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Tome huitième.
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le contraire qui arrive dans les feuilles ra-méales, c’est-à-dire qu’elles décroissent versl’extrémité du rameau ( ex. : Leskia alle-nuata ). Quant à leur insertion , les feuillessont scssiles dans toutes les espèces connues.Elles montrent bien quelquefois un rétré-cissement plus ou moins marqué de leurlimbe à la base, mais jamais on n'y re-marque de pétiole. On les voit aussi nonseulement embrasser la tige dans un espaceplus ou moins grand, mais encore se prolon-ger en aile le long de celle-ci, auquel cason les dit décurrentes (ex. : Mnium undula-tum). Dans le genre Schisloslega, où ellessont placées sur deux rangs opposés (foliadisliüha), les tiges stériles portent des feuillesqui confluent avec elles dans une certaineétendue, et les rendent pinnatifides, abso-lument comme quelques Jongennanniéesfrondiforrnes. A peu près conformées commecelles qu’on rencontre dans le g. Gollscheades Hépatiques, elles sont engainantes parleur portion inférieure dans les Fissidens ;elles sont dites alors équitantes (folia equi-lanlia).

Toutes les feuilles, même celles qui pa-raissent opposées, sont alternes en réalité.Heur disposition spirale sur la tige nous offrebien plus de variations que chez les Hépa-tiques , qui n’ont jamais présenté que lesdivergences 7,7, -. Ici, nous avons les dis-positions géométriques j, ou des feuillesdistiques ( ex. : BhyUogonium , Conotni-Irium), 7 (ex. : Tetraphyspcllucida), f (ex. :Hypnum cuspidalum) , } (ex. : Bryum cœs-pililium ), 7 (ex. : Tirnmia auslriaca), ~ (ex.:Hypnum Iriquelrum ) , 57 (ex. : Polylrichumpilifcntm). Ces dispositions sont, au reste, leplus souvent inconstantes, et la directionelle-même de la spire l’est tout autant,puisque, dans la même espèce, elle tournede gauche à droite sur la tige, en sens op-posé sur les rameaux, et vice versd.

Les feuilles sont dressées (f. erecla ),serrées même contre la tige (f. slricla), ouformant avec elle un angle aigu plus ou moinsouvert. Ainsi, elles peuvent devenir hori-zontales (f. patenlissima, divergentia) et seréfléchir au sommet, soit en dessus (f. in-dexa) , soit en dessous (f. reflexa). Enfin>1 peut se faire qu’elles aient toutes leursommet tourné du même côté, auquel cas°n les dit heleromalla ou secunda (ex. : Di-

cran um heleromallum ). Quoique imbri-quées régulièrement autour de la tige oudes rameaux, les feuilles se dcjetlent, dansquelques espèces, sur deux rangs opposésde manière à faire paraître ceux-ci aplatisou seulement comprimés (ex. : Omalia tri -chomanoides, Hookeria Wcbbiana). Dansplusieurs genres de Ptérygophyllées, ontrouve un autre ordre de feuilles acces-soires, plus petites que les caulinaires, etqui offrent dans leur disposition quelqueanalogie avec les amphigastres des Hépa-tiques (ex.: Cyathophora, Racopilum).

La forme des feuilles est fort variable,moins toutefois que chez les Hépatiques dela tribu des Jongennanniées. Elles sont tou-jours simples, et le plus souvent symétri-ques, c’est-à-dire formées de deux moitiéssemblables. On ne connaît pas de Mousse àfeuilles découpées ou laciniées. Le Schislo-tega osmundacea offre l’unique exempled’une fronde pinnatiSde, mais dans ses jetsstériles seulement. Les feuilles sont arron-dies, ovales, lancéolées, linéaires, oblon-gues, spatulées, capillaires, subulées, etc.Leur bord est nu ou marginé, entier oudenté, épineux, quelquefois même cilié,plane ou ondulé. Dans plus d’un Mnium,ce bord offre la même structure que la ner-vure. Leur sommet, qui est le plus souventaigu ou acuininé, se montre aussi fréquem-ment obtus, et même tronqué ou éinarginé( ex. : Neckera undulata et dislicha ) ; il estmuni d’un poil qui est simple dans le Vo-lytrichum piliferum , et raineux dans leLeptostomum macrocarpum. Les feuillesplanes ou concaves à différents degrés sontencore parfois marquées de plis plus oumoins nombreux dans le sens de la lon-gueur; ou bien elles présentent des ridestransversales qui les font paraître onduléesou crispées. Un grand nombre de feuilles sontpliées en long selon leur axe, de façon quela nervure qui les parcourt fait saillie à lasurface inférieure, et que les deux moitiésforment par leur inclinaison mutuelle unangle plus ou moins aigu; ces feuilles sontdites carénées (f. carinata). Il en est enfinqui, surtout à l’état de dessiccation, se con-tournent, se tordent sur elles-mêmes, serecoquillent en diverses façons ; on lesnomme, selon les cas, folia torluosa, cir-rhala, etc.