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Tome huitième.
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MOU

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à 3), Moufette chtnche deFeuillée, A.-G.Desm. (Mamm.), etc. La longueur de cetani-mal est de 57 centim. de la tête à l’extré-mité de la queue, celle-ci ayant environ15 centim. Le pélage est entièrement d’unbrun légèrement roussâtre; le mufle est nuet saillant; les tarses et les carpes sont éga-lement sans poils à leur partie plantaire;les ongles sont plus longs antérieurementque postérieurement, et fouisseurs aux quatreextrémités; la queue n’est pas en panachecomme dans le Chinche.

Cette espèce a été prise plusieurs fois auxenvirons de Monte-Video . (E. Desmarest.)

MOUFETTES et MOFETTES , phys. —Dénomination appliquée à certains gaz,soit délétères par eux-mêmes, soit incapa-bles d’entretenir la respiration et la combus-tion. Les vapeurs épaisses et pestilentiellesqui souvent, pendant l’été surtout, se dé-gagent des mines, ont aussi reçu le nom de-Moufettes.

MOUFLON, mam. — Nom appliqué géné-ralement à tous les Moutons sauvages, etqui, originairement, appartenait en propreà l’espèce type Mouton, Ovis . Voy. ce mot.

(E. D.)

MOUGEOTIA (en l’honneur du docteurMougeot, célèbre botaniste des Vosges ).bot. cr.—( Phycées.) Genre créé par Agardhet appartenant à la tribu des Conjuguées ouZygnémées. Il se distingue des genres voi-sins par ses filaments géniculés au point del’accouplement, et par ses globules repro-ducteurs se développant dans les tubes deconjonction. L’endochrome, le plus souventvert, forme dans chaque article une masseallongée, non contournée en spirale, ni di-visée en étoiles. On en connaît environ dixespèces croissant dans les eaux douces ; laplus commune est le M. genuflexa Ag. Lesgenres Sirogonium, Staurospermum et Zy-gogonium de Kutzing ( Phycol. gener .),on tété établis aux dépens de celui-ci. (Bréb.)

MOUGEOTIA, Kunth. (t« Humb. etBonpl.Nov. gen. et sp.,"V, 326, t. 183, 48-4). bot.ph.—S yn. de Riedlea, Venten.

MOULE. Mytilus. moll.—G enre de Mol-lusques conchifères établi par Linné , qui ycomprenait des Huîtres, des Avicules, desAnodontes, etc. Bruguière avait déjà assezbien circonscrit ce genre; mais Lamarck,voulant pousser plus loin la réforme, en sé-

para encore'son genre Modiole (uot/. ce mot),qui n’en diffère que par le caractère fort va-riable de la position des crochets moins rap-prochés de l’extrémité antérieure. Mais enmême temps Lamarck ne sut pas reconnaîtrel’existence du muscle adducteur antérieur,et, conséquemment, il rangea les Moules etles Modioles dans son ordre des Monomyai-res. Mais l’jinatomie de ces Mollusques faitepar Poli a démontré que ce sont de vraisDimyaires, malgré l’inégalité des deux mus-cles adducteurs. Les Moules que M. Deshayesréunit aux Modioles font partie de la familledes Mytilacés. Elles ont le corps ovale allongé,les lobes du manteau simples ou frangés,réunis postérieurement en un seul pointpour former un siphon anal. La bouche, as-sez grande, est munie de deux paires de pal-pes labiaux triangulaires. Le pied est grêle ,cylindracé , et sécrète un byssus grossierqui sert à fixer l’animal. Les branchies for-ment quatre feuillets presque égaux; lemuscle adducteur postérieur est grand etarrondi; le muscle antérieur est beaucoupplus petit et il est accompagné par deuxmuscles longitudinaux qui servent auxmouvements du pied. La coquille est équi-valve , régulière ; la charnière est ordi-nairement sans dents ; le ligament estmarginal subintérieur, très long. Si, d’a-près Lamarck, on continue à séparer lesModioles des Moules, celles-ci seront censéesavoir la coquille plus longitudinale et lescrochets terminaux et pointus, tandis quecelles-là ont la coquille subtransverse et lescrochets moins rapprochés de l’extrémitéantérieure. Mais si l’on compare un grandnombre d’espèces, on voit entre ces deuxformes des intermédiaires si nombreux etdes transitions si insensibles qu’il devientimpossible de préciser la limite, d’autantplus que l’animal est organisé de même danstous les cas. La coquille des Moules est sou-vent nacrée à l’intérieur, mais la coucheexterne, beaucoup plus épaisse que la nacre,est formée de fibres presque perpendiculairesà la surface, qui lui donnent aussi une du-reté plus grande. La surface est d’ailleursrevêtue d’un épiderme corné, brunâtre, souslequel se montrent des couleurs souvent trèsvives, nuancées de pourpre et de violet, ouformant des bandes divergentes à partir dusommet. Lamarck divisa son genre Moule en