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Tome douzième.
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est longue et finit en pointe ; les cuissesmanquent de pores.

On place aujourdhui deux espèces dansce groupe; la plus connue est :

Le Stellion du Levant , Slellio vulgarisDaud., G. Cuv., Dum. etBibron.; Cordy-lus et Uromastyx Aldrov. ; KpoxoiaU?,Tournef. ; Lacerla slellio Linné, Gm., quia un pied environ de long du bout du mu-seau à lextrémité de la queue et qui estdun brun noirâtre. On trouve ce Sielliontrès communément dans tout le Levant etsurtout en Egypte, en Syrie et dans lesîles de l'Archipel . 11 se rencontre dans lesruines des vieux édifices, dans les fentesdes rochers et dans des espèces de terriersquil a lart de se creuser : il est très agiledans ses mouvements et se nourrit princi-palement dinsectes. Bélon rapporte quenÉgypte on recueille avec soin les excrémentsde cet animal pour les besoins de la phar-macie orientale, et il paraîtrait que ces ex-créments, connus sous les noms de Cordylea,Crocodilea et Slercus Lacerli, anciennementen usage en Europe comme cosmétique, se-raient encore parfois employés aujourdhuipar les Turcs.

g III. Les queues rudes. Doryphorus Cuv.

La tête, aplatie en avant, présente unegrande plaque occipitale et des écailles poly-gones, petites, presque égales sur le restedu crâne; les plaques nasales sont presquelatérales et bombées; le tronc est court,déprimé, convexe en dessus, plissé longitu-dinalement sur les flancs, à écaillure petite,imbriquée, lisse; la queue est peu allongée,grosse, aplatie, entourée de fortes écaillesépineuses, verticillées; il ny a pas de poresfémoraux.

Les Queues-rudes ou Doryphores , neComprennent quune seule espèce qui est :

Le Doryphore azuré. Doryphorus azu-reus, G. Cuv., Latr. Dum. etBibron; La-cerla azurea, Linné , Gm., etc., qui a prèsde sept pouces de longueur, sa queue seuleayant plus de trois pouces ; il est dun beaubleu dazur, avec de larges bandes noires,en travers du cou et du dos. On le trouveau Brésil, à Cayenne et à Surinam .

§ IV. Les FOUETTE - QUEUE OU STELLIONS

bâtards. Uromastyx, G. Cuv.; MasliguraFleming., Caudiverbera, Auct.

La tête est aplatie, et non renflée par

les muscles des mâchoires ; le tronc estallongé, déprimé, garni décailles petites,lisses et uniformes ; la queue aplatie pré-sente des écailles encore plus grandes etplus épineuses que chez les Stellions ordi-naires; il y a une série de pores sous lescuisses.

On place cinq espèces dans ce groupe dontle type est :

Le Fouette-queue d'Égypte , Uromastyxspinipes Merrem., G. Cuv., Isid. Geoffr.,Wagl., Wiegm., Dum. et Bibron ; Cau-diverbera Bélon; le Cordyle Rondelet;le Lézard Quetz- Paleo Lacépède , etc. Il ade 2 à 3 pieds de longueur; sa couleur gé-nérale est dun beau vert de pré. Il est assezrépandu dans la Haute-Égypte et dans ledésert qui avoisine ce pays : dans létat denature, il vit sous terre dans des trous. Lesbateleurs lapportent fréquemmentauCaire,et lemploient habituellement dans leursdivers exercices.

§ V. Les Leïolépides, Leiolepis G. Cuv.

La tête est couverte de très petites pla-ques polygones ; il ny a pas de fanon, et onremarque un pli transversal en avant de lapoitrine ; le dessus du corps est complète-ment dépourvu de crête; le tronc est àécaillure granuleuse en dessus, imbriquéeet lisse en dessous ; la queue, très longue,un peu forte et déprimée à sa base, est ex-cessivement grêle en arrière; il y a despores fémoraux.

On ne connaît quune espèce de cette di-vision : cest :

Le Leïolépide a gouttelettes, Leiolepisgutlatus G. Cuv., Guérin, Dum. et Bibron;Uromastyx Dellii Gray. Long de plus d'unpied, et dun blanc bleuâtre, avec destaches ou gouttelettes jaunes, et quatre oucinq raies de la même couleur que ces tachesen dessus du corps. On trouve cette es-pèce dans la Cochinchine , d M. Diarden a envoyé plusieurs individus au Muséumdhistoire naturelle; et il paraîtrait quellenest par rare à Penang .

Un certain nombre dautres genres, moinsimportants que ceux que nous venons depasser en revue , ont été créés par plusieurszoologistes, et ne renferment encore quunpetit nombre despèces qui sont loin dêtresuffisamment connues; aussi pensons-nous