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des lobes cérébraux, près de leur jonctionavec les ganglions optiques. Ces ganglionsviscéraux ont, chez les Iules, des dimen-sions très extraordinaires, ayant la moitiédu volume du cerveau. Il existe quatreganglions de chaque côté de l’œsophage, etils sont fortement réunis ensemble pourformer une seule masse , qui fournit desbranches nerveuses aux immenses glandessalivaires, à l’œsophage et aux parties voi-sines. Ils communiquent avec le nerf vague,au moyen d’un nerf qui passe directementdu dernier de ces ganglions de chaque côté,à un ganglion volumineux qu’offre le nerfvague (o) à quelque distance du cerveau.Le nerf vague, après avoir passé au-dessousdu cerveau et tout auprès de ce dernier,offre un autre ganglion beaucoup plus pe-tit (i), qui communique également avec lesganglions latéraux par une très petite bran-che de chaque côté. Le nerf vague , aprèsavoir longé la moitié antérieure de l’œso-phage , se divise en deux branches, qui sedistribuent, comme chez les Insectes, à lapartie postérieure de l’œsophage et à l’ex-trémité cardiaque de l’estornac.
Une des particularités les plus intéressan-tes, relatives au système nerveux des Iules,est le volume relatif du cerveau et des gan-glions viscéraux. Chez ces Myriapodes infé-rieurs, dans lesquels la fonction de la locomo-tion est dévolue également à chaque segmentdu corps, le cerveau ne forme qu’une petitePartie du système nerveux général, et less ens sont moins parfaits que chez les In-sectes : ainsi, chez les Iules, les nerfs de lavie organique et leurs ganglions sont pres-que aussi volumineux que toute la masseeérébroïde , organe de la volonté. Tout leeontraire a lieu chez les Insectes, surtoutc liez certains Hyménoptères, Névroptères et^epidoptères. Cela se voit surtout à l’étatP*rfait de ces Insectes, car le volume duter vcau augmente au moment où la larvesu bit ses métamorphoses , circonstance quiSer >ible démontrer que l’importance desl| érfs viscéraux diminue à proportion queCel| e des nerfs de la volonté et que l’existenceact ive augmente.
, cerveau de l’Iule est revêtu d'une tu-lM< jue propre, qui est tellement délicate,'l' 1 on l’aperçoit avec difficulté.
f - cordon nerveux se tend de son origineT - vnt.
de la masse eérébroïde jusqu’au niveau del’antépénultième segment du corps, en of-rant presque partout une grosseur pres-que uniforme. Seulement il est un peu plusgros à son extrémité antérieure, et un peuplus petit à son extrémité postérieure optedans son milieu. Chez VIulus lerrestris, ilprésente 96 renflements ganglionnaires trèspetits, situés seulementsursa face inférieure,tellement rapprochés qu’on ne les distin-gue qu'avec difficulté. Chaque renflementdonne deux paires de nerfs : Tune d’elles estdestinée à la face inférieure de l’animal etaux pattes, et l’autre à sa face supérieureet aux côtés du corps ; de sorte qu’indé-pendamment des nerfs qui proviennent ducerveau , le cordon fournit 272 rameauxnerveux. Chez le Spirostreplus ( fig. 3 ) ,les ganglions sont même pins petits et plusserrés les uns contre les autres que dansl’Iule, mais le cordon est plus volumineuxrelativement à la grosseur des nerfs, dont ladistribution est presque entièrement lamême que chez l’Iule. Chaque renflementdu cordon (a) donne à sa face supérieure etlatérale une seule branche nerveuse. (6),qui marche de dedans en dehors jusqu’àune certaine distance, comme si elle n’étaitqu’un nerf simple; mais en réalité elle ren-ferme deux espèces distinctes de nerfs, quise séparent en forme de rameaux principaux,au côté interne de la grande série longitu-dinale de muscles abdominaux. Le rameauantérieur est l’analogue du nerf respira -toire des Insectes , et passe à travers lacouche supérieure de ces muscles , sur leursurface viscérale , en leur fournissant ungrand nombre de fdets. Le premier de cesfilets se divise en arrière et en dedans, versles stigmates et les principales trachées, età la face inférieure du segment, derrière lespattes, pendant que le nerf lui-même, de -venu très petit, monte pour se perdre surles appendices musculaires du cœur. L’au-tre rameau se divise en deux branchesprincipales, qui passent entre les couchesdes muscles longitudinaux. La premièredonne des rameaux aux muscles des partiesinferieures et latérales du corps, auxquelleselle se distribue presque entièrement; l’au-tre, la plus volumineuse, après avoir décritune anse sur les côtés du corps, se distribueaux muscles dorsaux.
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