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Pyrmasens, et qui est encore plus prononcés »r le revers opposé, le long de la plaine duRhin, est ce qui particularise les Vosges comme région distincte, et ce qui leur im-prime, malgré la complication de leur com-position et de leur structure intérieure, uncaractère d’unité. Mais cet isolément, lesVosges ne l’offrent pas elles-seules ; car, enface de ces montagnes, sur la rive droitedu Rhin , se dessinent deux autres groupes,relui de la Forêt Noire et celui de l’Oden-Wfl ld , qui sont dans un isolement tout àfait analogue et dont les noms se prennentdans une acception géographique semblablea celle que l’usage attribue au nom deVosges . C’est par là que les chaînes des deuxHves du Rhin ont des traits de ressem-blance si frappants qui ont conduit depuislongtemps M. Léopold deBuch à les réunirune et l’autre dans un des quatre Systèmes
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du’il a distingués en Allemagne , le Sys-tème du Rhin .
Le cachet d’unité que présentent lesVosges s’étend même au groupe entier des’hontagnes des deux rives du Rhin dont lesdislocations se coordonnent avec une sim-P'icilé qui permet de les embrasser dans,e ur ensemble, comme si elles formaientu u tout complet, caractérisé dans le reliefeit érieur par la disposition symétriqueQu’elles affectent.
Cette symétrie ne se manifeste jamais si^ ien que lorsqu’on peut apercevoir à la foisUn et l’autre groupe en totalité d’un pointdn peu éloigné vers le midi. Des collines dea Haute-Saône et particulièrement de la' oll 'ne de la Motte près deVesoul, on voit® Profil des Vosges, qui est très bas et trèsP at vers le Val-d’Ajol, se relever et se bos-S ?' er assez fortement plus à l’E., dans la ré-P ,0 u des Ballons. Les montagnes de la forêt0lr e présentent une disposition correspon-a nte dans un sens diamétralement op-j es Sé " ° n Peut en juger, en choisissant pourexaminer un point situé par rapport à* es > comme l’est la Motte de Vesoul para PPort aux Vosges .
Zu^* c ' me de l’Uetliberg , au midi de
r *ch, on distingue à l’horizon la ligneho °n° to ne de la forêt Noire. Elle paraîtles v^ 6 ’ ma ' S tr ® s peu festonnée j moins quev . ° s 8 es ne semblent l’être lorsqu’on les° U de la Franche-Comté . Cette ligne de la
forêt Noire s’élève vers l’O. avec une extrêmeuniformité, à partir des plaines du Wurtem-berg, auxquelles elle fait parfaitement con-tinuité, ce qui rappelle le raccordement desVosges avec les plateaux qui bordent le Vald’Ajol, tel qu’on l’observe de la Motte deVesoul. L’œil 11 e rencontre d’autre pointd’arrêt, depuis le milieu de la forêt Noirejusque bien loin dans les plaines du Wur-temberg, que le rebord des Randen qu’onaperçoit de l’Uetliberg , au N. 1° E.
Mais pour voir à la fois, avec un égal dé-veloppement, les Vosges et la forêt Noire, ilfaut monter, par un temps serein, sur unedes hautes cimes du Jura placées dans leprolongement méridional de la plaine duRhin . Me trouvant, le 28 juillet 1836, aulever du soleil, par un ciel sans nuages, surla cime du Rôthi-Fluhe, au-dessus de Soleure ,je détournai un instant mes regards du spec-tacle si attachant que m’offraient les Alpes et leurs magnifiques glaciers, pour considé-rer les lignes moins hardies de la partie sep-tentrionale de l’horizon. Les Vosges pré-sentaient alors les pentes abruptes de ieurflanc S.-E. par-dessus les crêtes successivesdu Jura et la plaine de Belfort , et je remar-quai en même temps la terminaison escar-pée qu’elles offrent en se prolongeant vers lenord, le long de la plaine du Rhin . Je sui-vais de l’œil leur bord oriental jusqu’à lamontagne de Sainte-Odile. Je distinguaisaussi très nettement le profil de la forêtNoire. L’horizon de la Souabe s’élevait dou-cement vers ce large massif, qui ne se dé-coupait un tant soit peu que vers le Belchen ,presque sur le bord de la plaine du Rhin .Le Feldberg se détachait à peine de la lignegénérale. La chute rapide du Blauen, vers lavallée du Rhin , était très sensible. Mes re-gards s’étendaient sur cette plaine unie, dumilieu de laquelle je voyais surgir le petitgroupe isolé du Kaiserstuhl , semblable à unetaupinière dans le fond d’un large fossé.
L’imagination se représentait aisémentcelte plaine remplacée par des masses aussiélevées queles Vosges et la forêt Noireentrelesquelles elle s’étend, formant de ces deuxgroupes une seule proéminence légèrementbombée, dont la voûte extrêmement sur-baissée s’inclinait d’un côté vers la Lorraine et de l’autre vers le Wurtemberg. Il sem-blait qu’il ne manquât que la clef de cette