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de la fécule ou de l’huile. On n’a pu jus-qu’à présent, avec le secours des meilleursmicroscopes, découvrir aucun organe interneouex terne chez les Navicules; et c’est par unesimple illusion d’optique qu’on a été conduità leur attribuer des orifices symétriquementplacés, là où le test plus épais réfracteplus fortement la lumière. C’est égalementpar erreur qu’on a supposé que le test peuts’ouvrir spontanément là où il présente desfentes longitudinales, parce que, après lamort, ou en brisant les Navicules, on a vuleur test se séparer, suivant sa longueur, endeux ou quatre pièces opposées. Cependantles Navicules, quoique paraissant dépour-vues d’organes, ont la faculté de se mou-voir spontanément : on les voit quelquefoisdemeurer longtemps en repos; mais souventaussi elles s’avancent, d’un mouvementuniforme , dans le sens de leur axe , puiselles reviennent, comme une navette, en sui-vant le même chemin, à moins qu’elles ne sesoient heurtées contrequelque obstacle qui achangé leur direction; et elles recommen-cent indéfiniment ce mouvement automati-que sans qu’on y puisse voir la moindre traced’un instinct si simple qu’il soit, au lieuque les vrais Infusoires savent coordonnerleurs mouvements à leurs besoins de respi-ration ou de manducation. M. Ehrenberg,de Berlin , a supposé, en dernier lieu , quel’organe du mouvement est une sorte desole ou de semelle charnue , comme le pieddes Mollusques gastéropodes. Ce même na-turaliste leur avait attribué d’abord despieds ou prolongements variables, commeceux des Arcelles et des Amibes ; d’un autrecôté, M. Valentin , professeur à Berne , aprétendu avoir observé de chaque côté dutest des Navicules une rangée de cils vibra-tiles, susceptibles de se mouvoir dans unsens ou dans l’autre. Il explique , d’aprèscela , le mouvement des Navicules ou leurétat de repos, en supposant que , dans cedernier cas, les deux rangées se meuventen sens inverse, tandis qu’à l’instant dumouvement elles s’agitent dans le mêmesens. Mais, nous le répétons encore , per-sonne n’a pu vérifier l’une ou l’autre deces observations, qui dès lors ne sont affir-mées chacune que par un seul témoin. LesNavicules se développent quelquefois enquantité prodigieuse dans les eaux sta-
gnantes, et forment sur le limon une cou-che bien reconnaissable à sa couleur ordi-nairement brune; c’est ce qu’on voit sur-tout dans les bassins de certains ports demer. Les tests siliceux de ces innombrablesgénérations de Navicules restent sans alté-ration après la décomposition de la matièrevivante, et s’accumulent au fond des eauxde manière à former des couches d’uneépaisseur considérable ; c’est ainsi que sesont formées pendant les périodes antédilu-viennes des amas qu’on a décrits fausse-ment comme formés par des Infusoiresfossiles, et dont plusieurs sont connus sousle nom de Tripoli et de Farine fossile. Onconçoit, en effet, que ces carapaces, commeon a voulu dire, ces tests siliceux, sontainsi réduits en petits fragments anguleux ,larges de quelques millièmes ou de quel-ques centièmes de millimètre, capables d’u-ser la surface des métaux d’une duretémoyenne.
Les Navicules n’ont été vues que depuisl’introduction du microscope dans l’étudede l’histoire naturelle; c’est O.-F. Millierqui le,premier en décrivit imparfaitementdeux espèces qu’il rangeait parmi les Infu-soires, dans son genre Vibrion, avec d’autresBacillariées, avec desNématoïdeset de vraisInfusoires. M. Bory de Saint-Vincent établi 1plus tard le genre Navicule dans la familledes Bacillariées qui fait partie de son règnePsychodiaireintermédiaire entre lesanimau*et les végétaux ; cet auteur les définit : « Desêtres microscopiques , très simples , amincisaux deux extrémités en forme de navette detisserand, comprimés au moins d’un côté»nageant par balancement dans leur état d’iso-lement, quoique souvent vivant réunis ennombre infini et comme en société. » II ajou-tait que ces êtres, durant la première partiede leur existence , c’est-à-dire pendant leu rvégétation, sont fixés à la manière des Vof'licelles par un prolongement ou pédonculetrès diaphane, qui s’est d’abord développecomme un filament bysso’ide jusqu’à ce qu®l’extrémité se renfle pour devenir une Nav 1 ^cule. Il confondait ainsi les Navicules p r °^prernent dites avec celles dont on fait deple genre Cocconemci. M. Gaillon , decôté, ayant observé des Navicules I°odans des filaments confervoïdes rameuxdepuis lors on a fait les genres