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Tome douzième.
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Javais cru reconnaître encore la mêmedirection fondamentale dans les Rochesschisteuses et calcaires, souvent pénétréespar des Granités, qui forment la base desPyrénées . M. Durocher, qui depuis lors aexploré avec beaucoup de soin et de détailles terrains anciens des Pyrénées , a publiéune nombreuse série dobservations de di-rection dont la moyenne sécarterait un peubutins de la ligne E.-O. ; mais peut-être cesdirections devraient-elles être divisées endeux groupes.

M. Durocher, dans son intéressant Essaisur la classification du terrain de transitiondes Pyrénées (1), indique dune manière gé-nérale la direction E.-N.-E. comme proprea ux Roches stratifiées les plus anciennes desPyrénées ; mais, dans les nombreuses mesu-res de direction quil a soin de rapporter,°n voit que les directions des Roches dont

sagit oscillent dans lintervalle compriser >lre lE. et lE. 40" N., et que très souvente 'les se rapprochent, soitde lE. 15à 20°N.,s °it de lE. à 30 à 35" N.

La première de ces deux directions peut* lre rapportée au Système du Finistère , car* â direction de ce Système, transportée dansdu point de la partie méridionale du dépar-eillent de lArriége, situé par 42° 40' de la-l 'tude N., et par 1° de longitude O. de Pa-* ls > en calculant leæcès sphérique, comme si

r cst se trouvait sur le grand cercle de com-Pucaison du Système, se réduit à E. 17° 26'37- N

Quant à la seconde direction E. 30 àN., elle coïncide, à peu de chose près,jy C **' rect ' on moyenne E. 34° N., que^' trouvée pour les couches de la montagne

0lr e, et cela me confirme dans la supposi-l 'on

b>ent

9 ue cette moyenne est très sensible-

exacte.

dan* S foss ' ,es renfermés en différents pointsPass* * 6S roclles de îransilion que je viens deIon Cr 60 revue > nont pu servir, pendantêtre EmpS * ( * u ® montrer <l uclles devaientdg 6 , ^ ort anciennes, sans quil fût possibledét el \ serv r P°ur les rapporter à un étagep 0 ^/niné. Dans cette incertitude, nous nesur'| IOnS ^ufrénoy et moi, les figurerd'ent* Carte Biologique de la France autre-(ern < * U<! cornme terrains de transition in-Un és, et elles y sont, en effet, colo-

(')

"nat,s rf-, mine,, 4 e 5 c,ir. t. VI, p. ,5

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rides en brun clair et marquées de la lettre i,qui est consacrée à ces terrains.

La science est principalement redevablede la cessation de cet état dincertitude àM. deBuch.quia parcouru, en 1846, unegrande partie des Pyrénées , et qui a bienvoulu examiner, à diverses époques, les col-lections de fossiles des localités sus-mention-nées que nous avons réunies à l'École desmines. Il a vu aussi ceux qui se trouventdans les musées de Strasbourg et de Lyon .Tout récemment encore, il a examiné, sousce point de vue, les collections recueillies,dans les Pyrénées et dans les carrières deCaunes , par M. Dufrénoy et par moi, et ila reconnu , à lensemble des fossiles dont ils'agit, un caractère dévonien.

II rapporte spécialement au Système dé-vonien les fossiles des terrains de transitiondes Pyrénées orientales, de la vallée deCampan,des carrières de Caunes (montagneNoire), et de celles de Schirmeck dans lesVosges (1).

Toutes ces localités fossilifères, de mêmeque celles du Ilartz et des environs de Bay-reuth, sont donc dévoniennes; mais ellesme paraissent lêtre de la même manièreque les localités du Hundsrück, du pays deNassau, de lEifel et de la Westphalie , queMM. Sedgwick et Murchison avaient colo-riées comme siluriennes , dans leur bellecarte publiée en 1840. Dans leur mémora-ble travail sur les fossiles des terrains an-ciens des provinces rhénanes, imprimé dansles Transactions géologiques , à la suite duMémoire de MM. Sedgwick et Murchi- !son (2), MM. dArchiac et de Verneuil ontplacé dans le terrain silurien les localités

(r) Depuis le moment jai fait cette communication àla Société géologique, M. de Bucb, en retournant à Berlin , avisité les environs de Schirmeck et de Framont avec MM. deBilly et Daubrée; et dans une lettre subséquente , dont jesuis Heureux de pouvoir consigner ici un extrait, il a con-firmé son opinion de lâge dévonien des calcaires de transi-tion des environs de Schirmeck et de Framont.

Berlin , le 19 juillet 18^7.

«.Le calcaire de Ross, de Schirmeck et de Framont

» est un banc de corail, calamopora, polymorpha,spongytes f» cyathophillum, ni silurien, ni carbonifère, donc dévonien;» cest Gerolstein et plus encore le Mûblthol du liai tz. Vai-» nement on cherche des Spirifers, des Térébratulcs ; mais» 011 trouve entre Schirmeck et Fromont Yorthoccrotites rc*»> gularis assez grand ; il est encore dévonien à Elbcrsreuth,m près de Bayreuth . »

(2) Transactivne of the Geological sociiiy 0} London , new

série», t. VI.