MYR
MYR
de Linné (Coccinella). Elle habite la plusgrande partie de l'Europe . (C.)
MYRRHE. Myrrha (pivppa, parfum).Chim. — La Myrrhe est une gomme résinequi nous arrive d’Arabie et d’Abyssinie, etqu’on présume découler d’un arbre du genreAmyris ou de quelque autre de la familledes Térébinthacées. Le Nouveau-Testament nous apprend que la Myrrhe fut au nombredes présents que les trois rois venus de l'O-rient apportèrent au divin fils de Marie(Saint Matthieu , ch. IV, vers. 11).
La Myrrhe se présente en larmes pesan-tes, rouges, demi-transparentes, contenantdes stries blanches et semi-circulaires res-semblant à des coups d’ongle, ce qui lui afait donner le nom de Myrrhe onguiculaire.La saveur en est amère et résineuse ; l’odeurfortementaromatique et cependant agréable.La Myrrhe contient, selon Pelletier, G6 degomme soluble, et 31 de résine imprégnéed’une petite quantité d’huile essentielle. Ilrésulte de l’excès du principe gommeux quecette gomme résine est plus soluble dansl’eau que dans l’alcool. La Myrrhe entredans quelques préparations pharmaceutiquesofficinales; elle est, du reste, maintenantpeu employée. (A. D.)
MYRRHIDIUM, DC. ( Prodr I, 657).
BOT. PU. — Voy. PELARGONIUM, L’ilérit.
*MYRRI1IXII’M ((/.uppivos, de Myrrhe).bot. pii. — Genre de la famille des Oliniées(établie aux dépens des Mélastomacées),créé par Schott (in Sprengel Curt. post.,401). Arbustes du Brésil . Voy. oliniées.
MYRR11IS (fxvppiTïiî , qui a l’odeur dela myrrhe), bot. pii. — Genre de la fa-mille des Ornbellifères, tribu des Scandici-nées, établi par Scopoli (Flou, carniol. ,édit. 2,1, 247), et que beaucoup d’auteursréunissent au g. Cerfeuil. L’espèce type estdésignée sous les noms de ChærophyllumWomaticum L.
MYRSimUM, Raf. (Caratl. , t. 20,L 12). bot. en. — Syn. de Dasycladus , Ag.
MYRSINE (pvpMv»i, Myrte), bot. pii.— Genre de la famille des Myrsinées-Ardisiées, établi par Linné ( Gen ., n. 269),et dont les principaux caractères sont :Heurs polygames dioïques. Calice 5-lide,rarement 4-ou 6-fide; corolle hypogyne,Arrondie, à 5, rarement à 4 ou 6 divi-sons; étamines 4-6 , insérées au fond de la
oui
corolle ; filets très courts ; anthères dros-sées, à 2 loges s’ouvrant longitudinale-ment ; ovaire à une seule loge, 4-5 ovulé;style simple; stigmate indivis, ou lobé oufrangé. Le fruit est de nature cornée oucrustacée, et inonosperme par avortement.
Les Myrsine sont des arbustes abondantsdans les régions tropicales du globe. Leursfeuilles sont alternes, membraneuses, trèsentières; leurs fleurs axillaires, réunies enfaisceaux ou en ombelles; les mâles sontplus grandes que les femelles.
Les espèces de ce genre , au nombre detrente environ, ont été réparties en deuxsections, nommées par Alph. De Candolle(in Linn. Transact., XVII, 104 et 112) :Myrsine : fleurs sessiles ou brièvement pé-diculées, fasciculées, à bractées imbriquées,persistantes; Badula : fleurs disposées engrappes , en panicules ou en ombelles.
On en cultive principalement deux es-pèces au Muséum d’Ilistoire naturelle deParis ; ce sont les Myrsine africana Linn.,et relusa Ait. (J.)
MYRSINÉES. Myrsinece. bot. pii. —Famille de plantes dicotylédones, monopé-tales, hypogynes, établie par R. Brown(Prodr., 532) et généralement adoptée.Ses principaux caractères sont : Fleurs her-maphrodites ou quelquefois unisexuelles paravortement de l’un des sexes, régulières.Calice libre ou très rarement soudé à la basede l’ovaire, à 4 ou 5 divisions. Corolle hy-pogyne ou très rarement périgyne, tubu-leuse, cainpanulée ou rotacée, à 4 ou 5 di-visions profondes, alternant avec celles ducalice. Etamines insérées au tube ou à lagorge de la corolle, tantôt en nombre égalaux lobes de la corolle , opposées à ces der-niers, et toutes fertiles, à anthères intror-ses; tantôt en nombre double des lobes dela corolle : les unes opposées à ces derniers,et fertiles avec les anthères extroses, lesautres stériles et alternant avec les divisionsde la corolle. Filets généralement courts,libres, ou très rarement inouadelphcs. An-thères ovales ou oblongues, dressées ou in-combai) les, distinctes ou conniventes,à 2 lo-ges s’ouvrant longitudinalement ou quelque-fois par le sommet. Ovaire libre ou, très rare-ment, soudé à la base du calice, à une seuleloge, contenant un trophosperme centralportant un ou plusieurs ovules. Style court,