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Tome huitième.
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Infectes sont répandus avec profusion sur lasurface du globe; on les voit à la fois, com -pagnes fidèles des plantes, les suivre jus-qu’aux derniers confins de la végétation,chercher la vie au sein de leurs corolles, eten même temps appelés par la nature àhâter la dissolution des cires organisés quiont cessé de vivre, en plaçant le berceau deleurs larves sur ces dépouilles. L’espèce d’u-niversalité que leur donne cette double des-tination s’accorde avec cette infinité de mo-difications qui affectent leurs organes et lesapproprient à toute la diversité de leursfonctions.

Les métamorphoses des Muscides ont étéétudiées avec soin et n’ont présenté qu’unpetit nombre de particularités dignes d'êtreremarquées. Cependant, dans la Mouche do-mestique, l’accouplementn’a paslieu commechez les autres Diptères ; la femelle, au lieu derecevoir I’organê du mâle, introduit, au con-traire, dans son corps, un long tube charnudans une fente qu’il a au derrière. Ordinai-rement on voit les mâles s’élancer sur le corpsdes femelles et les sollicitera l'accouplement;mais il n’a lieu que lorsque celles-ci y sontdisposées ; on voit alors ces Insectes jointsensemble et volant ainsi l’un sur l’autre.Les femelles déposent leurs œufs, qui sonten général très petits et très nombreux, dansles matières animales ou végétales en putré-faction ; une seule espèce est vivipare et parconséquent pond des larves toutes formées.Les larves se nourrissent des matières danslesquelles les œufs ont été déposés; cellesqui vivent sur la chair en accélèrent la pu-tréfaction en y formant un grand nombrede cavités; il en est d’autres qui viventdansle fumier, dans la terre grasse, dans quel-ques plantes, etc. Ces larves sont apodes,allongées, et ordinairement cylindriques;elles sont molles, flexibles, le devant de leurcorps est pointu et conique, et leur partiepostérieure est grosse et arrondie ; leur tèteest molle, charnue, garnie de deux crochetsécailleux ; sans yeux, et ayant, en général,quatre stigmates ; les larves ne quittent pasleur peau pour se métamorphoser; cette peause durcit, devient écailleuse, et forme le co-ton dans lequel la nymphe passe un certaintemps avant de se transformer en Insecteailé. Cette coque est d’une couleur brun-"mrron, et la larve y séjourne plus ou moins

longtemps suivant que la saison est plus oumoins favorable au développement de lin ■secte. Lorsque l’Insecte parfait veut sortir desa coque, il la brise et fait sauter avec satête, qui se gonfle à cet elfet, une portionde cette enveloppe; à sa sortie, l’Insecte ales ailes plissées, chiffonnées, et si courtesqu’elles paraissent être des moignons; maisbientôt elles s’étendent, deviennent planeset unies; la Muscide les agite légèrement,elle prend son essor, voltige dans l’air, etcherche bientôt à remplir les fonctions pourlesquelles la nature l’a créée.

Quelques espèces de Mouches, et par-ticulièrement la Mouche domestique, sontsujettes à une maladie très remarquable etdont on ne connaît pas la cause : leur ventreenfle d’une manière considérable, les an-neaux du corps se déboîtent, et les piècesqui les recouvrent s’éloignent les unes desautres; dans cet état, leur ventre est rem -pli d’une matière grasse, onctueuse, d’unecouleur blanche; celte matière pénètre lapeau et s’accumule sur la surface du corps.Les Mouches attaquées de ccl^3 maladie s’ac-crochent avec leurs pattes sur les murailleset dans d’autres lieux, et on les trouve mor-tes dans cet état.

Les Insectes de cette tribu sont très nom -breux et très répandus; quelques uns sontnuisibles par le tort qu’ils font à l’agriculture;mais la plupart sont seulement incommodespar la persévérance avec laquelle ils s’atta-chent aux parties découvertes de notre corpsmalgré les efforts qu’on fait pour les chasser,et par la crainte que nous donnent toujoursleurs œufs pour les viandes qu’on est obligéde conserver ou de servir sur nos tables. Ungrand nombre de moyens de destruction sontmis en usage dans l’économie domestique,et ces procédés sont tellement connus detout le monde que nous ne croyons pas de-voir en parler ici.

Un groupe naturel aussi nombreux en es-pèces que celui des Muscides a dû être et aété, eu effet, partagé en un nombre assez con-sidérable de divisions et de genres distincts,l’allen, Meigen, Latreille, et plus récemmentMM. Robineau-Desyoidy et Macquart, se sontprincipalcmentoccupés de ce sujet importantet difficile. Nous dirons quelques mots àl’article myodairksOuo;/. ce mot)des divisionsproposées par AI. Robineau-Desvoidy , etnous