SYS
SYS
210
à compléter l’élude autant que l’état desobservations le permet aujourd’hui; maisje dois d’abord rappeler pourquoi je l’ainommé Système du Weslmoreland et duIlundsrüclc.
Les noms qui rappellent un type naturelbien déterminé, tels que ceux de calcairedu Jura , d’argile de Londres , de calcairegrossier parisien, ont, en géologie, des avan-tages tellement marqués, qu’il était à dé-sirer qu'on pût en employer du même genrepour les divers Systèmes d’inégalités, d’âgesdifférents , qui sillonnent la surface de laterre. Il n’élait pas sans embarras de choi-sir, pour indiquer une réunion de rides quitraversent une grande partie de l'Europe ,qui probablement s’y sont produites aumilieu d’accidents préexistants, et qui de-puis ont été soumises à un grand nombrede dislocations, un nom simple et facile àretenir, qui se rattachât à des accidentsnaturels du sol, et qui ne fût pas exposé, àcause de sa brièveté même, à donner lieuà des équivoques et à des disputes de mots;il m’a semblé qu’on pourrait adopter pourle Système dont nous parlons le nom deSystème du Weslmoreland et du HundsrücJc,en convenant de prendre la partie pour letout, et en rattachant tout l'ensemble àdeux districts montagneux, où les accidentstrès anciens qui nous occupent sont encoreau nombre des traits les plus proéminents.On pourrait tout aussi bien l’appeler Sys-tème du Bigorre, du Canigou, du Pilas,de l’Erzgebirge , du Hartf, puisque les cou-ches schisteuses anciennes dont ces monta-gnes sont en grande partie composées,paraissent avoir contracté elles-mêmes, àl’époque ancienne qui nous occupe, leursinflexions primordiales. Mais comme cesmêmes montagnes paraissent devoir unegrande partie de leur relief actuel à desmouvements beaucoup plus récents, j’aicraint qu’en les faisant figurer dans la dé-signation d’un Système d’accidents bien an-térieur à la configuration définitive qu’ellesnous présentent, on n’introduisit trop dechances de confusion.
Depuis que le premier aperçu dont je viensde reproduire la substance a été publié (1),la réunion en un même faisceau de tous les
(i) Manuel géologique, p. G 26 . — Traité (le géognosie ,t. 111, p, Soi-302.
accidents orographiques et slratigraphiquedont je viens de rappeler les noms, est devenue de plus en plus indispensable; quel-ques autres même ont dû y être réunis;quelques accidents partiels ont dû seuls êtredétachés des masses avec lesquelles ils étaientconfondus.
J’ai cru pendant longtemps que les cou-ches schisteuses les plus anciennes des Ar-dennes , duHundsrück, du llartz, etc.,correspondaient par leur âge à celles descollines du Longmynd, sur lesquelles lescouches siluriennes inférieures reposent enstratification discordante. C’est dans cettepensée qu’en 1835, je proposai à M. Mur-chison, ainsi qu’il a bien voulu le rappelerdernièrement (1), de donner au groupe deroches schisteuses anciennes qui forme labase du Longmynd le nom de Système her-cynien, nom auquel M. le professeur Sedg-wick a préféré celui de Système cambrien.Mes illustres amis ont conservé eux-mêmes,pendant longtemps, quelque chose de cetteancienne opinion ; car sur la belle carte desterrains schisteux des bords du Rhin , qu’ilsont publiée en 1840 , ils ont indiqué unnoyau cambrien dans l’Ardenne , près deBastogne et de Houffalize , et un autre surles bords du Rhin , près d’Oberwesel et deSaint-Goar .
L’incertitude où nous étions sur l’exis-tence réelle de ces noyaux cambriens, l’im-possibilité de les limiter avec précision, etd’autres difficultés encore, nous ont déter-minés, M. Dufrénoy et moi, à figurer unegrande partie de ces contrées schisteuses,sur la carte géologique de la France publiéeen 1841, comme composées de terrains de
transition indéterminés, désignés simplementpar la lettre i, et j’ajoutais dans l’explica-tion de la même carte : « L’expression tef-rain ardoisier laisse dans une indétermina-tion dont il ne me paraît pas encore prudentde sortir aujourd’hui, et l’époque du depotdes schistes et des quartzites de l’Ardenne ,et l’époque de la conversion en ardois eSd’une partie des premiers.... Les schiste 5verdâtres qui, près de Bingen , sur le Rb' n ’alternent avec des quartzites, m’ont P arl *présenter une ressemblance frappante avec