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que l’a proposée notre célèbre botaniste; dece nombre sont MM. Endlichcr, A. Ri-chard, etc. Cependant M. Robert Brown ,se basant sur des différences dans le modede déhiscence des anthères, dans la direc-tion de l’ovule, de la graine et de l’embryon,dans la consistance du péricarpe, etc., dif-férences que M. Endlicher regarde commeindiquant seulement la nécessité d’établirdeux sous ordres dans la famille établie parA.-L. de Jussieu, a divisé les Monimiacéesen.deux familles distinctes, dont l’une,celle des Athérospermées, a été traitée parM. A. de Jussieu dans cet ouvrage {voy.ATHÉROSPERsuiEs), dont l’autre, celle desMonimiées ou Monimiacées, est celle quinous occupe en ce moment. Ces deux fa-milles correspondent exactement aux deuxsous-ordres des Monimiées et Athérosper-mées de M. Endlicher , des Amborées etAthérospermées de M. A. Richard ( Élém.,7 e édit., p. C65).
Telle qu’elle reste après la séparation desAthérospermées, la famille des Monimiacéesse compose d’arbres ou d’arbrisseaux à feuillesopposées, simples, entières ou dentées, à ner-vures pennées, persistantes, non accompa-gnées de stipules. Leurs fleurs sont uni-sexuées. Elles ont été considérées par les au-teurs de deux manières différentes. Pour lesuns, elles se composent d’un périanlhe enforme de calice, étalé, ou resserré en tubeou en cloche, divisé à son bord en lobes quiforment fréquemment deux rangées, tapissédans les mâles sur toute sa surface interned’étamines en nombre indéfini, dont les an-thères à deux loges opposées s'ouvrent parune simple fente longitudinale ; dans les fe-melles, ce périanthe porte à sa partie infé-rieure ou sur une grande portion de sa faceinterne des pistils nombreux, distincts, dontchacun présente un ovaire uniloculaire,avec un seul ovule analrope , suspendu ausommet de la loge, et un style terminal.D’autres auteurs ont considéré ce périanthecomme un involucre, et chaque étamine oupistil comme formant autant de fleurs dis-tinctes, mâles ou femelles, opinion en fa-veur de laquelle on peut donner plusieursarguments de grande valeur. Le fruit secompose de drupes monospermes entouréspar l’involucre ou périanthe persistant ^taccru , ou môme enfoncés dans sa sub-
stance qui est devenue épaisse et charnue.La graine est renversée, et renferme unembryon assez développé, à cotylédons cl •Iiptiques, plans, à radicule supère, placédans l’axe d’un albumen charnu-oléagi-neux. — Les Monimiacées habitent l'hémi-sphère austral, et leurs divers genres sontdisséminés en différentes parties de l’ancienet du Nouveau-Monde : les Ambora et Jl/o-nimia, à Madagascar et à Elle de France ,les Kibara à Java, les Hedycaria à la Nou velle-Zélande et à la Nouvelle-Hollande;tandis que les Cilrosma habitent en grandnombre le Pérou , rarement le Brésil , et quele genre Boldoa se trouve dans le Chili . —On ne sait rien de bien positif relative-ment aux propriétés de ces plantes, seu-lement celles de l’Amérique méridionaleont été remarquées pour l’odeur aromatiquequ’exhalent toutes leurs parties; on saitaussi que l’écorce des Boldoa renferme assezde tannin pour qu’on l’emploie avec avan-tage au tannage des peaux.—Voici, d’aprèsM. Endlicher , le tableau des genres de cettepetite famille :
Ambora, Juss. ( Tambourissa , Sonnerat;Milhridalea, Gommer.) ; Monimia, Thouars ;Kibara, Endl. (Brongniartia, Blume); Ci-lrosma, Ruiz, et Pav. ; Tetrapome, Poepp . ;Hedycaria, Forst. ; Boldoa, Juss. ( Ruizia ,Pav.; Peumus, Pers. ) ; Mollinedia Ruiz, etPav. (P. D.)
MOIMITOU. rept. ■— Cette dénominationsignifie qui avertit; on l’a donnée à des Sau-riens de taille moyenne, dont les uns viventen Afrique et dans l’Inde , passent pour pré-venir l’homme de l’approche des Crocodiles,ce sont les Varans ; tandis que les autres,qui sont les Sauvegardes ou Tupinainbis,habitent l’Amérique chaude. Cuvier et plu-sieurs naturalistes encore, ont employé gé-nériquement le mot Monilor; mais MM. Du-ineril et Bibron , dont nous suivons la mé-thode, ne laissent pas dans la même familleles Varans et les Sauvegardes, et pour évi-ter toute équivoque, ils abandonnent l’ex-pression même de Monilor. Voy. les articlessauvegarde et varan. (P. D )
*MONITORES. rept. — M. Wiegmann( Ilerp. men., 1834) donne ce nom à ungroupe de Sauriens, dont le genre principeest celui des Monitors. Voy. ce mot. (E. ■!
*MONHJS (p-ovio;, qui va seul ). ins. —