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peut nommer, d’après le nom d’une des fa-milles principales, l’ordre des Cardiacés, se-rait le deuxième si l’on voulait y réunir lesRudistes. 11 est caractérisé par la réuniondes bords postérieurs du manteau, formant,ou deux orifices bordés de petits tentacules,ou deux siphons égaux ou inégaux, réunisou distincts. Une troisième ouverture estlaissée par le manteau pour le passage dupied. Les Cardiacés forment sept familles :1° les Camacés ont le sommet des valves en-roulé en spirale aplatie, et une de leurs val-ves, tantôt l’une, tantôt l’autre, suivant lesespèces, est adhérente aux rochers ou auxautres corps marins. Leur manteau formeen arrière deux siphons très courts et ciliés;le pied est petit, cylindracé , tronqué etcoudé ; les palpes sont quadrangulaires, obli-quement tronqués ; le ligament est externe ;la charnière a une grosse dent. Avec lesCames, on doit provisoirement ranger danscette famille le Cleidothère , dont l'animalest inconnu , mais qui se distingue par laprésence d’un osseletcalcaire allongé, que re-tient un ligament convexe dans des impres-sions profondes sur chaque valve. 2° les Tri-dacnés, comprenant le seul genre Tridacne,sont caractérisés par le rapprochement desmuscles adducteurs, et par la position enquelque sorte inverse de l’animal dans sacoquille; car ici les parties inférieures sontles postérieures chez les autres, et le piedpasse par la lunule. Ce pied est épais, cy-lindrique, et sécrète un byssus ; la char-nière a deux dents comprimées, et le liga-ment est externe. 3° Les Cardiacés, compre-nant les genres Bucarde, Isocarde et Cypri-carde, ont les siphons très courts, et réduitspresque à une bordure saillante lentaculée.Ils sont caractérisés par leur pied long etcoudé pouvant servir pour le saut, et parleur charnière portant quatre dents en croix,deux à chaque valve sous les crochets , enoutre des dents latérales. Le ligament estexterne. 4° Les Conques ont en général unPied comprimé droit, une charnière muniede deux ou trois dents obliques sous les cro-chets , et des siphons plus ou moins réunisdans leur longueur. Tous ils ont l’impres-sion palléale échancrée en arrière. On ycompte beaucoup de genres qui pourraientêtre groupés en tribus, d’après les caractè-res des siphons. Ainsi les genres Cyclade,
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Cylhérée et Arthémis ont les siphons com-plètement réunis; les g. Cyrène, Cyprine,Vénus et Astarté ont les siphons réunis enpartie seulement; et les g. Pullastre,Véné-rupe, Pélricole, les ont encore plus séparés.4° Les Lucinides, comprenant les genresLucine, Corbeille, Cyprinoïde, Bornia, Ery-eine et Galéome, ont pour caractère com-mun l’intégrité du contour de l’impressionpalléale et l’allongement d’une , au moins ,des impressions musculaires qui se confondavec le bord du manteau. Tous ont lestrois ouvertures au manteau et peut-êtreaussi, comme les Lucines, les branchies dechaque paire soudées par le bord externe, desorte qu’on pourrait croire qu’il n’y en aqu’une seule paire. Un seul siphon se présentechez quelques uns (Lucine et Corbeille), etl’autre ouverture est sans prolongement;d’autres manquent entièrement de siphon.Leur ligament est seul externe chez tous.3° Les Tellinides , comprenant les genresDonace et Telline, ont aussi le ligamentexterne, mais leurs branchies ne sont passoudées, leur impression palléale est échan-crée, et leurs siphons sont allongés etsépa-rés, le siphon branchial étant frangé oudigité. 6° Les Amphidesmacés, comprenantles genres Ainphidesme , Cumingia, Trigo-nella et Syndesmia, se distinguent par leurligament interne très oblique; leurs si-phons sont allongés et séparés. 7“ Les Cras-satellés ont au contraire le ligament interneet central situé dans une fossette trian-gulaire droite au-dessous des crochets ; leurimpression palléale est échancrée; leurs si-phons sont séparés. On y comprend lesgenres Crassatelle et Amphidesme.
Le quatrième ordre, celui des Snfermés( inclusa ) , comprend lous les Conchifèresdont le manteau, plus complètement fermé,se prolonge en un tube double, ordinaire-ment trop volumineux pour pouvoir rentrertout entier dans la coquille, et conséquem-ment alors revêtu d’un épiderme résis-tant, ou bien susceptible de sécréter uneportion du têt allongée en tuyau. La coquillealors est presque toujours bâillante; cepen-dant plusieurs familles, sans avoir les si-phons aussi longs et la coquille aussi bâil-lante, sont rangées ici d’après leurs autresrapports, et surtout parce qu’elles ont leslobes du manteau réunis sur les trois quarts