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Tome douzième.
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pousser plus loin ici ces recherches , quidonneraient pour le Système des Pays-Bas unnouveau grand cercle de comparaison diffé-rent des deux précédents, qui probablementne passerait ni par Rothenburg, ni par Mons ,mais qui seraittrop peu éloigné de lun et delautre pour que lemploi de lun ou delautre de ces derniers pût conduire, dans lapratique, à des erreurs importantes.

X. Système du Rhin .

Les montagnes des Vosges , de la Hardt,de la forêt Noire et de lOdenwald , formentdeux groqpes en quelque sorte symétriques,qui se terminent lun vis-à-vis de lautrepar deux longues falaises légèrement si-nueuses, dont les directions générales sontparallèles lune à lautre , et au cours duRhin qui coule entre elles depuis Bâle jus-quà Mayence . Ces deux falaises sont prin-cipalement composées déléments rectilignesorientés presque exactement du N. 21° E.au S. 21° O. ; et les montagnes, dont ellessont pour ainsi dire les façades, présententles unes comme les autres, dans beaucoupde points de leur pourtour ou de leur inté-rieur , dautres lignes descarpements pa-rallèles aux précédentes.

La direction de la crête de la partie cen-trale du noyau de roches anciennes desVosges nest pas en rapport aveclesdirectionsque présente la stratification dune partie deces roches, directions qui se rapportent prin-cipalement, ainsique nous lavons vu ci-des-sus, p. 221, au Système du Westmoreland etdu Hundsrück, et peut-être aussi en partieau Système du Longmynd et au Système duFinistère . Cette crête qui, comme on la vuégalement, p. 229, sarticule avec celle dumassif des Ballons sous la forme du jambagevertical dun T renversé (x), coupe manifes-tementla direction des roches schisteuses an-ciennes, et elle est parallèle à la directionmoyenne des escarpements qui viennentdêtre mentionnés, à celle dun grand nom -bre de failles qui traversent le grès desVosges et à la direction générale des assiseslégèrement inclinées de ce dépôt sédimen-taire.

Le relief des Vosges , considéré dans toutson ensemble, se coordonne, comme celuides Pyrénées , à deux lignes de faite paral-lèles entre eiles, dont lune se termine vis-

à-vis du point lautre commence. Lapremière est la crête de la partie méridio-nale dont nous venons de parler. Elle sepoursuit dune manière continue depuis leBallon dAlsace jusquà la montagne quisépare Sainte-Marie-aux-Mines de la Croix.Lautre commence près deSaales, se pour-suit par le Donou jusquà la montagne deSaverne , et se continue même plus au N.jusque dans la Bavière rhénane en formantle bord occidental du massif montagneuxquon nomme les basses Vosges ou la Hardt.

M. le docteur Mougeot de Bruyères a faitremarquer depuis longtemps (1) comment leSystème du Donon est séparé des chaînesméridionales par Col de Saales, et com-ment le Système du Champ-du-Feu en estséparé par le Col de Steige , de telle sorteque le prolongement de la chaîne vosgiennejusque dans la Bavière rhénane appartien-drait au Système du Donon , tandis que celuidu Champ-du-Feu, placé entre la vallée de laBruche et celle de la Mühlbach, jouerait unrôle plus secondaire. Le massif du Champ-du-Feu sélève comme un jalon isolé dansle prolongement de la crête de la partieméridionale des Vosges , dont il est séparépar la contrée basse que forment le grèsrouge et le grès des Vosges , depuis Saalesjusquà Villé . Le terrain ondulé et dunepente incertaine, dont les cols de Saales etde Steige font partie, et qui se rattachevers le nord au Ban-de-la Roche, remplit,dans les Vosges , une place analogue à celleque la vallée dArran occupe dans lensembledes Pyrénées .

Les deux crêtes jumelles qui viennentdêtre signalées relient entre elles toutes îe smontagnes auxquelles on a étendu la déno-mination de Vosges , et en forment les deu*traits les plus saillants; mais elles ny fur 'ment pas des traits isolés. Leur existent®se rattache à des failles qui font partie d unnombreux faisceau de failles parallèles aux-quelles sont dues les lignes les plus caracristiques de lintérieur et du contour desVosges .

La manière brusque dont legrès des Voges sélève au-dessus des plaines, phénome ^que lœil suit dune manière si distinctesi uniforme, depuis Remiremont jusqu

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(1) Bulletin de la Société géologique de France, »t. VI,p.45.