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Tome douzième.
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telle du Système du Rhin . Peut-être faut-ilranger dans cette catégorie une partie desfailles que jai signalées dans le paragraphePrécédent, près de Dudley et Coal-brook-Dale. La direction de la grande faille deYVolverbampton à Cannock et à Wolsley-Uark fait un angle de 9 avec la directiondu Système duRhin, mais il ne sen fautquede 6° 42' quelle ne se dirige particulière-ment à la direction du Système du Thürin-gervaald. Les filons cuprifères dirigés auN.-N.-E. qui, daprès la carte de M. Mur-cbison , traversent le nouveau grès rougeau sud et au nord du bassin de lias de Prees,sont à peu près dans le même cas. On pour-fait les rapporter à des fissures transver-sales du Système du Thüringerwald.

XU. Système du mont Pila , de la Côte-dOr

ET DE LERZGEBIRGE .

Une foule dindices se réunissent pourattester que dans lintervalle des deux pé-riodes auxquelles correspondent le dépôtjurassique et la série des formations créta-ges ( wealden formation , green sand andcf talk), il y a eu une variation brusque etimportante dans la manière dont les sédi-ments se disposaient sur la surface de lEu-r °Pe. Cette variation a été considérable;c ar si lon essaie de rétablir sur une carte* es contours de la nappe deau dans laquellesest déposée la partie inférieure du terraincr étacé, on les trouve extrêmement diffé-te uts de ceux de la nappe deau dans la-quelle sest formé le terrain jurassique (1).kHe a été brusque; car, en beaucoup dePoints, il y a passage de lun des Systèmeseouches à lautre, ce qui annonce quejensces points la nature du dépôt et cellees habitants de la surface ont varié, sans*fue le dépôt des sédiments ait été suspendu.

Cette variation subite paraît avoir coin'' avec la formation dun ensemble de-haînons de montagnes, parmi lesquelles onPeut citer la Côte-dOr (en Bourgogne ), le^hontPiia (en Forez ), les Cévennes et les

tou'^ J i essayé U v a quelques années, de Ggurer les cnn-

)* âe ces mers géologiques; M. Boudant a bien voolu^ sêrer dans | e vo j 1ime ^ cours élémentaire

^stone naturelle à Lusage, des collèges et des maisons

lue 1 * 0 ' 81100 P ' Ct ?9 ^ <Î0 la 5ecom]c 6dition > li,s ca,-t ' sJ ai essayé den dresser, et que j'ui souvent inonlrét saa "> mts cours.

plateaux de I-arzac (dans le midi de laFrance), et même lErzgebirge (en Saxe ).

LErzgebirge, la Côte-dOr , le Pila, lesCévennes, font partie dune série presquecontinue daccidents du sol, qui se dirigentà peu près du N. - E. au S. -O., ou de lE.40 N. à lO. 40° S., depuis les bords delElbe jusquà ceux du canal du Languedocet de la Dordogne , et dont la communautéde direction et la liaison , de proche enproche, conduisent à penser que lorigine aété contemporaine, que la formation sestopérée dans une seule et même convulsion.

Les observations de deux ingénieurs desmines distingués , M. de Senarmont etM. Meugy , ont constaté avec évidenceque le bord méridional du terrain bouillerde Rive-de Gier a été soulevé, redressé, onpourrait même dire étiré par le soulèvementdu massif du Pila, et la belle carte géolo-gique du bassin bouiller de la Loire , pu-bliée par M. lingénieur en chef Grutier,montre que ce bassin, tronqué par le sou-lèvement du Pila, présente le long de sabase une terminaison presque rectilignequi se dirige dans son ensemble, de Cre-millieux à Tartaras, de lO. 36° S. à lE.36° N; cest à très peu de chose près ladirection de la crête même du Pila. Cettecrête se relève dans son prolongement N.-E.près de la Verpillière ( département delIsère ), une protubérance granitiquedisloque le calcaire du Jura ; et lon voit par que le soulèvement du Pila est posté-rieur, non seulement au dépôt du terrainhouiller, mais encore à celui du terrainjurassique.

Dans les départements de la Dordogne et dela Charente, en Nivernais, en Bourgogne , enLorraine, en Alsace , et dans plusieurs autresparties de la France , les dérangements destratification dirigés dans le sens des chaî-nons de montagnes dont nous parlons em-brassent les couches jurassiques, tandisquils naffectent pas les couches inférieuresdu terrain crétacé à la rencontre desquellesils se terminent près des rives de la Dor-dogne, de même quen Saxe , les cou-ches de grès vert ( quadersandslein ), quiforment les escarpements pittoresques dece qu'on appelle la Suisse saxonne , séten-dent horizontalement sur la base de lErzge-birge .