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Tome douzième.
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à compléter lélude autant que létat desobservations le permet aujourdhui; maisje dois dabord rappeler pourquoi je lainommé Système du Weslmoreland et duIlundsrüclc.

Les noms qui rappellent un type naturelbien déterminé, tels que ceux de calcairedu Jura , dargile de Londres , de calcairegrossier parisien, ont, en géologie, des avan-tages tellement marqués, quil était à dé-sirer qu'on pût en employer du même genrepour les divers Systèmes dinégalités, dâgesdifférents , qui sillonnent la surface de laterre. Il nélait pas sans embarras de choi-sir, pour indiquer une réunion de rides quitraversent une grande partie de l'Europe ,qui probablement sy sont produites aumilieu daccidents préexistants, et qui de-puis ont été soumises à un grand nombrede dislocations, un nom simple et facile àretenir, qui se rattachât à des accidentsnaturels du sol, et qui ne fût pas exposé, àcause de sa brièveté même, à donner lieuà des équivoques et à des disputes de mots;il ma semblé quon pourrait adopter pourle Système dont nous parlons le nom deSystème du Weslmoreland et du HundsrücJc,en convenant de prendre la partie pour letout, et en rattachant tout l'ensemble àdeux districts montagneux, les accidentstrès anciens qui nous occupent sont encoreau nombre des traits les plus proéminents.On pourrait tout aussi bien lappeler Sys-tème du Bigorre, du Canigou, du Pilas,de lErzgebirge , du Hartf, puisque les cou-ches schisteuses anciennes dont ces monta-gnes sont en grande partie composées,paraissent avoir contracté elles-mêmes, àlépoque ancienne qui nous occupe, leursinflexions primordiales. Mais comme cesmêmes montagnes paraissent devoir unegrande partie de leur relief actuel à desmouvements beaucoup plus récents, jaicraint quen les faisant figurer dans la dé-signation dun Système daccidents bien an-térieur à la configuration définitive quellesnous présentent, on nintroduisit trop dechances de confusion.

Depuis que le premier aperçu dont je viensde reproduire la substance a été publié (1),la réunion en un même faisceau de tous les

(i) Manuel géologique, p. G 26 . Traité (le géognosie ,t. 111, p, Soi-302.

accidents orographiques et slratigraphiquedont je viens de rappeler les noms, est devenue de plus en plus indispensable; quel-ques autres même ont y être réunis;quelques accidents partiels ont seuls êtredétachés des masses avec lesquelles ils étaientconfondus.

Jai cru pendant longtemps que les cou-ches schisteuses les plus anciennes des Ar-dennes , duHundsrück, du llartz, etc.,correspondaient par leur âge à celles descollines du Longmynd, sur lesquelles lescouches siluriennes inférieures reposent enstratification discordante. Cest dans cettepensée quen 1835, je proposai à M. Mur-chison, ainsi quil a bien voulu le rappelerdernièrement (1), de donner au groupe deroches schisteuses anciennes qui forme labase du Longmynd le nom de Système her-cynien, nom auquel M. le professeur Sedg-wick a préféré celui de Système cambrien.Mes illustres amis ont conservé eux-mêmes,pendant longtemps, quelque chose de cetteancienne opinion ; car sur la belle carte desterrains schisteux des bords du Rhin , quilsont publiée en 1840 , ils ont indiqué unnoyau cambrien dans lArdenne , près deBastogne et de Houffalize , et un autre surles bords du Rhin , près dOberwesel et deSaint-Goar .

Lincertitude nous étions sur lexis-tence réelle de ces noyaux cambriens, lim-possibilité de les limiter avec précision, etdautres difficultés encore, nous ont déter-minés, M. Dufrénoy et moi, à figurer unegrande partie de ces contrées schisteuses,sur la carte géologique de la France publiéeen 1841, comme composées de terrains de

transition indéterminés, désignés simplementpar la lettre i, et jajoutais dans lexplica-tion de la même carte : « Lexpression tef-rain ardoisier laisse dans une indétermina-tion dont il ne me paraît pas encore prudentde sortir aujourdhui, et lépoque du depotdes schistes et des quartzites de lArdenne ,et lépoque de la conversion en ardois eSdune partie des premiers.... Les schiste 5verdâtres qui, près de Bingen , sur le Rb' nalternent avec des quartzites, mont P arl *présenter une ressemblance frappante avec

(1) Murcliison , Mémoire lu à la Société gcologitl"^^Londres , le 6 jativier 1847. Quaterly journal of the G 1 -' 0gical society, t. III, p. 167 .