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anatase , la Brookite, l’Isérine , la Craïto-nite, rilinénite, la Pérowskite , l’Æschy-nite, la Polymignite, le Sphène et la Gree-novite. La plupart de ces espèces ayant déjàété décrites dans ce Dictionnaire, nous neparlerons ici que des Titanes oxydés purs ,savoir du Rutile, de l’Anatase et de laBrookite. Indiquons d’abord les caractèrescommuns aux différents minerais qui con-tiennent de l’oxyde de Titane . Fondus avecle Sel phosphorique, ils donnent un verrebleu-violet au feu de réduction, surtout sil’on ajoute un peu d’étain. Avec la Soude ,ils forment un sel insoluble dans l’eau, maisattaquable par l’acide chlorhydrique, etdont la solution précipite en rouge brunpar le ferro-cyanure de Potassium, si leminerai ne renferme que de l’oxyde de Ti-tane , et en vert d’herbe, s’il contient del’oxyde de Fer. Dans l’un et l’autre cas, unelame de Zinc , plongée dans la solution, luicommunique toujours une teinte violette.
1. Roule ou Titane oxydé rouge; Schorlrouge de Hongrie , de Born ;Titanite, K irwan.Substance d’un rouge brunâtre, translucideou opaque , ayant un éclat métallique ouadamantin, une dureté assez considérable(6,S), une structure laminaire, et s’offrantfréquemment sous la forme de cristaux pris-matiques, striés longitudinalement, quidérivent d’un quadroctaèdre de 64» 56'; ilT a des clivages parallèles à l’axe et d’uneassez grande netteté. Le Rutile est fragile,assez dense (4,25), d’une dureté presqueégale à celle du Quartz . Il est composé de :Titane, 60,29; et Oxygène , 30,73. C’est del'acide titanique à deux atomes d’Oxygène .Il est fréquemment mêlé d’oxyde de Fer etd’oxyde de Manganèse. Il devient quelque-fois, par suite de ces mélanges , d’un noirassez foncé, et prend alors le nom de Ni-êrine (Ohlapian , en Transylvanie ; et Ber-n au, dans le Pflaz).
Les variétés de formes du Rutile sont peunombreuses; mais elles sont remarquablesPar leur tendance générale à s’accoler deuxa deux par une face terminale oblique à'axe, de manière à former une sorte deücnou ; de là le nom de Géniculés donnéPar Hatiy à ces cristaux accolés, dont lesaxes font toujours entre eux un angle obtusd environ 114". Souvent la jonction se ré-Pote plusieurs fois entre un certain nombre
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de prismes, de sorte qu’il résulte de leurassemblage des espèces de polygones ou derosaces analogues à celles que l’on observedans la Pyrite prismatique.
Les variétés de structures et de formesaccidentelles sont les suivantes : le Lamel-laire; le Cylindroïde, en longs prismesengagés dans du Quartz; VAciculaire, enfilets capillaires ou en aiguilles, engagés demême dans le Quartz hyalin (à Madagascar ,au Brésil et à Ceylan); le Réticulé (Sagénitcde Saussure, Crispite de Lamétherie), com-posé d’aiguilles qui se croisent sous desangles constants, de manière à imiter unréseau ou un filet par leur assortiment ( auSaint-Gothard , sur le Quartz et sur le Feroligiste). Les variétés de mélange sont leRutile ferrifère, et le chromifère.
Le Rutile appartient aux terrains de cris-tallisation; il est presque toujours dissé-miné sous la forme de cristaux dans lesGranités , les Pegmatites, les Gneiss, lesProtogines, et les Calcaires saccharoïdes,associé au Quartz, à la Chlorite, au Feld-spath, à la Sidérose, etc. On le trouvedans le Granité en France , àSt-Yrieix, prèsde Limoges ; dans le Gneiss, à Arendal enNorvège , avec le Sphène; dans la Pegma-tile, à Ceylan ; dans laProtogine, auSimplonet dans la vallée de Chamouny; dans leCalcaire, en Écosse . Il se rencontre rare-ment dans les terrains volcaniques : on lecite dans le Basalte de Sattelbergen Bohême.
2. Anatase. Octaédrite, Saussure ; Schorlbleu-indigo, Romé de l’Isle; Oisanite, La-rnétherie. Découvert par Schreiber dans lesmontagnes de l’Oisans , en Dauphiné, ceminéral ne s’est encore montré qu’en trèspetits cristaux quadroctaèdres ou en petitestables à bases carrées; ils sont rarementincolores, le plus souvent ils ont une teinted’un bleu indigo, ou d’un gris d’acier jointà un éclat semi-métallique , quelquefois àun éclat adamantin très vif. Ces petitscristaux dérivent d’un quadroctaèdre de126° 22’. Il sont clivables parallèlement auxfaces de cet octaèdre, et, de plus, dans lesens de la base commune des pyramidesdont il est l’assemblage. Ils sont transpa-rents, ou au moins translucides, et parais-sent généralement bleus, lorsqu’on les placeentre l’œil et une vive lumière. Les facesde l’octaèdre sont souvent striées parallèle-