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Tome huitième.
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que l’on en a trouvé en premier lieu et enplus grande abondance.

Cet animal a été considéré par les premierscollecteurs et par M. FaujasSaint-Fond ( I-Iist.de la montagne de Saint-Pierre, in -¥')comme un Crocodile, puis par Pierre Cam-per ( Trans. phit., 1780 ) comme un Cétacé.Mais Adrien Camper (Journ. de phys .,an IX) fils de Pierre, et ensuite G. Cuvier(Ossements foss., V, 2' part.), ont démontréqu’il doit former un genre particulier deReptiles qui a des rapports avec les Varanset avec les Iguanes.

Les dents des Mosasaures sont pyrami-dales, un peu arquées, et, comme chez cellesdes Varans, la pointe infléchie en dedans eten arrière ; elles sont très légèrement can-nelées, et la partie externe de leur circon-férence est une portion d’arc de cercle d’undiamètre à peu près double que celui del’arc de la partie interne et des côtés , ensorte que la face externe est plus aplatieque les autres; cette face aplatie est bornéepar deux arêtes aigues faiblement dentelées.Ces dents sont portées sur des racines ounoyaux adhérents dans des alvéoles prati-quées dans l’épaisseur du bord de la mâ-choire. Les os de la face ressemblent à ceuxdes Varans, seulement l’os du nez, uniquechez ceux-ci, paraît être divisé dans les Mo-sasaures; mais les ptérygoïdiens sont armésde dents plus petites, ce qui les rapprochedes Iguaniens. Les vertèbres, comme danspresque tous les Sauriens et les Ophidiens,ont leur corps concave en avant, et con-vexe en arrière; dans les vertèbres du couet du dos, cette concavité et cette convexitésont plus prononcées que dans celles de laqueue. Une apophyse médiane inférieureexiste dans les vertèbres cervicales et lespremières dorsales ; les apophyses épineusessont hautes, les os en V sont également trèslongs et articulés, comme dans les Varans ,sous le corps de chaque vertèbre pour laPremière moitié, et soudés pour la seconde,et faisant corps avec la vertèbre comme chezles Poissons . Le plus grand nombre desver-le bres caudales n’a point d’apophyse trans-l’erse, ce qui annonce une queue aplatieSur les côtés et propre à la nage. L’humérusest épais et plus court que celui des Ichthyo-’tiures, et il paraît que ses extrémitésétaient, comme chez les Énaliosauriens,

T. VIII.

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laites en forme de rames. Ses dents en fe-raient un animal carnassier. G. Cuvier aclassé le Mosasaurus parmi les Iguaniens;MM. Duméril et Bibron le placent parmiles Varaniens : mais comme il tient des unset des autres, il doit être placé entre cesdeux familles, si l’on n’a point d’égard à lastucture de ses extrémités ; mais si l’onprend cette structure en considération, ondoit nécessairement établir une famille deplus parmi les Sauriens, ou plutôt parmiles Reptiles fossiles, que nous serions tentésde nommer les Proterpètes, car on trouvede très grandes difficultés à intercaler lesgenres fossiles des Vertébrés des terrains se-condaires parmi ceux du règne animal ac -tuel, et nous sommes persuadés que l’onsera forcé d’y renoncer un jour et de créerpour eux une classification particulière.

Le Mos. I-Ioffmanni Conyb., ainsi nomméen l’honneur de l’un des premiers collec-teurs de ses débris , est l’espèce que l’onrencontre dans la craie de Maëstricht. Cu-vier lui compte 133 vertèbres, 12 dents dechaque côté des deux mâchoires et 8 dentsà chaque ptérygo'idien ; l'animal devait avoirenviron huit mètres de longueur, la colonnevertébrale occupant six mètres et demi, etla tète un mètre et demi.

Le Mos. Maximiliani Goldf. Dans les Mé-moires de l’Académie de Bonn., t. XXI,M. Goldfuss a établi cette espèce en don-nant sur la structure du crâne des Mosa-saures des détails que n’avait pu fournirla tête que Cuvier a décrite. Ces débris surlesquels elle repose viennent de la forma-tion du grès vert de l’Amérique septentrio-nale, et ont été rapportés par le princeMaximilien de Wied. Les pièces décrites parM. Gofdfuss n’ont guère que le tiers de lagrandeur de celles du Mos. Hoffmanni quileur correspondent ; mais on ne peut pointdonner cette moindre taille comme un ca-ractère de l’espèce, puisque l’individu pou-vait bien n’être point encore parvenu à l’âgeadulte. Pour établir les différences qui exis-tent entre ces deux espèces, il faudrait pou-voir les comparer ensemble. D’après les fi-gures, nous croyons avoir vu que les ptéry-goïdiens diffèrent sensiblement les uns desautres.

M. Deçà y ( vol. III des Annales du Lycéede New-York ) a figuré et décrit une dent

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