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Tome huitième.
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son fruit qui, lorsquil est mûr, se détachede son pédicule, soit au moindre contact,soit spontanément, et projette ainsi au loinses graines au milieu dun jet de liquide{voy. ecbaltum). Après cette suppression , ilne reste dans le genre Momordique que desespèces exotiques qui appartiennent à lAsie et à lAmérique tropicale; ce sont des plan-tes herbacées, grimpantes, à feuilles palmées3-5-Iobées, sappuyant aux corps au moyende vrilles simples, allongées, extra-axillaires.Leurs fleurs sont solitaires sur un pédonculeaxillaire qui porte une bractée foliacée; ellessont monoïques. Les mâles se composentdun calice court, campanulé, S-fide,"étalé ;dune corolle insérée sur le calice, 5-partite,à divisions étalées ; obtuses; de 5 étamines,également insérées sur le calice, réunies entrois faisceaux. Les femelles présentent uncalice adhérent, à limbe S-parti, étalé; unecorolle semblable à celle des fleurs mâles;trois rudiments détamines; un ovaire infère,à trois loges multi-ovulées, surmonté dunstyle 3-fide ou 3-parti, auquel succède unfruit charnu, dont la surface extérieure portedes tubercules ou des pointes, et qui se romptavec élasticité à sa maturité. Les graines sontcomprimées, marginées, revêtues dun tégu-ment charnu qui les fait paraître rugueuseslorsquelles so,nt sèches.

On trouve aujourd'hui dans tous les jar-dins botaniques et dans plusieurs jardinsdagrément la Momordique balsamine, Mo-mordica balsamina, Lin., plante annuellede lInde , à feuilles palmées-lobées, glabres,dont les lobes sont bordés de grosses dentsaiguës; à fleurs petites, jaunes, dont les fe-melles ont lovaire pubescent, hérissé de pe-tits tubercules aigus, en rangées longitudi-nales. A ces fleurs succède un fruit oblong,de la grosseur dune grosse prune, dunebelle couleur orangée ou rouge, ce qui luifait donner dans les Indes le nom vulgairede Pomme de merveille, qui souvre à la ma-turité en trois valves irrégulières. Ce fruitest regardé comme vulnéraire. Aux Philip­ pines , on emploie comme vomitif la décoctiondes feuilles de cette plante. (P. D.)

MOMOT. Momolus. ots. Genre dePassereaux de la division des'Syndactyles,créé par Brisson sous la dénomination deMomolus, tirée de Momot , nom sous lequelFernandez avait désigné lespèce type du

Houtou. Linné confondait les Momots avecles Toucans ; mais aujourdhui ce groupeest adopté par tous les zoologistes, seule-ment on nest généralement pas'daccordrelativement à la dénomination latine quondoit lui appliquer, et lon adopte indiffé-remment les noms de Momolus Brisson,Prionites Illiger, et Baryphonus Vieillot.

Les Momots ont pour caractères : un beclong, robuste, épais, un peu comprimé la-téralement, infléchi vers la pointe, à bordsmandibulaires crénelés; une langue étroite,allongée et barbelée sur les bords; des na-rines arrondies, un peu obliques, situées àla base du bec, et en partie cachées par lesplumes du front; la tête couverte de plumeslâches; les paupières nues et les cils rem-placés par de petites plumes; les tarses demoyenne longueur, écussonnés, et formantpar la réunion des doigts une plante depied solide; les ailes, subobtuses, nexcèdentguère la naissance de la queue ; cette der-nière est longue , étagée , composée de dixou douze pennes, celle du milieu sébarbantdans ladulte sur un petit espace non loindu bord.

Ces oiseaux , quon rencontre presquetoujours seuls, habitent dans lintérieur desforêts; ils sont sauvages et défiants; leurvol est difficile et peu soutenu, aussi na-bandonnent-t-ils guère les lieux ils sontnés. Leur plumage, très fourni à la tête, aucou et au-dessus du corps , est composéde plumes longues, faibles et décomposéescomme celles que lon voit sur la tête desGeais. Les Momots ne se posent que sur lesbranches basses des arbres ; ils nichent dansdes trous creusés par les Tatous ou dautresMammifères, dans lesquels ils portent desherbes sèches pour y déposer leurs œufs. Deleurs chants ou plutôt de leurs cris graveset désagréables sont venus les noms de Hou-tou et de Tutu, quils portent dans lescontrées dont ils sont originaires. Ces ani-maux sont en général carnivores; car ils senourrissent dinsectes, de vers de terre, depetits mammifères, etc.; toutefois ils pren-nent également parfois une nourriture vé-gétale.

DAzara a pu étudier au Paraguay esmœurs dune espèce de ce genre, le Momottutu, et nous rapporterons ici ce qu il endit : « Ces oiseaux, quoique assez farouches,