Band 
Tome huitième.
Seite
644
JPEG-Download
 

644 NIC

Bolanisolie ïeilung de Hoppc, 6“ an., 1807,

p. 260).

a. N. T. allenuatum Schrank. Lobes dela corolle aigus ; feuilles lancéolées, aiguës,presque décurrentes, atténuées à leur base ,les inférieures grandes; corolle rouge-clair.

/3- N. T. macrophyllvm Schrank. Corolleà lobes obtus, d’un rose-rouge pâle, à con-tour général presque arrondi ou faiblementpentagonal, avec une pointe courte dans lesangles; pétiole très court, ailé , dilaté à sabase qui embrasse la tige. C’est une des va-riétés les plus avantageuses pour la cultureà cause de la grandeur de ses feuilles.

y. N. T. pallescens Schrank. Lobes de lacorolle aigus; feuilles ovales, légèrementacuminées , atténuées à la base, sessiles ,presque décurrentes. Le nom de cette variététient à ce que sa fleur est presque blanche, àpeine colorée en rose-rouge aux angles, trèspâle à sa face externe.

S. N. T. alipes Schrank. Lobes de la co^rolle acuminés ; feuilles ovales, très légère-ment acuminées, atténuées à leur base enun pétiole largement ailé, à ailes réfléchies,demi-embrassanles et un peu décurrentes ;fleurs rose-rouge pâle. Cette variété paraîtêtre la plus avantageuse pour la culture ,ses feuilles étant encore plus grandes quecelles de la seconde, malgré le nom, légitimed’ailleurs, que porte celle-ci.

£. N. T. serotinum Schrank. Feuilles ova-les , très brièvement acuminées , presquepétiolées, auriculées-amplexicaules, à peinedécurrentes. Cette variété se distingue par-ticulièrement en ce que sa floraison n’a lieuque lorsque les autres sont presque toutesdéjà défleuries.

Ç. N. T. gracilipes Schrank. Lobes de lacorolle aigus : feuilles lancéolées-aiguës, trèsatténuées à leur base où elles forment un pé-tiole court, ailé, à peine décurrent. La fleurressemble à celle de la première variété , laplante à celle de la précédente.

y,. N. T. Verdon Schrank. Feuilles pétio-lées , ovales-lancéolées , à sommet aigu unpeu allongé; pétiole demi-cylindrique, unpeu décurrent à sa base. Cette variété a lafleur grande et tardive.

0. iV. T. lingua Schrank. Lobes de la co-rolle aigus allongés ; feuilles pétiolées, ovales,à extrémité aiguë, un peu longue; pétioleégalant en longueur 1/8 de toute la feuille,

NIC

très légèrement bordé et auriculé seulementà sa base.

Ces diverses variétés, simple produit de laculture , présentent assez souvent des tran-sitions de l’une à l’autre pour que leur dis-tinction ne soit pas toujours facile. Il en estencore quelques autres moins marquées etplus difficiles à distinguer, que nous passe-rons sous silence.

Quelle que soit la variété de NicotiancTabac qu’on examine, les diverses parties dela plante , et particulièrement ses feuilles ,exhalent une odeur forte , vireuse et dés-agréable, qui se modifie plus tard par la fer-mentation , et devient ainsi celle du Tabacpréparé, qui est aujourd’hui bien connue detout le monde. Cette odeur de la plantefraîche, plus forte que celle de beaucoupd’autres espèces de la même famille , etmême de plusieurs de ses congénères , peutêtre regardée comme une indication desprincipes actifs et énergiques qui entrentdans sa composition chimique. Malgré lestravaux de plusieurs chimistes de nos jours,ces principes sont loin d’être tous bien con-nus. Le plus remarquable d’entre eux est laNicotine, qui a été signalée en premier lieupar Vauquelin , mais qui n’a été isolée àl’état de pureté que récemment par M. Bar-rai , dont les belles recherches ont beaucoupavancé la connaissance chimique du Tabac,et, après lui, par MM. Ortigosa, Mel-sens, etc. C’est une substance d’une grandeénergie, qui détermine en un temps trèscourt l’empoisonnement des animaux, maisdont l’activité est considérablement amoin-drie dans la plante même par son mélangeavec d’autres substances beaucoup moinsactives ou entièrement inactives, et avecl’eau de végétation. On l’obtient par la dis-tillation de l’essence du Tabac ou de la A> 'coliane avec la Potasse . Cette dernière sub-stance ou la Nicotianine , analysée P arM. Barrai , lui a donné les résultats sui-vants : Carbone, 71,32 ; Hydrogène , 8,23,Azote , 7,12; Oxygène 13,13 sur 100. Cettematière azotée joue un grand rôle dans lefabrication duTabac manufacturé. On trouveencore dans le Tabac des acides, com niel’acide malique, et particulièrement l’acidenicotique qui a été découvert par M. Barrai,et qui, d’après lui, se présenterait sous laforme de lamelles micacées solubles dans