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Les Tisserins doivent le nom qu’ils por-tent à l’art avec lequel ils tissent leur nid,et cet art, qu’ils partagent avec la plupartdes Fringilles et des Loties, indique suf-fisamment les rapports qui existent entretous ces Oiseaux. Mais ce qu’il y a de remar-quable, c’est que presque chaque espècedonne à son nid une forme particulière :celle-ci le roule en spirale et le suspend àl'extrémité d’un rameau; celle-là lui donnela configuration d’un alambic; une autrelui fait prendre une forme pyramidale, etc.Les matériaux employés sont des joncs, dela paille, des feuilles, de la laine, des brinsd’herbe, en un mot, tout ce qui peut servirà composer un tissu. Quelques uns, tels queles Nelicourvi, font leurs nids en société, etil n’est pas rare d’en voir quelquefois cinqou six cents sur le même arbre. C’est encorele Nelicourvi qui attache au nid qui lui adéjà servi une année celui où il fera sa nou-velle ponte, et qui en suspend ainsi jusqu’àquatre ou cinq à la suite les uns des autres.
Les Tisserins vivent à la manière de tousles Fringilles , c’est-à-dire qu’ils seréunis-sentvolontiers partroupes. Us se nourrissentde céréales, de bourgeons, et occasionnentde grands dégâts dans les rizières. Ils sontd’ordinaire très criards, et fort peu d’entreeux font entendre un chant. Toutes les es-pèces connues appartiennent à l’Afrique etaux Indes orientales.
Parmi ces espèces nous citerons seule-ment les suivantes : Le Tisserin toucnam-courvi , Pl. Philippinus Vieillot ( Buffon ,pl. enl., 135, fig. 2, sous le nom de Gros-Rec des Philippines ) ; le Tiss. A tète rodge ,Pl. erytrocephalus 6. Cuv., Fring. erytro-cephala Gmel. (Bulï.,pL enl., 565, fig. 1et2), de Plie de France ; leTiss. nelicourvi,Pl. pensilis Vieillot, de l’Inde . (Z. G.)
TISSUS, zool. —Malgré la grande diver-sité de structure que présentent les diversesparties du corps des animaux, les maté-riaux que la nature met en oeuvre pour ob-tenir cette variété sont moins nombreuxqu’on n’est ten té de le supposer d’abord. Lesorganes sont composés d’un petit nombre detrames ou tissus, dont les combinaisons di-verses constituent les caractères spéciaux detelle ou telle partie. Les principaux tissusorganiques ont été décrits dans ce Diction-naire à l’art. Animal; leurs combinaisons
I ont été passées en revue dans Part. Anato-mie, dans les articles relatifs aux grandesclasses du règne animal, et dans ceux qu 1sont destinés à chaque organe ; leur forma-tion primitive et leur développement ontété indiqués à Part. OEuf. Voy. cet articleet les art. mammifères, structure. (E. Ba.)
*TISSUS. bot. —On désigne sous ce nomles parties solides élémentaires qui forment,par leur agencement, la substance des plan-tes. On distingue un tissu élémentaire pri-mitif, base première de toute l’organisationvégétale : c’est le tissu cellulaire ou utricu-laire; un tissu secondaire ou dérivé, formépar une simple modification du premier :c’est le tissu vasculaire ou les vaisseaux desplantes. L’histoire de l’un etde l’autre de cestissus, dont le premier existe souvent seul,dont le second ne se montre qu’au-delà despremiers degrés de l’échelle végétale, a été ex-posée avec détails dans Part. Anatomie végé-tale par M. A.Richard. V. ce mot. (P.D-)
*TIT. poiss . — Nom d’un Cyprin desmarais des environs de Calcutta et de l’As-sam ( Cyprinus Tilius). (E. Ba.)
*TITAENA (tiWvu;, je tends), ins. —'Genre de Coléoptères hétéromères, tribudes Hélopiens, fondé par Erichson ( Archiv ■fürhœlurg., 1842, p. 178, t. IX), et com-posé de 3 espèces ; 2 sont de la Nouvelle-Hollande, et 1 de la Nouvelle-Zélande . U®type est le T. Columbica Er. (C.)
TITANE ( nom mylhol. ). min. — MéW 1découvert, en 1781, parW. Gregor dansl®sable ferrugineux d’un ruisseau de la valtë®de Ménachan, en Cornouailles . Kirvvan I enomma Ménachine; mais Klaproth , ayantretrouvé le même métal dans leSchorl roug ede Hongrie, lui donna le nom de Titane ,qui lui est resté. On ne l’a point encore ob-servé à l’état métallique dans la nature,mais Wollaston l’a trouvé dans des scoriesde forge du pays de Galles, en petits cristaux cubiques, ayant l’éclat et la couleurdu cuivre bruni; sa densité est de s > 3 j 0 ^métal, dans les anciennes méthode ' ,n ^ralogiques, est la base d’un e‘ >nfe > c ? mP , rede plusieurs espèces. dans lesquelles il enà l’état d’oxyde ou d’acide titanique, « ^trouve libre, ou combiné avec l’oxydeFer , le Zircone, PYttria, la Cbaux, le Ma"'ganese et la Silice; ces espèces sont -Rutile ou Titane oxydé rouge , le Tit»