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Les couches schisteuses anciennes qui for-ment le corps de l’Erzgebirge doivent, sansaucun doute , leur redressement à des ac-cidents stratigraphiques très anciens (Sys-tème du Finistère ?, Système du Weslmore-land et du Hundsrück). Les couches tertiai-res à lignites qui supportent les basaltes duScheibenberg, du Pôhlberg, du Btirenstein,attestent, d’un autre côté, qu’un soulève-ment très moderne a complété le relief ac-tuel de l’Erzgebirge . Mais lorsqu’on ob-serve l'exactitude avec laquelle le terraincrétacé inférieur ( quadersandstein, plaener-Icalk ) s’est modelé sur les contours de lamasse générale de la chaîne, depuis Nieders-chæna en Saxe , jusqu’à Tœplitz et à Podhor-sam, en Bohême, ce que n’avaient fait ni letrias ni le terrain jurassique , on ne peutméconnaître la date de la saillie généraleque présente l’Erzgebirge au-dessus des ter-rains plus bas qui l’entourent, et qui sontformés comme lui-même de roches schis-teuses anciennes fortement redressées.
Au nord de l’Erzgebirge , les plaines detrias de la Saxe présentent plusieurs rideslégères parallèles à la direction de la Côte-d’Or . Il en est de même des plaines tria-siques et jurassiques de la Franconie , del’Alsace, de la Lorraine et de la Bourgogne .La Côte-d’Or , située au milieu de l’espacecompris entre l’Elbe et la Dordogne , faitpartie d’une série d’ondulations des couchestriasiques et jurassiques qui, après avoirdonné naissance aux accidents les mieux des-sinés du sol du département de la Haute-Saône , se reproduit encore, plus au midi, dansles hautes vallées longitudinales des monta-gnes du Jura, par-dessous lesquelles toutesles couches du terrain jurassique viennentpasser pour se relever dans leurs intervalles,et former les croupes arrondies qui les sépa-rent. Dans le fond de plusieurs de ces val-lées , on trouve des couches évidemmentcontemporaines du grès vert d’après les fos-siles qu’elles contiennent ( terrain néoco-mien etgrès vert proprement dit); et commeces couches ne s’élèvent pas sur les crêtesintermédiaires qui semblent avoir forméautant d’iles et de presqu’îles, elles sontévidemment d’une date plus récente que lereploiement des couches jurassiques qui adonné naissance à ces crêtes, aux valléeslongitudinales et à tout le Système dont
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elles font partie , et qui comprend la Côte-d’Or .
II suit naturellement de là que, indépen-damment des accidents plus anciens qui ontdéterminé l'inclinaison de diverses couches,et notamment des couches schisteuses an-ciennes qui composent en partie le sol desprovinces de l’Allemagne et de la France comprises entre les plaines de la Prusse etcelles de la Gascogne , ce sol a éprouvé unnouveau mouvementée dislocation, entre lapériode du dépôt du terrain jurassique etcelle du dépôt des terrains crétacés, mouve-ment qui a, pour ainsi dire, marqué le mo-ment du passage de l’une des périodes àl’autre. La direction suivant laquelle cettedislocation s’est opérée est indiquée par ladirection générale des crêtes dont le terrainjurassique fait partie, et dont le terrain cré-tacé entoure la base. Cette direction , ainsique je l’ai dit plus haut, court, en général,à peu près du N.-E. au S.-O. Cependant ily a quelquefois des déviations suivant ladirection de fractures plus anciennes. Ainsi,dans Io Haute-Saône, dans le midi de laCôte-d’Or et dans le département de Saône-et-Loire , on voit un grand nombre de frac-tures de l’époque qui nous occupe suivre ladirection propre au Système du Rhin .
Des faits analogues s’observent au pied desVosges . J’ai signalé depuis longtemps le fai*que les dépôts du grès bigarré et du muscbel-kalk, qui sont également développés sur toutle pourtour des Vosges , n’atteignent pas unniveau aussi élevé à l’est de la falaise q ulborde les Vosges du côté de l’Alsace que surla pente opposée de la chaîne, et que, dansles points de la plaine de l’Alsace où on lesvoit au pied de l’escarpement du grès desVosges, leurs couches sontsouvent inclinées,quelquefois même contournées d’une ma-nière qui ne leur est pas ordinaire. Cetteremarque m’a naturellement conduit à medemander si un état de choses si particulierne pourrait pas être attribué à une grandefracture, à une faille, qui, à une époque-postérieure au dépôt du muscbelkalk, epeut-être beaucoup plus récente , se seramanifestée suivant la ligne qui forme actulement le bord oriental de la région montueuse. Cette faille, sans occasionner unedislocation générale, aurait simplement ai^naître la différence de niveau acluellemen