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NOY
NOY
maturité et noircit en séchant; son noyauest sillon né à sa surface, à sillons irréguliers,anastomosés, non rugueux. Nous signaleronsles principales variétés de cet arbre.
J. r. maxima. Celte variété, connuesous le nom de Noix de Jauge, se distinguepar la grosseur de son fruit dont le volumeest quelquefois presque égal à celui d’un œufde dinde ; néanmoins son amande se ra -cornit beaucoup en séchant, ce qui la renden définitive peu estimable et ne permet pasde la conserver; c’est au reste un bel arbreà feuilles grandes, mais dont le bois est dequalité inférieure à celui des autres variétés.
y. J. r. tenera, vulgairement Noyer à co-que tendre , Noix-Mésange , Noyer de marsen Dauphiné. Celle-ci se distingue par sonnoyau assez tendre pour que les Mésanges etdivers oiseaux le percent avec leur bec afind’en manger l’amande; d’où lui est venu lenom de Noix-Mésange. Son fruit est le plusdélicat de tous; il se conserve mieux etdonne plus d’huile.
S. J. r. serotina . Vulgairement Noyer dela Saint-Jean ; Noyer de mai en Dauphiné.Cette variété se recommande par sa florai-son tardive, qui lui permet d’échapper auxgelées du printemps dans les pays monta-gneux et un peu froids; quoique ne se met-tant en feuilles qu’au mois de juin, ellemûrit son fruit presque aussitôt que lesautres variétés.
r. J. r. laciniala (J. heterophylla Hort.).Variété curieuse, à cause de ses feuilles la-ciniées.
Le Noyer commun est originaire de laPerse et, d’après Loureiro, du nord de laChine ; il était connu des Grecs, qui lenommaient xapua et xapuov, noms dérivés,selon Pline, de la lourdeur de tête produitepar son odeur. Quant à l’époque de sonintroduction en Italie , elle est difficile àdéterminer exactement ; néanmoins oncroit que les premiers essais pour sa cultureeurent lieu du temps de Tibère . Les meublesconfectionnés ayec son bois étaient alorsdes objets d’un prix très élevé. De l’Italie ,le Noyer s’est étendu peu à peu dans pres-que toutes les autres parties de l’Europe et, de nos jours, on sait combien il y est ré-pandu. Les parties où il abonde le plus au-jourd’hui sont ntalie, la France, l’Alle-magne et la Suisse , particulièrement, en
France , les départements compris entre dûet 48" de latit. Ses fruits mûrissent encoreaux environs d’Édimbourg ; mais au -delà ilne peut plus être compté parmi les arbresfruitiers. Quoique résistant très bien à noshivers ordinaires, il ne peut cependant sup-porter les froids rigoureux de nos grandshivers. Ainsi en 1709, la plupart de ceuxde France, d’Allemagne et de Suisse furentgelés; le mal fut aussi très grand pendantles hivers de 1769 et de 1788. A la suite dupremier de ces hivers, vraiment désastreux,des négociants hollandais prévoyant que lebois de Noyer deviendrait nécessairementfort rare, et par suite fort cher, en ache-tèrent en France des quantités tellementconsidérables, que le gouvernement, effrayédu renchérissement rapide de cette précieusematière, dut en défendre l’exportation parune loi, en 1720. Dans ces derniers temps,la culture du Noyer commun a été intro-duite dans les États-Unis ; mais elle n’y apas pris encore beaucoup de développe-ment.
Le Noyer commun est l’un de nos arbres lesplus précieux. Son bois est le plus estimé deceux fournis par nos espèces indigènes pourla confection d’un grand nombre d’objetsd’utilité et de luxe. A l’état d’aubier, il estblanchâtre, peu durable et facilement atta-quable par les Insectes; mais à l’état par-fait il se distingue par des qualités nom-breuses; il est alors brun, veiné, compacteet très durable; il pèse 58 livres 8 oncespar pied cube, lorsqu’il est vert, et seule-ment 46 livres 8 onces lorsqu’il est sec. Dansla confection des ouvrages de quelque im-portance, on a soin d’en enlever l’aubierqui pourrait diminuer la durée de ces ob-jets ; on peut cependant rendre cet aubierplus durable, en l’imbibant d’huile de noix.Le bois de Noyer sert dans la menuiserieet dans l’ébénisterie avec beaucoup d’avan-tage. Quoique la mode, en se portant surles meubles faits ou plaqués avec les boisexotiques, ait un peu diminué son impor-tance, la consommation qui s’en fait estencore très grande, et l’on remarque memeque son emploi tend depuis quelque tempsà reprendre plus d’extension, ce que prouvele renchérissement progressif qu’il subittous les jours. Au reste, lorsqu’il est bienveiné, comme est celui que donnent les ra