qui sc rapportent aux Moineaux par cellesdes nôtres; le plus grand nombre vit loinde toute demeure et fuit avec autant de soinles lieux habités que nos espèces les recher-chent; mais elles ont ceci de commun avecnos Moineaux, que la plupart d’entre ellesoccasionnent de très grands dégâts par laconsommation inouïe qu’elles font des grai-nes utiles.

Pendant longtemps on a discuté cettequestion de savoir si les Moineaux qui vivent