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pousser plus loin ici ces recherches , quidonneraient pour le Système des Pays-Bas unnouveau grand cercle de comparaison diffé-rent des deux précédents, qui probablementne passerait ni par Rothenburg, ni par Mons ,mais qui seraittrop peu éloigné de l’un et del’autre pour que l’emploi de l’un ou del’autre de ces derniers pût conduire, dans lapratique, à des erreurs importantes.
Les montagnes des Vosges , de la Hardt,de la forêt Noire et de l’Odenwald , formentdeux groqpes en quelque sorte symétriques,qui se terminent l’un vis-à-vis de l’autrepar deux longues falaises légèrement si-nueuses, dont les directions générales sontparallèles l’une à l’autre , et au cours duRhin qui coule entre elles depuis Bâle jus-qu’à Mayence . Ces deux falaises sont prin-cipalement composées d’éléments rectilignesorientés presque exactement du N. 21° E.au S. 21° O. ; et les montagnes, dont ellessont pour ainsi dire les façades, présententles unes comme les autres, dans beaucoupde points de leur pourtour ou de leur inté-rieur , d’autres lignes d’escarpements pa-rallèles aux précédentes.
La direction de la crête de la partie cen-trale du noyau de roches anciennes desVosges n’est pas en rapport aveclesdirectionsque présente la stratification d’une partie deces roches, directions qui se rapportent prin-cipalement, ainsique nous l’avons vu ci-des-sus, p. 221, au Système du Westmoreland etdu Hundsrück, et peut-être aussi en partieau Système du Longmynd et au Système duFinistère . Cette crête qui, comme on l’a vuégalement, p. 229, s’articule avec celle dumassif des Ballons sous la forme du jambagevertical d’un T renversé (x), coupe manifes-tementla direction des roches schisteuses an-ciennes, et elle est parallèle à la directionmoyenne des escarpements qui viennentd’être mentionnés, à celle d’un grand nom -bre de failles qui traversent le grès desVosges et à la direction générale des assiseslégèrement inclinées de ce dépôt sédimen-taire.
Le relief des Vosges , considéré dans toutson ensemble, se coordonne, comme celuides Pyrénées , à deux lignes de faite paral-lèles entre eiles, dont l’une se termine vis-
à-vis du point où l’autre commence. Lapremière est la crête de la partie méridio-nale dont nous venons de parler. Elle sepoursuit d’une manière continue depuis leBallon d’Alsace jusqu’à la montagne quisépare Sainte-Marie-aux-Mines de la Croix.L’autre commence près deSaales, se pour-suit par le Donou jusqu’à la montagne deSaverne , et se continue même plus au N.jusque dans la Bavière rhénane en formantle bord occidental du massif montagneuxqu’on nomme les basses Vosges ou la Hardt.
M. le docteur Mougeot de Bruyères a faitremarquer depuis longtemps (1) comment leSystème du Donon est séparé des chaînesméridionales par lé Col de Saales, et com-ment le Système du Champ-du-Feu en estséparé par le Col de Steige , de telle sorteque le prolongement de la chaîne vosgiennejusque dans la Bavière rhénane appartien-drait au Système du Donon , tandis que celuidu Champ-du-Feu, placé entre la vallée de laBruche et celle de la Mühlbach, jouerait unrôle plus secondaire. Le massif du Champ-du-Feu s’élève comme un jalon isolé dansle prolongement de la crête de la partieméridionale des Vosges , dont il est séparépar la contrée basse que forment le grèsrouge et le grès des Vosges , depuis Saalesjusqu’à Villé . Le terrain ondulé et d’unepente incertaine, dont les cols de Saales etde Steige font partie, et qui se rattachevers le nord au Ban-de-la Roche, remplit,dans les Vosges , une place analogue à celleque la vallée d’Arran occupe dans l’ensembledes Pyrénées .
Les deux crêtes jumelles qui viennentd’être signalées relient entre elles toutes îe smontagnes auxquelles on a étendu la déno-mination de Vosges , et en forment les deu*traits les plus saillants; mais elles n’y fur 'ment pas des traits isolés. Leur existent®se rattache à des failles qui font partie d unnombreux faisceau de failles parallèles aux-quelles sont dues les lignes les plus caracristiques de l’intérieur et du contour desVosges .
La manière brusque dont legrès des Voges s’élève au-dessus des plaines, phénome ^que l’œil suit d’une manière si distinctesi uniforme, depuis Remiremont jusqu
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(1) Bulletin de la Société géologique de France, »t. VI,p.45.