DICTIONNAIRE
UNIVERSEL
D’HISTOIRE NATURELLE.
S
STEXUOîV. Stellio. rept. —Daudin (Hisi-nctt. des Rept.) a créé, sous la dénominationde Steluon , Stellio , un genre de Reptilesde l’ordre des Sauriens dans lequel il plaçaitdes espèces qui, p 0ur Linné , étaient des La-certa, et dont les zoologistes modernes ontfait, sous le nom de Slellionides, une petitefamille distincte du groupe des Eunotes, di-vision des Iguaniens Acrodontes de MM. Du-mériJ et Bibron , comprenant un assezgrand nombre de subdivisions génériques.
Les principaux caractères des Stellionssont les suivants : Corps un peu épais, cou-vert d’une peau lâche et garnie d’écaillesnombreuses; tête allongée, légèrement apla-tie en dessus ; p as d e dents palatines ; languecharnue, élargie , épaisse , non extensibleet seulement échancrée à sa pointe ; coudistinct; pieds allongés, à doigts amincis,séparés, non opposables et onguiculés; queuecylindrique ou comprimée, offrant des ver-ticilies assez larges et recouverts d’écaillescarénées et souvent épineuses,
Les animaux présentent entre eux denombreuses différences sous le rapport dela forme, de la grandeur et delà dispositiondes écailles qui couvrent leur corps, leurtête et leurs membres ; c’est en se basantsur ces différences et sur quelques autrescaractères que présente leur organisationexterne, qu’ont été créés plusieurs groupesaux dépens des Stellio. Nous allons indi-quer les plus importants en donnant prin-cipalement l’ordre suivi par G. Cuvier (Règ.animal) , et eu ayant égard toutefois auxinnovations introduites par MM. Duméril et Bibron (Erp-générale des Suites à Buffon,de Roret ) dans cette partie de la science.
T. XII.
§ 1. Les Cordyles, Cordj/îtts Daud., Gronov.
Le dos, le ventre et la queue sont garnisde grandes écailles disposées sur des rangéestransversales et formant des ligues bien dis-tinctes, ce qui leur a valu dans ces dernierstemps la dénomination de Zonurus Merrern(de Ç<Jv», ceinture ; oipd, queue) ; la tête estcouverte de grandes plaques; la queue, dansun grand nombre d’espèces, présente desécailles terminées en arrière par une pointeépineuse; les cuisses ont une ligne de trèsgrands pores.
Les Cordyles sont à peu près de la taillede nos Lézards de murailles et leursproportions sont les mêmes ; leurs mœurssont peu connues : on sait toutefois qu’ilsse nourrissent d’insectes et qu’ils sonttout à fait inoffensifs. On en distingueplusieurs espèces qui toutes proviennentde l’Afrique méridionale et du cap deBonne-Espérance, et que l’on a longtempsconfondues sous la dénomination de La-certa cordylus Linué. Nous citerons commetype :
Le CORDYLE COMMUN OU CoRDYLEGRIS, Cor-dylus griseus G. Cuvier, qui est uniformé-ment gris, et provient du cap de Bonne-Espérance .
§ 2. Les Stellions , Stellio Daud.
Le corps est presque entièrement recou-vert de très petites écailles, et l’on voit çàet là sur le dos et les cuisses des écaillesplus grandes que les autres et quelquefoisépineuses: de petits groupes d’épines en-tourent les oreilles ; les épines de la queuesont médiocres; la tête est renflée en arrièrepar les muscles des mâchoires ; la queue
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