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Tome douzième.
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Les Tisserins doivent le nom quils por-tent à lart avec lequel ils tissent leur nid,et cet art, quils partagent avec la plupartdes Fringilles et des Loties, indique suf-fisamment les rapports qui existent entretous ces Oiseaux. Mais ce quil y a de remar-quable, cest que presque chaque espècedonne à son nid une forme particulière :celle-ci le roule en spirale et le suspend àl'extrémité dun rameau; celle- lui donnela configuration dun alambic; une autrelui fait prendre une forme pyramidale, etc.Les matériaux employés sont des joncs, dela paille, des feuilles, de la laine, des brinsdherbe, en un mot, tout ce qui peut servirà composer un tissu. Quelques uns, tels queles Nelicourvi, font leurs nids en société, etil nest pas rare den voir quelquefois cinqou six cents sur le même arbre. Cest encorele Nelicourvi qui attache au nid qui lui adéjà servi une année celui il fera sa nou-velle ponte, et qui en suspend ainsi jusquàquatre ou cinq à la suite les uns des autres.

Les Tisserins vivent à la manière de tousles Fringilles , cest-à-dire quils seréunis-sentvolontiers partroupes. Us se nourrissentde céréales, de bourgeons, et occasionnentde grands dégâts dans les rizières. Ils sontdordinaire très criards, et fort peu dentreeux font entendre un chant. Toutes les es-pèces connues appartiennent à lAfrique etaux Indes orientales.

Parmi ces espèces nous citerons seule-ment les suivantes : Le Tisserin toucnam-courvi , Pl. Philippinus Vieillot ( Buffon ,pl. enl., 135, fig. 2, sous le nom de Gros-Rec des Philippines ) ; le Tiss. A tète rodge ,Pl. erytrocephalus 6. Cuv., Fring. erytro-cephala Gmel. (Bulï.,pL enl., 565, fig. 1et2), de Plie de France ; leTiss. nelicourvi,Pl. pensilis Vieillot, de lInde . (Z. G.)

TISSUS, zool.Malgré la grande diver-sité de structure que présentent les diversesparties du corps des animaux, les maté-riaux que la nature met en oeuvre pour ob-tenir cette variété sont moins nombreuxquon nest ten de le supposer dabord. Lesorganes sont composés dun petit nombre detrames ou tissus, dont les combinaisons di-verses constituent les caractères spéciaux detelle ou telle partie. Les principaux tissusorganiques ont été décrits dans ce Diction-naire à lart. Animal; leurs combinaisons

I ont été passées en revue dans Part. Anato-mie, dans les articles relatifs aux grandesclasses du règne animal, et dans ceux qu 1sont destinés à chaque organe ; leur forma-tion primitive et leur développement ontété indiqués à Part. OEuf. Voy. cet articleet les art. mammifères, structure. (E. Ba.)

*TISSUS. bot.On désigne sous ce nomles parties solides élémentaires qui forment,par leur agencement, la substance des plan-tes. On distingue un tissu élémentaire pri-mitif, base première de toute lorganisationvégétale : cest le tissu cellulaire ou utricu-laire; un tissu secondaire ou dérivé, formépar une simple modification du premier :cest le tissu vasculaire ou les vaisseaux desplantes. Lhistoire de lun etde lautre de cestissus, dont le premier existe souvent seul,dont le second ne se montre quau-delà despremiers degrés de léchelle végétale, a été ex-posée avec détails dans Part. Anatomie végé-tale par M. A.Richard. V. ce mot. (P.D-)

*TIT. poiss . Nom dun Cyprin desmarais des environs de Calcutta et de lAs-sam ( Cyprinus Tilius). (E. Ba.)

*TITAENA (tiWvu;, je tends), ins.'Genre de Coléoptères hétéromères, tribudes Hélopiens, fondé par Erichson ( Archiv fürhœlurg., 1842, p. 178, t. IX), et com-posé de 3 espèces ; 2 sont de la Nouvelle-Hollande, et 1 de la Nouvelle-Zélande . U®type est le T. Columbica Er. (C.)

TITANE ( nom mylhol. ). min. MéW 1découvert, en 1781, parW. Gregor dansl®sable ferrugineux dun ruisseau de la valtë®de Ménachan, en Cornouailles . Kirvvan I enomma Ménachine; mais Klaproth , ayantretrouvé le même métal dans leSchorl roug ede Hongrie, lui donna le nom de Titane ,qui lui est resté. On ne la point encore ob-servé à létat métallique dans la nature,mais Wollaston la trouvé dans des scoriesde forge du pays de Galles, en petits cristaux cubiques, ayant léclat et la couleurdu cuivre bruni; sa densité est de s > 3 j 0 ^métal, dans les anciennes méthode ' ,n ^ralogiques, est la base dun e >nfe > c ? mP , rede plusieurs espèces. dans lesquelles il enà létat doxyde ou dacide titanique, « ^trouve libre, ou combiné avec loxydeFer , le Zircone, PYttria, la Cbaux, le Ma"'ganese et la Silice; ces espèces sont -Rutile ou Titane oxydé rouge , le Tit»