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Tome douzième.
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Les couches schisteuses anciennes qui for-ment le corps de lErzgebirge doivent, sansaucun doute , leur redressement à des ac-cidents stratigraphiques très anciens (Sys-tème du Finistère ?, Système du Weslmore-land et du Hundsrück). Les couches tertiai-res à lignites qui supportent les basaltes duScheibenberg, du Pôhlberg, du Btirenstein,attestent, dun autre côté, quun soulève-ment très moderne a complété le relief ac-tuel de lErzgebirge . Mais lorsquon ob-serve l'exactitude avec laquelle le terraincrétacé inférieur ( quadersandstein, plaener-Icalk ) sest modelé sur les contours de lamasse générale de la chaîne, depuis Nieders-chæna en Saxe , jusquà Tœplitz et à Podhor-sam, en Bohême, ce que navaient fait ni letrias ni le terrain jurassique , on ne peutméconnaître la date de la saillie généraleque présente lErzgebirge au-dessus des ter-rains plus bas qui lentourent, et qui sontformés comme lui-même de roches schis-teuses anciennes fortement redressées.

Au nord de lErzgebirge , les plaines detrias de la Saxe présentent plusieurs rideslégères parallèles à la direction de la Côte-dOr . Il en est de même des plaines tria-siques et jurassiques de la Franconie , delAlsace, de la Lorraine et de la Bourgogne .La Côte-dOr , située au milieu de lespacecompris entre lElbe et la Dordogne , faitpartie dune série dondulations des couchestriasiques et jurassiques qui, après avoirdonné naissance aux accidents les mieux des-sinés du sol du département de la Haute-Saône , se reproduit encore, plus au midi, dansles hautes vallées longitudinales des monta-gnes du Jura, par-dessous lesquelles toutesles couches du terrain jurassique viennentpasser pour se relever dans leurs intervalles,et former les croupes arrondies qui les sépa-rent. Dans le fond de plusieurs de ces val-lées , on trouve des couches évidemmentcontemporaines du grès vert daprès les fos-siles quelles contiennent ( terrain néoco-mien etgrès vert proprement dit); et commeces couches ne sélèvent pas sur les crêtesintermédiaires qui semblent avoir forméautant diles et de presquîles, elles sontévidemment dune date plus récente que lereploiement des couches jurassiques qui adonné naissance à ces crêtes, aux valléeslongitudinales et à tout le Système dont

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elles font partie , et qui comprend la Côte-dOr .

II suit naturellement de que, indépen-damment des accidents plus anciens qui ontdéterminé l'inclinaison de diverses couches,et notamment des couches schisteuses an-ciennes qui composent en partie le sol desprovinces de lAllemagne et de la France comprises entre les plaines de la Prusse etcelles de la Gascogne , ce sol a éprouvé unnouveau mouvementée dislocation, entre lapériode du dépôt du terrain jurassique etcelle du dépôt des terrains crétacés, mouve-ment qui a, pour ainsi dire, marqué le mo-ment du passage de lune des périodes àlautre. La direction suivant laquelle cettedislocation sest opérée est indiquée par ladirection générale des crêtes dont le terrainjurassique fait partie, et dont le terrain cré-tacé entoure la base. Cette direction , ainsique je lai dit plus haut, court, en général,à peu près du N.-E. au S.-O. Cependant ily a quelquefois des déviations suivant ladirection de fractures plus anciennes. Ainsi,dans Io Haute-Saône, dans le midi de laCôte-dOr et dans le département de Saône-et-Loire , on voit un grand nombre de frac-tures de lépoque qui nous occupe suivre ladirection propre au Système du Rhin .

Des faits analogues sobservent au pied desVosges . Jai signalé depuis longtemps le fai*que les dépôts du grès bigarré et du muscbel-kalk, qui sont également développés sur toutle pourtour des Vosges , natteignent pas unniveau aussi élevé à lest de la falaise q ulborde les Vosges du côté de lAlsace que surla pente opposée de la chaîne, et que, dansles points de la plaine de lAlsace on lesvoit au pied de lescarpement du grès desVosges, leurs couches sontsouvent inclinées,quelquefois même contournées dune ma-nière qui ne leur est pas ordinaire. Cetteremarque ma naturellement conduit à medemander si un état de choses si particulierne pourrait pas être attribué à une grandefracture, à une faille, qui, à une époque-postérieure au dépôt du muscbelkalk, epeut-être beaucoup plus récente , se seramanifestée suivant la ligne qui forme actulement le bord oriental de la région montueuse. Cette faille, sans occasionner unedislocation générale, aurait simplement ai^naître la différence de niveau acluellemen