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lement que le Système du Longmynd estantérieur au Système du Morbihan .
Cette même ligne, parallèle à la route dePloërmel à Dinan , qui élève, sans dérangerleur stratification, les schistes plissés sui-vant le Système du Finistère , se conduittout autrement par rapport au Système duMorbihan . Son prolongement méridionaltraverse le plateau méridional de la Bre-tagne , qui appartient au Système du Mor-bihan ; mais bien loin d'interrompre ce pla-teau , comme elle interrompt les plateauxschisteux de Ploërmel , elle s’évanouit à sonapproche , et elle cesse de se dessiner paraucun accident stratigraphique ou orogra-phique remarquable. Ainsi le même raison-nement, qui montre que le Système duLongmynd, auquel appartient cette ligne siremarquable, est postérieur au Système duFinistère , montre aussi qu’il est antérieurau Système du Morbihan .
11 me parait donc établi que les quatreridements de l’écorce terrestre , dont nousnous sommes occupés jusqu’à présent, sesont succédé dans l’ordre suivant :
Système de la Vendée , Système du Finis-tère , Système de Longmynd, Système duMorbihan .
Ces quatre Systèmes se croisent au milieude la presqu'île de Bretagne , dans un espacepeu étendu, et cette circonstance permet deconstater leur âge relatif d’après le seul exa-men de la manière dont s’opère le croisement.Ce mode de constatation, ainsi que je l'aidéjà remarqué, n’est pas le plus satisfaisant;mais on est réduit à s’en contenter, parcequ’il n’existe en Bretagne aucun terrain sé-dimentaire régulièrement étudié dont onpuisse assurer que son dépôt s’est opéréentre l’apparition de deux des Systèmes demontagnes dont nous venons de parler.L’existence de pareils terrains dans les au-tres parties de l’Europe occidentale estmême encore plus ou moins problématique,et je suis loin de prétendre que l’aperçu declassification que j’ai essayé de donner dequelques uns d’entre eux ( I ), soit le derniermot de la science, et oITre une base de la-quelle on puisse partir avec assurance. Ilrésulte de là que je n’ai pu rapprocher lesdifférents membres des divers Systèmes
fi) Bulletin de la Société géologique de Fiance, a e série,t. IV, p. 962 (séance du 17 mai 1847).
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dont il s’agit que d’après leur parallélisme,en me fondant sur les analogies tirées desSystèmes de montagnes plus modernes dontl’élude n’est pas environnée des mêmesdifficultés. Dans l’ordre de la rédaction decet article, c’est une anticipation sur ce quiva suivre, mais ce n’a pas été une anticipa-tion dans l’ordre des études; car les diffi-cultés dont je viens de parler m’ont arrêtépendant longtemps, et ce n’est que tout ré-cemment que j’ai essayé d’esquisser ainsi lesprincipaux traits de l’histoireanté-silurienne.La détermination de l’âge du Système qui,dans l’ordre chronologique, doit venir im-médiatement à la suite du Système du Mor-bihan , n’offre déjà plus les mêmes difficultés.
V. Système du Westmoreland et duHundsrück.
L’idée première de ce Système est due auxrecherches dont M. le professeur Sedgwicka communiqué les résultats, en 1831, à laSociété géologique de Londres . Ce savantgéologue, qui s’était occupé (dès lors) depuisprès de dix ans, de l’exploration des mon-tagnes du district des lacs du Westmoreland,a fait voir que la moyenne direction desdifférents Systèmes de roches schisteuses ycourt du N.-E. un peuE., au S.-O. unpeu 0. Cette manière de se diriger fait que,l’un après l’autre, ils viennent se perdresous la zone carbonifère qui couvre lestranches de leurs couches, d’où il résultequ’ils sont nécessairement en stratificationdiscordante avec cette zone. L’auteur con-finne cette induction en donnant des coupesdétaillées; et de tout l’ensemble des faitsobservés, il conclut que les couches desmontagnes centrales du district des lacs ontété placées dans leur situation actuelle,avant ou pendant la période du dépôt duvieux grès rouge, par un mouvement quin’a pas été lent et prolongé, mais soudain.
A cette époque, les belles recherches deM. Murchison sur la région silurienne n’é-taient pas encore ou étaient à peine com-mencées , le nom même de terrain silurienn’avait pas encore été prononcé; et frappéde l’irrégularité des couches de transitionmoderne que j’avais visitées à Dudley et aTortworth, couches qui n’avaient encoreété rapprochées d’aucune de celles du West-moreland, j’annonçai que des circonstances