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reportent les Arachnides et les Crustacés surune de ces lignes, tandis que les Insectes,les Myriapodes et les Annélides formentl’autre; ils sont conduits à regarder les se-conds comme intermédiaires aux premierset aux troisièmes (Strauss, Consid. génér.,p. 19). On ne saurait, en effet, nier queles Myriapodes n'offrent avec les Annélides ,et particulièrement avec les Chétopodes, desanalogies évidentes : la forme générale ducorps et celle de chacun de ses segments ,la marche rampante, etc., doivent fairecomprendre deux groupes d’animaux , etconduisent jusqu’à un certain point à établirqne les Myriapodes sont des analogues ter-restres des Vers pourvus de soies latérales.Mais en admettant ce raisonnement, quel’étude du genre Peripale rend hors de doute,doit-on également reconnaître que, d’autrepart,lesThysanures ( Lepisma Podura, etc.),sont les animaux qui se lient le mieux auxMyriapodes? C’est ce que n'admet pas unsavant zoologiste, M. de Blainville, à l’opi-nion duquel M. P. Gémis, qui a étudié cesanimaux, croit devoir se ranger.
Les Crustacés présentent certains genres,tous pourvus de quatorze pattes, et au nom-bre desquels on compte les Cloportes, qui ontcertainement avec les Myriapodes de la fa-mille des Glomérites beaucoup plus d’ana-logie que n’en ont ceux-ci avec les Thysa-nurcs ; et cela est si vrai que Fabricius rap-portait à sa classe des Mitosala , non seule-ment les Scolopendres et les Iules, mais encoreles Cloportes, auxquels sont mêlés, dans sonsystème , plusieurs espèces de Giomeris. Oli-vier et G. Cuvier ont les premiers faitdisparaître cette légère incorrection. Cu-vier ( Tabl. élément., p. 46-i , 1798 ), nelaisse que deux genres parmi les Mitose-tes : celui des Iules, partagé en trois sec-tions comme l'avait indiqué Fabricius, etcelui des Scolopendres ; il les intercaleentre les Crustacés et les Arachnides. Il pa-rait donc démontré que les Crustacés tetra-décapodes (à quatorze pattes), et les Annéli-des chétopodes, étant les animaux qui seKent le mieux aux Myriapodes , on nesaurait mieux faire que de placer ceux-cientre les uns et les autres, puisqu’eux-tnêines s’y rapportent naturellement, etlue cette détermination permet eu- même’emps de reconnaître les affinités qui unis
sent entre elles les diverses autres classes.
La position naturelle des Myriapodesune fois indiquée, la disposition de ces ani-maux est elle-même très facile à établir,car elle doit nécessairement être une con-séquence de la première. Les espèces quiseront le plus semblables par leur formeaux Cloportes ( Crustacés tétradécapodes )seront plus rapprochées d’eux que les au-tres, et à la fin seront confinés des genresqui semblent plus analogues aux Anné-lides . M. Strauss reconnaît dans le Pol-lyxenus le Myriapode le plus voisin des Ché-lopodes : il le compare aux Léodices; M. P.Gcrvais pense au contraire qu’il a des rap-ports bien plus grands avec les Cloportes ,et qu’au lieu d’être rapproché des Annélides ,il doit, au contraire, en être éloigné plusqu’aucun autre. Ses pieds du genre Pollyxe-nus, moins nombreux que ceux du reste desMyriapodes, le rendent sous ce point de vueplus analogue aux Cloportes, dont il a lefaciès. Ses yeux sont aussi semblables à ceuxde ces animaux, et tout en lui semble indi-quer une espèce formant le passage, des Clo-portes aux Giomeris. Après les Pollyxenusse placeront donc les Giomeris; et si l’oncontinue à consulter les antennes, la formedu corps ainsi que le nombre et le moded’insertion des pattes , et quelques caractè-res tirés de l’absence ou de la présence desyeux et de leur disposition , en évaluantchacun des caractères que fournissent cesorganes à leur juste valeur, on devra , cenous semble, placer ensuite les Polydesmus,puis les Iulus proprement dits, et ceux deces animaux dont le corps est déprimé aulieu d’être circulaire, et qu’on pourrait ap-peler Platyules. Latrcille a fait de ces diversgenres, qu’il dispose un peu différemment,un premier ordre sous le nom de Chilogna-Ihes. Dans un second groupe sont placées lesScolopendra et les Cermalia, auxquelles l’au-teur applique la désignation commune deChilopodes . Cet ordre correspond au genreScolopendra de Linné et de Degéer, et lepremier à celui des Iules.
C’est ainsi que Leach et La treille ont conçule rapport des Myriapodes entre eux ; maiscomme le principe fondamental de toute dis-position systématique est que la série desgenres d’un même groupe soit établie detelle sorte que les animaux doivent être plus