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Tome huitième.
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Ivpes jusqu'à ce s derniers temps. Elle com-prend une Toule de très petits Mollusques quivivent agrégés de telle sorte que, les enve-loppes cornées ou calcaires de chacun ve-nant à se souder et souvent à s’encroûter deplus en plus, il en résulte des lames ou desexpansions, ou des ramifications cornées,cartilagineuses ou pierreuses, qu'on a nom-mées des polypiers membraneux, cellariés,foraminés, etc. Chaque petit Bryozoaire estcomplètement rétractile dans une loge oucellule qui représenteà la fois le manteau etla coquille d’un Conchifère, ou le man-teau et l’enveloppe coriace externe d’uneAscidie ; mais il fait sortir et il épanouit audehors une couronne de longs tentaculesgarnis de cils vibratiles, et représentant lesac branchial des Tuniciers . A la base decette couronne se trouve la bouche, suiviepar un intestin replié dans la loge, de tellesorte que l’anus vient aboutira côté. Ainsique dans les deux classes précédentes, lessexes sont réunis ou confondus. La repro-duction a lieu par des œufs , par des sto-lons et par des gemmes qui contiennentplusieurs embryons. La classe des Bryo-zoaires présente le dernier degré de simpli-fication dans l’embranchement des Mol-lusques.

Division des classes en ordres et en familles.

La classe des Céphalopodes ayant été trai-tée dans le tome III, nous passons immédia-tement à la deuxième classe.

GASTÉROPODES. On les divise en onzeordres : 1° les Pulmonés; 2° les Pectinibhan-ches; 3" les Tcbulibrancuf.s ; V les Cuuuio-BRANCHES; 5° les SCUTIBIiANCIIES; G“ les Cy-clodranciif.s ; 7° les Inférobranciies ; 8° lesTectibranchf.s; 9° les Nudibranches ; 10° lesJantiunf.s; 11° les Hétéiiopodf.s, qui ont étérangés différemment par les auteurs, en rai-son de leurs rapports multiples qui ne per-mettent pas de les placer en série rectiligne.En effet, les Tubulibranches pourraient êtreréunis avec les Pectinibranches qui, eux-mêmes, se lient aux Pulmonés par certainsgenres dont l’appareil respiratoire seul dif-fère; et d’autre part, les Nudibranches, quio firent dans plusieurs genres les dégradationsles plus prononcées du type général des Gas-tropodes , semblent former le passage auxHétéropodes,dontona voulu faire une classeà part tant ils sont différents des autres, tan-

dis que ces mêmes Nudibranches se ratta-chent aux Pulmonés par des genres assezvoisins des Limaces. Quant aux Cirrho-branches, ils paraissent également mal pla-cés, quelque rang qu’on leur assigne, tantils diffèrent des autres ordres par la sy-métrie presque complète des animaux etpar la position terminale de l’anus. LesScutibranches, les Cyclobranches et les Nu-dibranches montrent aussi une symétriebien prononcée, ainsi que les Ilétéropodes ;tous les autres sont plus ou moins dissy-métriques, et leur coquille, quand ils enont, est contournée en spirale ou turbinée.Mais cette coquille n’olîre pas toujours descaractères distinctifs aussi importants queles caractères tirés de l’organisation mêmede l’animal : voilà pourquoi les anciennesclassifications, et notamment celle de La-marck que nous suivons autant que possible,ont besoin d’être remaniées. Toutefois les'modifications qu’on pourrait introduire neseront définitives que quand on connaîtrales animaux de la plupart des espèces, etjusque là nous restons dans une périoded’incertitude au sujet de la circonscriptiondes familles et de leur coordination.

I. Les Pulmonés, caractérisés parla facultéque seuls entre tous les Mollusques ils ontde respirer l’air en nature, comprennentdes types fort divers. Les Pulmonés, commeles entendait Cuvier , sont monoïques, etforment pour nous cinq familles , donttrois terrestres: 1° Les Limaciens qui sontnus comme les Limaces , ou munis d’unecoquille rudimentaire comme les Testa-celles ; 2“ les Héliciens, qui sont pourvusd’une coquille enveloppante turbinée, plusou moins arrondie ou discoïdale, ou turri-culée, comme les Hélices, les Maillots et lesBulimes, ou dont la coquille plus évasée nepeut suffire pour enfermer l’animal, commeles Vitrines et les Ambrettes; tous ils ontquatre tentacules, et sont dépourvus d’o-percule; 3° les Auricules, dont la coquilleest également sans opercule, mais qui n’ontque deux tentacules, et qui ont à la colu-melle un ou plusieurs plis saillants ; avec legenre Auricule, comprenant les Carychics etScarabés , ainsi que les Conovules qu’on ensépare quelquefois, la même famille ren-ferme aussi les genres Piétin ( Pedipes ) etRingicule, suivant M. Deshayes.