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Tome douzième.
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Pyrmasens, et qui est encore plus prononcés »r le revers opposé, le long de la plaine duRhin, est ce qui particularise les Vosges comme région distincte, et ce qui leur im-prime, malgré la complication de leur com-position et de leur structure intérieure, uncaractère dunité. Mais cet isolément, lesVosges ne loffrent pas elles-seules ; car, enface de ces montagnes, sur la rive droitedu Rhin , se dessinent deux autres groupes,relui de la Forêt Noire et celui de lOden-Wfl ld , qui sont dans un isolement tout àfait analogue et dont les noms se prennentdans une acception géographique semblablea celle que lusage attribue au nom deVosges . Cest par que les chaînes des deuxHves du Rhin ont des traits de ressem-blance si frappants qui ont conduit depuislongtemps M. Léopold deBuch à les réunirune et lautre dans un des quatre Systèmes

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duil a distingués en Allemagne , le Sys-tème du Rhin .

Le cachet dunité que présentent lesVosges sétend même au groupe entier deshontagnes des deux rives du Rhin dont lesdislocations se coordonnent avec une sim-P'icilé qui permet de les embrasser dans,e ur ensemble, comme si elles formaientu u tout complet, caractérisé dans le reliefeit érieur par la disposition symétriqueQuelles affectent.

Cette symétrie ne se manifeste jamais si^ ien que lorsquon peut apercevoir à la foisUn et lautre groupe en totalité dun pointdn peu éloigné vers le midi. Des collines dea Haute-Saône et particulièrement de la' oll 'ne de la Motte près deVesoul, on voit® Profil des Vosges, qui est très bas et trèsP at vers le Val-dAjol, se relever et se bos-S ?' er assez fortement plus à lE., dans la-P ,0 u des Ballons. Les montagnes de la forêt0lr e présentent une disposition correspon-a nte dans un sens diamétralement op-j es " ° n Peut en juger, en choisissant pourexaminer un point situé par rapport à* es > comme lest la Motte de Vesoul para PPort aux Vosges .

Zu^* c ' me de lUetliberg , au midi de

r *ch, on distingue à lhorizon la ligneho °n° to ne de la forêt Noire. Elle paraîtles v^ 6 ma ' S tr ® s peu festonnée j moins quev . ° s 8 es ne semblent lêtre lorsquon les° U de la Franche-Comté . Cette ligne de la

forêt Noire sélève vers lO. avec une extrêmeuniformité, à partir des plaines du Wurtem-berg, auxquelles elle fait parfaitement con-tinuité, ce qui rappelle le raccordement desVosges avec les plateaux qui bordent le ValdAjol, tel quon lobserve de la Motte deVesoul. Lœil 11 e rencontre dautre pointdarrêt, depuis le milieu de la forêt Noirejusque bien loin dans les plaines du Wur-temberg, que le rebord des Randen quonaperçoit de lUetliberg , au N. 1° E.

Mais pour voir à la fois, avec un égal dé-veloppement, les Vosges et la forêt Noire, ilfaut monter, par un temps serein, sur unedes hautes cimes du Jura placées dans leprolongement méridional de la plaine duRhin . Me trouvant, le 28 juillet 1836, aulever du soleil, par un ciel sans nuages, surla cime du Rôthi-Fluhe, au-dessus de Soleure ,je détournai un instant mes regards du spec-tacle si attachant que moffraient les Alpes et leurs magnifiques glaciers, pour considé-rer les lignes moins hardies de la partie sep-tentrionale de lhorizon. Les Vosges pré-sentaient alors les pentes abruptes de ieurflanc S.-E. par-dessus les crêtes successivesdu Jura et la plaine de Belfort , et je remar-quai en même temps la terminaison escar-pée quelles offrent en se prolongeant vers lenord, le long de la plaine du Rhin . Je sui-vais de lœil leur bord oriental jusquà lamontagne de Sainte-Odile. Je distinguaisaussi très nettement le profil de la forêtNoire. Lhorizon de la Souabe sélevait dou-cement vers ce large massif, qui ne se dé-coupait un tant soit peu que vers le Belchen ,presque sur le bord de la plaine du Rhin .Le Feldberg se détachait à peine de la lignegénérale. La chute rapide du Blauen, vers lavallée du Rhin , était très sensible. Mes re-gards sétendaient sur cette plaine unie, dumilieu de laquelle je voyais surgir le petitgroupe isolé du Kaiserstuhl , semblable à unetaupinière dans le fond dun large fossé.

Limagination se représentait aisémentcelte plaine remplacée par des masses aussiélevées queles Vosges et la forêt Noireentrelesquelles elle sétend, formant de ces deuxgroupes une seule proéminence légèrementbombée, dont la voûte extrêmement sur-baissée sinclinait dun côté vers la Lorraine et de lautre vers le Wurtemberg. Il sem-blait quil ne manquât que la clef de cette