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sveltes, plus grêles dans toutes leurs pro-portions; par les cuisses antérieures nonéchanerées à la base; par le thorax allongé,un peu dilaté à sa partie postérieure, etoffrant trois carènes.
Sept espèces, toutes de Java, entrent dansle genre Necroscia. Nous citerons commetype la N. fumala Serv. (loco cilalo), quiest entièrement d’un gris verdâtre avec lesailes enfumées. (E. D.)
NECTAIRE ET NECTAR, bot. — Lesfleurs d’un grand nombre de plantes ren-ferment des liquides sucrés ou mielleux,que les Insectes, et particulièrement lesAbeilles, recherchent avec avidité ; ces li-quides ont reçu de Linné le nom de Nectar .Leur existence dans la fleur se manifestegénéralement vers l’époque de la féconda-tion, le plus souvent peu après que les éta-mines ont lancé leur pollen , quelquefoisavant cette époque ; elle cesse après que legrand phénomène de la fécondation s’estaccompli. Ces relations de coexistence avecle plus grand phénomène de la vie desplantes, ont porté plusieurs physiologistes àvoir dans le Nectar une matière essentielle,directement ou indirectement, à la repro-duction des plantes. Ainsi, dès les premièresannées du siècle dernier, Pontedera avaitpensé que sa disparition, quelque tempsaprès l’épanouissement des fleurs, tenait àce qu’il entrait dans les ovules destinés à sedévelopper en graines ; plus récemment,divers observateurs ont pensé qu’il sert à lanutrition de ces mêmes ovules. ConradGesner , convaincu que le concours des In-sectes est nécessaire pour la fécondationchez beaucoup de plantes, admettait que leNectar , en les attirant, avait une influenceindirecte mais essentielle sur la reproduc-tion végétale. Enfin, d’autres botanistes ontrefusé d’admettre que le Nectar contribuâtdirectement ni indirectement à la viviGca-l >on et au développement des ovules végé-taux, et ils n’ont vu en lui que le produitd’une sécrétion ou tout au plus d’une ex-action. Cette dernière manière de voir estn 'ême aujourd’hui celle qui réunit le plusSrand nombre de partisans.
Quoi qu’il en soit des fonctions du Nec-lar , l’observation la plus superficielle surfitPour prouver que toutes les parties de la^ eur ne concourent pas également à sa pro-
duction, mais qu’elle est due constammentà des organes ou à des portions d’organesdistincts de tous les autres par leur forme,par leur aspect, surtout par leur organisa-tion. Ce sont ces organes producteurs duNectar qui ont été désignés par Linné sousla dénomination générale de Nectaires. Cepère de la Botanique moderne définit suc-cinctement les Nectaires : les parties de lafleur productrices des sucs mielleux ( Nec-tarium pars mellifera flori propria) , et ilappela sur eux l’attention des botanistes, quiles avaient trop négliges. Mais lui-même ,oubliant sa propre définition , ne tarda pasà étendre le nom de Nectaire à des organesqui’ n’étaient le siège d’aucune sécrétionmielleuse, et à l’appliquer à tous les or-ganes qu’on nomme souvent organes acces-soires de la fleur, et même à de simplesprolongements et appendices des organesfloraux. De là il distingua des Nectaires ca-licinaux, corollins, staminaux, pistillaireset réceptaculaires. Pour lui, les éperons desLinaires , des Capucines , etc. , considérésdans leur ensemble, la coronule des Silènes,des Lychnides, la couronne des Narcis-ses, etc., furent des Nectaires, tout aussibien qu’une foule d’organes essentiellementproducteurs de Nectar .
Àdanson ( Fam. des plantes , t.. I, p. 202et 308) essaya d’amener plus de précisiondans l’étude des Nectaires, et il distinguales appendices de la corolle, auxquels il ré-serva le nom de Nectaires, d’avec les partiesflorales auxquelles il donna le nom dedisque; il définit trop vaguement celui-ciune espèce de réceptacle des diverses partiesde la fleur ; ce fut sur les modifications dudisque qu’il basa son soixante-quatrièmesystème. Le nom proposé par lui est restédans la science, et les botanistes modernesl’emploient, en général, concurremmentavec celui de Nectaire.
Dans ces derniers temps, les Nectairesont fixé l’attention de plusieurs observa-teurs, et ils ont fourni le sujet de travauxd’une grande importance ; tels sont particu-lièrement les suivants : Soyer-Willemet ,Mém. sur le Nectaire ( Mém. de la Soc. Lin-ncenne de Paris , vol. V) ; M. F. Dunal ,Considérât, sur la vat. et les rapports dequelques uns des organ. de la fleur, iri-j",1829; J.-G. Kurr, Unlersuchungen iiher