21G
SYS
Enfin, dans son dernier Mémoire, lu à laSociété géologique, le 16 décembre 1846,M. le professeur Sedgwick regarde la Conis-ton limestone du Westmoreland , commel'équivalent du Caradoc sandslone, et lescouches les plus élevées de la même série(entre Iiendal et Kirby-Lonsdale), commereprésentant les Ludloui Rocks supérieurs etle Tilestone de la région silurienne (3).
Il est donc avéré que le redressement descouches du Westmoreland est postérieur audépôt du tilestone, mais antérieur à celuidu vieux grès rouge proprement dit.
Les couches schisteuses rouges qui sontdésignées sous le nom de tilestone, ont étéconsidérées jusqu’à ces derniers temps, sur-tout d’après leur couleur, comme formantl'assise inférieure du vieux grès rouge; maisdans ses publications les plus récentes,M. Murchison a, de son côté, séparé letilestone du vieux grès rouge, pour le com-prendre dans le terrain silurien. Dire quele redressement des couches du Weslmore-land est postérieur au tilestone et antérieurau reste du vieux grès rouge, revient doncexactement à dire qu’il est postérieur auterrain silurien et antérieur au vieux grèsrouge , dans l 'acception actuelle de ces deuxexpressions, et qu’il établit la ligne de dé-marcation entre ces deux grandes formations.
Cet énoncé cadre, d’une manière remar-quable, avec celui auquel j’ai été conduitci-dessus relativement au Hundsrück, lors-que j’ai dit que le redressement de ses cou-ches est postérieur au dépôt du terrainsilurien et des couches dévoniennes ancien-nes, mais antérieur au dépôt du terraindévonien proprement dit. On doit, en effet,se rappeler que le terrain dévonien, tel queMM. Murchison et Sedgwick l’ont définioriginairement d’après l’étude du Devon-shire , est la réunion des couches qui, sansavoir la couleur ni la composition du vieuxgrès rouge, en sont néanmoins les équiva-lents chronologiques. Or, à l’époque où cettedéfinition a été donnée, le tilestone étaitencore compris dans le vieux grès rouge. Leterrain dévonien , tel qu’on l’a poursuivisur une partie du continent de l’Europe ,d’après ses caractères paléontologiques, com-prend donc des couches qui représentent
(i) A.Sertwicfc, Çuarter/y Journal of the geological society,vol. III, p, i5ç),
SYS
chronologiquement le tilestone. Je suis portéà présumer que les couches dévoniennes an-ciennes, qui font partie du terrain ardoi-sier de l’Ardenne et du Hundsrück, sontles équivalents chronologiques du tilestone,et que le poudingue de Burnot, le calcairede Givet et le psammite de Condros, queje désigne sous le nom de terrain dévonienproprement dit, représentent collectivementle vieux grès rouge dans le sens restreintactuel de cette expression, le vieux grèsrouge proprement dit.
Cette question pourra peut-être se déciderpar une étude nouvelle du Cornouailles etdu Devonshire , faite dans ce but spécial.Des couches fossilifères, bien caractériséescomme siluriennes, ont été signalées der-nièrement sur la côte S.-E. du Cornouailles aux environs de Falmouth et de Saint-Austle, par M. Peach. Dans une lettreadressée le 12 avril dernier à sir CharlesLemon, sir Roderick Murchison dit qu’àla première vue des fossiles recueillis parM. Peach, il reconnut qu’il existe en Cor-nouailles de véritables couches siluriennes,et même des couches siluriennes inférieures,fait dont il trouve la preuve dans la présencede certains orlhis à côtes simples, qui sontle caractère invariable de cette époque. Hannonce en outre que l’une des coquilles,le Bellerophon trilobatus que M. Peach atrouvées avec certains débris de poissonsdans la zone des roches de Polperro, estune des coquilles caractéristiques des itiW"lones du Herefordshire et du Sbropshire, eta été aussi trouvé dans les couches du mêmeâge du Cumberland ( sur les confins daWestmoreland , entre Kirby-Lonsdale etKendal), couches qui forment, dit-il, I’#*'sise supérieure du terrain silurien, ou unetransition entre le terrain silurien et I eterrain dévonien. M. Murchison ajoute en'core que le district de Cornouailles dans 1®'quel existent des couches siluriennes incon'testables, est celui dans lequel M. le P r °'fesseur Sedwick et sir Henry de la Bècbeavaient indiqué l’existence d’une ligne <1®soulèvement dirigée duN.-E. au S.-O., Q ul 'en amenant au jour certains schistes quart*zeux et argileux, avait relevé les couchesde part et d’autre au S.-E. et au N .-O*suivant une ligne qui traverse la baieFalmouth . Avant d’avoir subi ce nouve