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Tome huitième.
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nervures du parastigma ne formant pas d’X,ailes allongées et en cylindre.

Sept espèces, dont six d'Europe et uned’Amérique. Type : N. cylindrica Deg.

III. Nemoura, Auct. Deuxième article destarses très court; pas desoies du tout; ner-vures du parastigma formant un X ; ailesmédiocres, aplaties.

Huit espèces, toutes européennes. Type :N. variegata Oliv. (E. DJ

NEMOZOMA. ras. — Voy. nemosoma.

NEMS. mam. —Buffon a donné ce nom àune espèce de Mangouste, qui n’est pas leNems des Arabes : ce dernier est l’Ichneu-mon. Voy. l’article mangouste. (E. D.)

*NEMIJRA(vîî(ta, fil; oûp«, queue).ras.—M. Hodgson (in GrayZoot. mise., 1846) in-dique sous ce nom une subdivision des Fau-vettes. Voy. sylvie. (E. D.)

NENAX, Gærtn . (I, 165, t. 32). bot.pii. — Syn. d'Ambraria, Cruse, et de Clif-forlia , Linn.

*NENGETUS. ois.— m. Swainson (Zool.Journ., 1837) donne ce nom à un petitgroupe d’Oiseaux qui rentre dans le genredes Môucherolles. Voy. ce mot. (E. D.)

NÉNUPHAR. Nymphœa,. bot. ph. •—•Genre de la famille des Nymphéacées, àlaquelle il donne son nom , de la Polyan-drie monogynie dans le système de Linné .Tel que nous le considérons ici avec lesbotanistes modernes, il ne comprend plusque ce qui reste du genre établi sous lemême nom par Linné , après qu’on en aretranché d’un côté les Nelumbium, deve-nus le type de la famille des Nélumbonées(voy. ce mot), et de l’autre les Nuphar ,Smith , ou Nymphéas à fleurs jaunes ( voy.nuphar). Limité de la sorte, il se composedéplantés herbacées aquatiques, remarqua-bles par leur beauté, qui croissent dans leseaux stagnantes ou faiblement courantes desparties tempérées et subtropicales du globe,surtout dans l’hémisphère septentrional; unpetit nombre se trouvent entre les tropi-ques. Ces plantes ont un rhizome charnu ,quelquefois volumineux, qui rampe au fondde l’eau sur la vase, où il s’enracine; delui partent des pétioles et des pédonculesd’un tissu très lacuneux, d’une longueurassez considérable pour élever les feuillesjusqu’à la surface de l’eau, sur laquelle ellesuagent et les fleurs au-dessus. Leurs feuilles

sont grandes, planes, en cœur ou bilobécsà leur base, parfois peltées, entières ou si-nuées-dentées, glabres ou pubcsccntcs endessous, pourvues de stomates seulement àleur face supérieure, la seule qui soit encontact avec l’air. Leurs fleurs sont grandeset brillantes, blanches, bleues, roses ourouges, mais jamais jaunes ; elles présen-tent les caractères suivants : Calice à -4-3 sé-pales libres, tombants, colorés intérieure-ment ; corolle à 16-28 pétales sur plusieursrangs, libres, et dont les intérieurs passentpeu à peu à la forme des étamines : celles-cisont nombreuses, sur plusieurs rangs, libres,à filet pétaloïde; ovaire multiloculaire, àovules nombreux portés sur les cloisons,surmonté d’un stigmate sessile , pelté,rayonné, marqué au centre d’une sorte deglande saillante arrondie. Le fruit estcharnu, rempli de pulpe dans laquelle sontplongées les graines , multiloculaire, cou-ronné par le stigmate persistant. Les espè-ces de ce beau genre se répartissent en troissous-genres, pour chacun desquels nous au-rons à citer un exemple digne de fixer l’at-tention.

a. Cyanea, DC. Filet prolongé au-dessusde l’anthère, ce qui rapproche ces plantesàcsNelumbium, desquels elles se distinguent,au reste, très nettement par l’organisationde leur fruit ; fleurs bleues ou bleuâtres ;feuilles peltées, très entières ou dentées-si-nuées. Plantes d’Afrique : une seule de l’Asie tropicale.

1. Nénuphar bleu, Nymphœa cœrulea Sa ■vigny. Cette belle espèce croît dans les ri-vières et les canaux de la Basse-Égypte . Sonrhizome, de couleur noirâtre, est pyriforme ;les pétioles qui en partent sont cylindriques,lisses. Ses feuilles nageantes sont presqueorbiculaires, un peu ovales, obtuses et en-tières au sommet, un peu sinueuses versleur base, qui est profondément échancrécen cœur et forme deux lobes ou oreillettesacuminées ; elles sont glabres à leurs deuxfaces, rougeâtres à l’inférieure. Ses fleurs,d’un beau bleu , sont portées sur de longspédoncules cylindriques qui les élèvent au-dessus de l’eau : elle diffère très peu du N.scutifolia DC., qui croît au sud de l’Afrique .Cette plante était sacrée pour les anciensÉgyptiens, qui en peignaient et sculptaientla figure sur tous leurs monuments et parmi