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fossilifères d’Abentheur (HundsrücU), deWissembach, Ems, Kemmenau , Nicderos-bach. Braubach , Haüsling ( duché de Nas-sau), etc., de Prüm et de Daun (Eifel ), deSo!ingen,Liegen,Unkel, Lauderskron, Lind-lar ( Westphalie ), etc., et ils les ont, parconséquent, distinguées des localités dévo-niennes des mêmes contrées. Aujourd’huiil serait question de considérer toutes ceslocalités comme dévoniennes, et je suis trèsporté à croire que c’est particulièrement deces localités, regardées primitivementcommedistinctes du terrain dévonien proprementdit, que doivent être rapprochées les locali-tés fossilifères de la France dont je viens deparler.
Les terrains schisteux du Fichtelgebirge et du Frankenwald , dans lesquels sont en-castrés sous forme lenticulaire les calcairesfossilifères d’Elbersreuth près de Bayreulh,etdes environs de Hof , appartiennent essen-tiellement au Système de couches anciennescaractérisées par la direction Hora 3 - 4 .C’est là que M. de Humboldt, en -1792 , aété frappé pour la première fois de la con-stance de cette direction.
Il en est de même des terrains schisteuxde l'Erzgebirge , qui sont le prolongementde ceux du Fichtelgebirge et du Franken-wald , et de la plus grande partie de ceuxdu Hartz.
Enfin, cette direction se dessine encorede la manière la plus nette, dans les cou-ches fossilifères des environs de Prague . Lebeau travail que M. Joachim Barrande acommencé à publier sur ces dépôts ne per-met pas de douter qu'ils n’appartiennentau terrain silurien; mais ils paraissent ce-pendant ne pas être dénués de quelquesrapports avec le terrain fossilifère d’Elbers-reulh, car on lit les lignes suivantes dansla savante notice de M. Barrande : « Il ne» sera pas hors de propos de faire observerj> en passant qu’un assez grand nombre de» nos bivalves du genre Cardium, etc., pa-v raissent se rapprocher de celles que le» comie de Munster a décrites comme ap-» partenant au calcaire d’Elbersreuth (l). „
Les lumières nouvelles que ces diversfapprochements jettent si heureusement surtes terrains de transition que nous nous
(x) Joarliim Garrande, Notice préliminaire sur le terrainiluriai et tes trilabites de Bohème ( 1 34G) r p. 4f>_
sommes bornés à colorier, M. Dufrénoy etmoi, sur la carte géologique de la Francecomme terrains de transition indéterminés,ne permettraient pas encore de les colorierd’une manière bien certaine, il reste tou-jours évident que le terrain ardoisier del’Ardenne et du Hundsrück constitue unSystème différent du Système anthraxiferede M. d’Omalius d’Halloy. Les trois assisesinférieures de ce terrain que M. d’Omaliusa désignées sous les noms de poudingue deBurnot, de calcaire de Givet et de Psarn-mites du Chondros, me paraissent toujoursformer un Système distinct du terrain ar-doisier sur lequel le poudingue de Burnotrepose près de Givet et de Fumay, et à Pe-pinster , près de Spa , en stratification dis-cordante. A mes yeux, ces trois assises con-stituent le terrain dévonien proprement dit,et les couches nommées aussi dévoniennes,qui font partie du terrain ardoisier, appar-tiennent stratigraphiquement à un Systèmeplus ancien.
Le terrain de transition longtemps in-déterminé , qui comprend le terrain ar-doisier de l’Ardenne et du Hundsrück , etceux que j’ai cherché à y rattacher dans lesVosges , dans les montagnes des Maures etde l’Estérel, etc., se compose de ces couchesdévoniennes anciennes, de couches silurien-nes, et peut-être de couches plus anciennesencore. Ce terrain est la matière consti-tuante essentielle du Hundsrück et de tou-tes les rides dirigées Hora 3-4, que j’ai dé-signées sous le nom de Système du Westmo -reland el du Hundsrück. 11 devient évident,d’après cela , que ce Système de rides estpostérieur au terrain silurien , et même aune partie des couches qu’on désigne au-jourd’hui comme dévoniennes ; mais il de-meure également évident qu’il est anté-rieur, d’une part, au terrain dévonien de lapartie S.-E. des Vosges (1), et, de l’autre ,au poudingue de Burnot, qui repose en stra-tification discordante sur les couches redres-sées du terrain ardoisier.
Le Système du poudingue de Burnot, duCalcaire de Givet et des Psammites de Con-dros a été regardé pendant quelque temp 5comme représentant le terrain silurien. A lamême époque, le terrain ardoisier a été con
fi) Voyez Explication de la Carte géologique de la
t» 1, p. 363,