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son fruit qui, lorsqu’il est mûr, se détachede son pédicule, soit au moindre contact,soit spontanément, et projette ainsi au loinses graines au milieu d’un jet de liquide{voy. ecbaltum). Après cette suppression , ilne reste dans le genre Momordique que desespèces exotiques qui appartiennent à l’Asie et à l’Amérique tropicale; ce sont des plan-tes herbacées, grimpantes, à feuilles palmées3-5-Iobées, s’appuyant aux corps au moyende vrilles simples, allongées, extra-axillaires.Leurs fleurs sont solitaires sur un pédonculeaxillaire qui porte une bractée foliacée; ellessont monoïques. Les mâles se composentd’un calice court, campanulé, S-fide,"étalé ;d’une corolle insérée sur le calice, 5-partite,à divisions étalées ; obtuses; de 5 étamines,également insérées sur le calice, réunies entrois faisceaux. Les femelles présentent uncalice adhérent, à limbe S-parti, étalé; unecorolle semblable à celle des fleurs mâles;trois rudiments d’étamines; un ovaire infère,à trois loges multi-ovulées, surmonté d’unstyle 3-fide ou 3-parti, auquel succède unfruit charnu, dont la surface extérieure portedes tubercules ou des pointes, et qui se romptavec élasticité à sa maturité. Les graines sontcomprimées, marginées, revêtues d’un tégu-ment charnu qui les fait paraître rugueuseslorsqu’elles so,nt sèches.
On trouve aujourd'hui dans tous les jar-dins botaniques et dans plusieurs jardinsd’agrément la Momordique balsamine, Mo-mordica balsamina, Lin., plante annuellede l’Inde , à feuilles palmées-lobées, glabres,dont les lobes sont bordés de grosses dentsaiguës; à fleurs petites, jaunes, dont les fe-melles ont l’ovaire pubescent, hérissé de pe-tits tubercules aigus, en rangées longitudi-nales. A ces fleurs succède un fruit oblong,de la grosseur d’une grosse prune, d’unebelle couleur orangée ou rouge, ce qui luifait donner dans les Indes le nom vulgairede Pomme de merveille, qui s’ouvre à la ma-turité en trois valves irrégulières. Ce fruitest regardé comme vulnéraire. Aux Philip pines , on emploie comme vomitif la décoctiondes feuilles de cette plante. (P. D.)
MOMOT. Momolus. ots. — Genre dePassereaux de la division des'Syndactyles,créé par Brisson sous la dénomination deMomolus, tirée de Momot , nom sous lequelFernandez avait désigné l’espèce type du
Houtou. Linné confondait les Momots avecles Toucans ; mais aujourd’hui ce groupeest adopté par tous les zoologistes, seule-ment on n’est généralement pas'd’accordrelativement à la dénomination latine qu’ondoit lui appliquer, et l’on adopte indiffé-remment les noms de Momolus Brisson,Prionites Illiger, et Baryphonus Vieillot.
Les Momots ont pour caractères : un beclong, robuste, épais, un peu comprimé la-téralement, infléchi vers la pointe, à bordsmandibulaires crénelés; une langue étroite,allongée et barbelée sur les bords; des na-rines arrondies, un peu obliques, situées àla base du bec, et en partie cachées par lesplumes du front; la tête couverte de plumeslâches; les paupières nues et les cils rem-placés par de petites plumes; les tarses demoyenne longueur, écussonnés, et formantpar la réunion des doigts une plante depied solide; les ailes, subobtuses, n’excèdentguère la naissance de la queue ; cette der-nière est longue , étagée , composée de dixou douze pennes, celle du milieu s’ébarbantdans l’adulte sur un petit espace non loindu bord.
Ces oiseaux , qu’on rencontre presquetoujours seuls, habitent dans l’intérieur desforêts; ils sont sauvages et défiants; leurvol est difficile et peu soutenu, aussi n’a-bandonnent-t-ils guère les lieux où ils sontnés. Leur plumage, très fourni à la tête, aucou et au-dessus du corps , est composéde plumes longues, faibles et décomposéescomme celles que l’on voit sur la tête desGeais. Les Momots ne se posent que sur lesbranches basses des arbres ; ils nichent dansdes trous creusés par les Tatous ou d’autresMammifères, dans lesquels ils portent desherbes sèches pour y déposer leurs œufs. Deleurs chants ou plutôt de leurs cris graveset désagréables sont venus les noms de Hou-tou et de Tutu, qu’ils portent dans lescontrées dont ils sont originaires. Ces ani-maux sont en général carnivores; car ils senourrissent d’insectes, de vers de terre, depetits mammifères, etc.; toutefois ils pren-nent également parfois une nourriture vé-gétale.
D’Azara a pu étudier au Paraguay esmœurs d’une espèce de ce genre, le Momottutu, et nous rapporterons ici ce qu il endit : « Ces oiseaux, quoique assez farouches,